ISBN : 2290312924
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 114 notes) Ajouter à mes livres
3 000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l'espace! Hanté par sa participation au génocide d'un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    Ender a trente-cinq ans et cela fait trois millénaires qu'il a exterminé les Doryphores. Haï par l'humanité et coupable à ses propres yeux, il passe sa vie d'une planète à une autre, ne demeurant que quelques mois sur chacune d'entre-elles. Andrew Wiggin est ainsi devenu un Porte-Parole des Morts, celui qui rend hommage aux défunts en disant la vérité, en « parlant leur mort ».
    Il y a bientôt deux millénaires, le Congrès Stellaire a été constitué, marquant ainsi l'hégémonie de l'humanité sur les planètes de la galaxie. Il est vrai que depuis le Xénocide des Doryphores, aucune espèce intelligente n'a été découverte. Mais quand des colons de culture brésilienne et de religion catholique, qu'ils pratiquent avec la plus grande ferveur, explorent la planète Lusitania, ils constatent que les petits animaux des forêts, baptisés piggies, sont des êtres intelligents. C'est alors l'occasion de se racheter du Xénocide en s'installant de manière limitée sur la planète et en étudiant les piggies sans les gêner en quoi que ce soit. C'est en quelque sorte à un véritable travail d'anthropologie que les colons se livrent.
    La donne va toutefois changer lorsqu'un xénologue est sauvagement assassiné par les piggies et qu'un Porte-Parole des Morts est appelé. C'est Ender qui y répond et qui, après vingt-deux ans de voyage, arrive sur Lusitania pour « parler les morts », celles-ci s'étant multipliées depuis l'appel initial.
    Dès lors c'est une véritable enquête qu'Ender doit mener. Mais plus qu'une simple enquête policière, c'est une authentique étude des moeurs religieuses qu'il doit produire. La théologie est en effet au coeur de l'intrigue de La Voix des morts, le pouvoir épiscopal local n'aidant en rien Ender dans sa quête de vérité, et influençant la population humaine de Lusitania en ce sens. C'est ainsi qu'il doit non seulement lutter contre ses propres démons, mais également contre une population qui lui est intégralement hostile, sans même savoir qui il est réellement.
    Ce faisant Orson Scott CARD analyse tous les aspects humains du dogme religieux, en particulier du point de vue des conflits entre les valeurs imposées et les sentiments ressentis. Il s'appuie pour cela sur de sordides histoires de famille et des destins horribles, et évoque des sujets universels tels que l'inceste ou les rapports entre la religion et la science. Il y a d'ailleurs probablement beaucoup de l'auteur dans le roman, CARCD ayant été lui-même missionnaire mormon au Brésil.
    Bien sûr, le lecteur peut ne pas être d'accord sur toutes les idées avancées, l'auteur se voulant parfois solennel et conservateur. Mais force est de constater que son histoire est passionnante et émouvante, peut-être même encore plus que celle de La Stratégie Ender, parce que plus proche de nous. Il y a aussi une morale universelle, celle selon laquelle la cohabitation d'espèces antinomiques ne peut se faire sans souffrances qu'à la condition de se comprendre et de se respecter mutuellement. Il y a enfin le personnage d'Ender, aussi attachant adulte qu'enfant, et dont la culpabilité le rend particulièrement humain et sensible.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lael8, le 16 juin 2011

