> Germaine Beaumont (Traducteur)

ISBN : 2070363643
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 111 notes) Ajouter à mes livres
Holly Golightly adore traîner chez Tiffany, parce que tout y est beau. Holly au pas léger, gracile comme un songe, comme une Audrey Hepburn moulée dans une robe noire devenue légendaire, traverse l'existence telle un chat qui, n'ayant pas de nom, s'e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par yoshi73, le 13 mai 2012

    yoshi73
    Holly Golightly et le narrateur vivent dans le même immeuble. La première est une actrice montante quand le deuxième est un écrivain qui a du mal à percer. Ils font connaissance un soir, Holly frappant à la fenêtre du narrateur alors qu'elle a ramené chez elle un homme avec qui elle ne veut pas passer la soirée. Elle est très vite familière avec cet homme qu'elle ne connaît pas. le narrateur va être subjugué par cette femme, tout d'abord par sa beauté, puis, ensuite, par son caractère.
    Holly vit tout avec intensité, se montrant souvent extrême dans ses réactions. Elle évolue dans un monde dont elle est le centre de gravité. Cette tête brûlée vit dans l'instant présent, sans jamais se soucier des conséquences de ses actes et sans épargner les gens qui l'entourent. Son mode de vie ne convient pas à tout le monde et son appartement est le lieu de fêtes bruyantes et alcoolisées.
    Le narrateur devient l'observateur de la vie de Holly, tout en restant toujours un peu en retrait. Au début de leur rencontre, tout paraît lumière et paillettes, mais, très vite, Holly se perd dans une sorte de folie ou de course effrénée vers un but que personne d'autre qu'elle ne semble connaître. Jusqu'au jour où, rattrapée par le scandale, elle finit par disparaître. le narrateur ne peut que s'interroger sur cette disparition et sur ce qu'Holly a pu devenir.
    J'ai été étonnée par ce roman qui est très court et qui s'apparente plus à une longue nouvelle (d'ailleurs, « Petit Déjeuner chez Tiffany » est suivi de 3 nouvelles). Je me suis lancée dans cette histoire sans savoir de quoi il en retournait. L'histoire de cette jeune femme me fait penser à ces starlettes qui se brûlent les ailes, et me paraît encore d'actualité de nos jours. le personnage de Holly est tout à la fois attachant et agaçant. le lecteur rit de ses excentricités et se lasse de ses caprices. Il se demande, tout comme le narrateur, ce qu'elle a bien pu devenir et ne peut mettre de côté qu'il pourrait s'agir d'une fin tragique dont il ne reste aucune trace.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 16 avril 2011

    cicou45
    Holly Golightly, notre héroïne est une sorte de demi-mondaine, femme-enfant et aimant être sans cesse entourée des personnes les plus respectables de la ville, des hommes pour la plupart. Holly aime faire la fête mais ce qu'elle apprécie avant tout, c'est d'avoir sa «cour» autour d'elle, être adulée et sans cesse convoitée. Dans cet ouvrage, on fait la découverte du personnage de Holly à travers les souvenirs de son jeune voisin, le narrateur, et du barman Joe Bell. Tous deux ont bien connu Holly et se remémorent ici la vie de celle-ci et l'influence qu'elle a pu avoir sur eux. Cette dernière a en effet subitement disparue sans laisser de traces, sans que les deux hommes aient pu trouver une explication plausible. Holly était une femme pleine de rêves, qui se voyait mariée à un homme riche et brillant et qui passait une grande partie de ses journées à flâner devant la célèbre bijouterie Tiffany. Pourquoi Holly a-t-elle subitement disparue ? La vérité est peut-être plus noire que ce que l'on voudrait bien croire.
    Roman absolument passionnant où on retrouve un Truman Capote toujours aussi brillantissime. L'intrigue, bien qu'elle puisse paraître longue à démarrer est très bien menée et le lecteur ne s'en trouve que plus pris au dépourvu à la fin. À découvrir !
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par micky05, le 24 mars 2012

    micky05
    Il n'est pas possible de parler de ce livre sans évoquer l'adaptation cinématographique de Blake Edwards. Si l'histoire est en grande partie reproduite, mis à part la fin, plus glamour dans l'adaptation cinématographique, les ressemblances sont évidentes.
    Il est également intéressant de comparer la version originale et sa traduction française. J'avais eu droit à une version bilingue. Page de gauche en américain et de droite en français. Premier constat, mon anglais est tellement pitoyable que je me suis rabattu sur les pages de droite.
    Deuxième constat : il y a environ 10 % de plus à lire. Y perd-on ? Je le pense, le texte semble traîner en longueur.
    Troisième constat : l'histoire manque de relief et le personnage de Holly Golightly difficile à cerner. Est-ce la conséquence du constat précédent ? Je ne le crois pas, ce qui ne s'y trouve pas ne me semble pas relever de la seule traduction. S'il s'agit d'une nouvelle, elle manque d'une chute digne de ce genre. La narration est uniforme et on ne trouve aucun des ressorts qui tiennent en haleine le lecteur. Pas de variation dans l'écriture ni de tension-détente pour tirer le texte.
    Quatrième constat : les personnages manquent de relief. Là on pense bien sûr à la magnifique Audrey Hepburn et au désopilant Mickey Rooney. Par moment on se dit que Capote aurait pu imaginer Holly Golightly en Marilyn. Heureusement Blake Edwards nous a évité ce supplice et le film y a gagné, rendant la jeune femme sensible et irradiante de sensualité, là où nous aurions plutôt trouvé la vulgarité. Marilyn est certainement à sa place dans d'autres films, mais c'est rétrospectivement que l'on ne peut plus l'imaginer ici. C'eut été un autre film.
    Je regrette de ne pas avoir pris l'ensemble des trois nouvelles qui constituent ce recueil. Il semblerait que les deux autres soient d'un meilleur cru.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 31 août 2007

    chartel
    "Petit déjeuner chez Tiffany" est un court roman remarquable par la peinture de cette jeune femme, Holly Golightly, évoquant, apparemment (voir le Magazine Littéraire n°460 - janvier 2007), la célèbre Marilyn Monroe, sorte de feu follet, être insaisissable. On peut également toucher du doigt la vie qu'a mené Capote à New-York lors de ses débuts en tant qu'écrivain.
    Mais une autre nouvelle (très autobiographique) m'a fortement marqué, c'est la dernière du recueil: "Un souvenir de Noël", où Capote évoque son enfance et sa relation particulièrement émouvante avec sa tante, qui l'a élevé comme son propre fils. L'amour que porte Capote pour cette mère de substitution transparaît tout le long du récit, c'est tout simplement émouvant!
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    • Livres 3.00/5
    Par Chinchilla, le 12 avril 2011

    Chinchilla
    Je connaissais le film, qui fait d'ailleurs partie de ma DVDthèque, il fallait bien que je m'attaque au livre.
    Le narrateur, jeune écrivain fauché, fait connaissance de sa voisine, Holly Golightly, demi-mondaine, femme enfant, personnage frivole et fantasque mais qui doit bien cacher quelque chose derrière cette apparente bonne humeur à toute épreuve.
    Sa personnalité anticonformiste et sa beauté attirent la sympathie des hommes, à commencer par notre narrateur. La première chose qui m'a sauté aux yeux, c'est la différence entre la Holly/Audrey du film et celle du livre. Cachée derrière son maquillage et ses lunettes noires, myope comme une taupe, un peu à l'ouest, la Holly du livre n'a pas grand chose à voir avec l'élégante Audrey dans sa petite robe noir. Holly est tout bonnement une fille du Sud profond qui a voulu échappé à sa vie, pas franchement l'archétype de la new yorkaise donc.
    La relation entre le narrateur et Holly est aussi bien loin de la comédie romantique, pas vraiment d'attirance entre eux, pas d'indice sur la sexualité du personnage, on en viendrait à se demander s'il ne s'agirait pas de Capote lui-même.
    L'histoire est bien différente du film, sans happy end et pourtant j'ai trouvé ce livre géniale. Holly est loin d'être une jeune fille innocente et vertueuse, ce qui est quand même assez osé pour l'époque à laquelle est publiée ce livre. Si elle est moins rigolote que son double à l'écran, cette Holly de papier n'en est pas moins fascinante, elle laisse d'ailleurs un souvenir impérissable aux hommes qu'elle cotoie, à commencer par le narrateur, qui ne l'a connu que quelques mois. Leur relation quasi fraternelle m'a beaucoup plu, plus que celle dépeinte dans le film d'ailleurs.
    L'écriture de Capote est vif et agréable à lire mais j'ai un peu galéré avec l'argot des années 50, rien de dramatique cela dit. En fait de romaon, c'est plutôt une longue nouvelle qui se lit très vite. Raison de plus pour se laisser tenter :)