    lael8
    Ce livre est un vrai coup de coeur !
    Je tiens tout d'abord à dire qu'au début, il faut être quelque peu patient. Orson Scott Card place beaucoup d'éléments, et change la mise de départ en faisant faire aux personnages des bonds dans le temps (par le biais de voyages interstellaires de manière certes ingénieuse, mais perturbante). Ender a des buts multiples lorsqu'il arrive sur la colonie, et on se dit que le bouquin part dans tout les sens. Mais cette impression est passagère, et une fois que le récit se lance vraiment, on en oublie cette transition malaisée.
    Encore une fois, le grand point fort c'est les thématiques, servies avec art dans une histoire pleine de suspens qui n'a rien d'un cours didactique ennuyeux. J'ai été très surprise du côté carrément psychologique du développement : on nous parle de la vie des gens, de pourquoi ils font tels choix de vies, de leurs peines et de leurs joies. le Porte Parole des Morts a ici un rôle de "psy" familial, et bien plus que cela. Il vient mettre les pieds dans le plats, révéler les non-dits qui empoisonnent l'existence de la famille des scientifiques de Lusitania, mais aussi par ricochet, de toute la colonie. Et j'ai été encore plus surprise, comme je vous l'ai dit, que ça n'ait rien d'ennuyeux. C'est tout simplement passionnant, et cela souligne et renforce le reste de l'histoire.
    Parce que le deuxième grand thème, largement exploité, c'est la compréhension entre espèces. Pourquoi les Piggies agissent de façon si horrible par moment ? A t'on le droit de les juger ?
    Orson Scott Card se permet au passage de démolir la méthode ethnologique qui préconise la non-intervention (observer seulement pour ne pas influencer les cultures indigènes), en prouvant que c'est non seulement inutile mais dangeureux, tandis qu'Ender et sa liberté de paroles, son refus du non-dit, arrive à comprendre cet autre espèce.
    Au final, c'est un vrai plaidoyer pour la compréhension et l'ouverture d'esprit auprès de l'Autre, qu'il soit notre prochain ou extraterrestre. Tout en étant un livre de divertissement. Chapeau l'artiste !
    Encore un chef d'oeuvre, différent du tome 1 mais tout aussi pasionnant, si ce n'est plus. 5/5
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    • Livres 1.00/5
    Par va_thrawn, le 27 octobre 2010

    va_thrawn
    Après un tome 1 sous une forme de SF relativement classique (voire même avec quelques bonnes idées malgré la grande naïveté du livre), le tome 2 (ainsi que les suivants) entre dans le coeur du sujet: la propagande religieuse. N'oublions pas que l'auteur est mormon, et ça se sent.
    Déjà il est extrêmement désagréable se faire attirer par quelque chose et de se faire refourguer tout autre chose, mais le pire c'est qu'il s'agit de propagande religieuse avant d'être un roman. Bien sûr on ne parle pas de mormons, ça serait quand même trop évident, mais rien qu'à voir le mode de vie des plus gentils des gentils, on voit facilement la mise en avant des idéaux mormons.
    Et même si on supporte le côté propagandiste, le tout reste effroyablement naïf. L'auteur nous enseigne que n'importe quel abruti peut résoudre les plus grands problèmes astrophysiques de l'univers. Bon ok c'est dans le tome 3...
    Cerise sur le gâteau, de la science fiction composée à 90% de cochons qui grimpent aux arbres et d'agriculture, ça ne fait pas rêver dans les chaumières. Et puis si j'avais voulu me taper du portugais à toutes les pages, j'aurais pas acheté le livre en version française...
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    • Livres 4.00/5
    Par goliardette, le 10 août 2010

    goliardette
    Un deuxième tome qui est beaucoup plus qu'une simple suite : 3000 ans se sont écoulés depuis l'enfance d'Ender et la destruction des doryphores, et Ender et Valentine sont maintenant de jeunes adultes, évoluant dans un espace conquis par les humains grâce aux technologies des doryphores. Au-delà de l'intrigue qui est passionnante et remarquablement construite, La Voix des morts pose des questions universelles: qu'est-ce qui fait qu'on est humain? Comment peut-on appréhender ce qui nous est étranger ? A travers le personnage d'Ender, l'auteur met en valeur la tolérance, l'humilité, l'empathie, quelles que soient les différences de culture, de religion, ou même d'espèce... ce qui est très étonnant quand on sait quels discours intégristes et homophobes il a pu tenir depuis!
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    • Livres 4.00/5
    Par Jenny, le 26 mai 2010