    Lien : http://celtictwilight.hautetfort.com/archive/2011/03/23/breakfast-at..
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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 15 mai 2012

    Mais on ne peut pas s'attacher à une bête sauvage. Plus vous le faites et plus elle reprend des forces jusqu'à ce qu'elle en ait assez pour retourner dans les bois ou grimper à un arbre, puis à un arbre plus haut et finalement c'est le ciel. C'est comme ça que vous finirez, Mr Bell, si vous vous mettez à aimer une bête sauvage. Vous finirez le nez en l'air.
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  • Par tamara29, le 13 mai 2012

    Elle portait toujours ses lunettes noires, elle était toujours impeccable, il y avait une sorte de bon goût concerté dans la simplicité de ses vêtements, les bleus, les gris, l'absence d'éclat qui la faisaient, elle, briller tellement.
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  • Par einoha, le 26 octobre 2010

    Elle tenait toujours son chat. "Pauvre cloche, dit-elle en lui grattant la tête. Pauvre cloche sans nom. C'est un peu embêtant qu'il n'ait pas de nom, mais je n'ai pas le droit de lui en donner un, il faudra qu'il attende jusqu'à ce qu'il appartienne à quelqu'un. On s'est juste rencontrés un jour, près de la rivière, mais on n'appartient pas l'un à l'autre : il est indépendant et moi aussi. Je ne veux rien posséder jusqu'au jour où je saurai que j'ai trouvé l'endroit où je me sentirai vraiment chez moi."
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  • Par Graziella, le 12 janvier 2011

    J'ai toujours pensé qu'il fallait que la Créature fut malade et mourante avant de voir le Seigneur. Et j'imaginais que lorsqu'il viendrait, ce serait comme quand on regarde un vitrail baptiste; beau comme des verres de couleurs avec le soleil ruisselant au travers et si lumineux que vous ne mesurez pas que la nuit est venue. Cela m'a toujours été un réconfort de penser à cette lumière qui vous ôte tout sentiment de peur. Mais je parie que cela n'arrive jamais. Je parie qu'à la dernière minute, la créature comprend que le Seigneur s'est déjà montré à elle. Que voir les choses telles qu'elles sont - sa main dessine un cercle dans un geste qui rassemble les nuages, les cerfs-volants, l'herbe et Queenie grattant la terre pour recouvrir son os - telles qu'elles ont été toujours été, c'était voir Dieu. Quant à moi, cela me serait égal de quitter cette terre avec aujourd'hui dans mes yeux. (In Un souvenir de Noël)
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  • Par chartel, le 31 août 2007

    J'ai sept ans. Elle en a soixante et plus. Nous sommes des cousins très éloignés, et nous avons vécu ensemble... eh bien autant que je puisse m'en souvenir. D'autres personnes habitent la maison, des parents, et, bien qu'ils exercent leur autorité sur nous, et que fréquemment ils nous fassent pleurer, nous ne sommes pas trop, dans l'ensemble, conscients de leur présence. Nous sommes le meilleur ami l'un de l'autre.

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Seul le silence de RJ Ellory - Bande-annonce
Joseph a douze ans lorsquil découvre dans son village de Géorgie le corps dune fillette assassinée. Une des premières victimes dune longue série de crimes. Des années plus tard, alors que laffaire semble enfin élucidée, Joseph sinstalle à New York. Mais, de nouveau, les meurtres denfants se multiplient Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, RJ Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions quil met en jeu.








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