    Jenny
    Ender a grandit, a fait beaucoup de voyage spaciaux ce qui lui a fait passer les années lumières et les années tout court...
    Valentine quant à elle, a toujours voyager avec lui, mais maintenant à trouver mari et famille et va bientôt avoir son premier enfant, c'est pourquoi Ender partira seul sur Lusitania ou l'on vient de faire appel à un "porte-parole des morts"... Un voyage de 2 semaines pour lui mais de 22 ans pour les autres !
    Sur Lusitania il découvrira beaucoup de chose, avec les colons, les piggies et aussi pour la dernière reine des Doryphores...
    J'ai beucoup plus aprécier ce 2ème tôme du cycle d'Ender, peut être parce qu'on est pas dans une guerre à gagner à tout prix, mais, si possible, d'en éviter une...
    Les piggies sont un mystère tout comme les doryphores l'étaient, il faut donc éviter d'arriver au même résultat ! Et même si Ender arrive sur la planète pour parler d'un mort, il sera ensuite au centre d'un premier accord entre les colons et les piggies... Mais rien n'est vraiment gagner... et ca laisse la passerelle vers le tôme suivant...


    Lien : http://fildedragon.over-blog.net/article-la-voix-des-morts-52927703...
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Citations et extraits

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  • Par Abettik, le 23 septembre 2010

    - la langue scandinave définit quatre types d’étrangers. Le premier est celui qui vient d’ailleurs, ou utlänning, l’étranger que nous considérons comme un être humain, mais qui vient d’un autre pays ou d’une autre ville. Le deuxième type est le framling – Démosthène se contente de supprimer l’umlaut du scandinave främling. C’est l’étranger que nous considérons comme humain mais qui vient d’une autre planète. Le troisième est le raman, l’étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s’applique à tous les animaux, avec qui la conversation n’est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont-ils intelligents, peut-être sont-ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir.
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  • Par Spilett, le 03 janvier 2010

    " On nous assassine chaque jour. Les êtres humains emplissent tous les mondes. Les vaisseaux vont d'étoile en étoile dans le noir de la nuit, comblant tous les vides. Et nous sommes ici, sur notre petite planète, regardant le ciel s'emplir d'êtres humains. Les humains ont construit leur clôture stupide pour nous maintenir dehors mais ce n'est rien. Le ciel est notre clôture ! "
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  • Par Abettik, le 23 septembre 2010

    Un xénocide est un xénocide, maintint Styrka.
    Ender ne savait peut-être pas qu’ils étaient des ramen mais cela ne les empêche pas d’être morts »
    Andrew soupira en raison de l’attitude intransigeante de Styrka ; les calvinistes de Reykjavik avaient l’habitude de refuser toute prise en compte des motivations humaines lorsqu’ils jugeaient qu’un acte était bon ou mauvais. Les actes sont bons ou mauvais en eux-mêmes, disaient-ils ; et comme, selon la doctrine unique des Porte-Parole des Morts, le bien et le mal résidaient exclusivement dans les motivations humaines, pas dans leur actes, les étudiants tels que Styrka étaient très hostiles à Andrew. Heureusement, Andrew ne leur en voulait pas ... Il comprenait leur motivation.
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  • Par Abettik, le 23 septembre 2010

    - [Tes semblables sont stupides. Nous connaissons la vérité. Nous savons qui nous a tuées, et ce n’est pas toi.]

    - C’est moi.

    - [Tu étais un outil.]

    - C’est moi.

    - [Nous te pardonnons.]

    - Quand vos pieds fouleront à nouveau une planète alors le moment du pardon sera venu
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  • Par BlackWolf, le 27 décembre 2010

    - Que peut devenir une personne, demanda Miro, qui ne peut pas tuer, ne peut pas mourir et ne peut pas vivre.
    - Ne t'illusionne pas, le reprit Ender, un jour tu feras les trois.
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