Note moyenne : 3.66/5 (sur 29 notes)
Terres des origines, tome 1 : Basilica4Ajouter à mes livres
Le monde : Harmonie ; la cité : Basilica, régie par les femmes. Retour d’expédition, Wetchik, le chef d’une des grandes familles du pays, reçoit la vision de Basilica ravagée par les flammes. Or pareille vision ne peut venir que de Surâme, cet être que la re... > voir plus
[...] C'est frustrant et parfois même rageant, d'autant que les mystères entourant les visions n'aident pas à y voir clair – on peut en dire autant du plan de la cité proposé dans les premières pages, illisible. Mais le cadre fascine, et la destinée de Nafai, se précisant petit à petit (messager d'un dieu qui ne sait d'abord s'adresser à lui que par des rêves énigmatiques), entretient un certain suspense sur ce que sera sa mission, et surtout sur les responsabilités énormes qui lui incomberont. L'écriture est dynamique, riche et parfois percutante, malgré des dialogues empesés, avec un vocabulaire qui sait puiser dans différents registres. De fait, le style est très différent de ce qu'on trouve ailleurs, même si on peut établir une certaine parenté avec Asimov dans la manière de faire avancer les intrigues par les dialogues. Par un discours parfois ouvertement pédagogique, on a quand même par moments l'impression d'être devant un juvenile : beaucoup de démonstrations inutiles, de répétitions de situations qui peuvent agacer. A contrario, la fin de ce volume est toute en accélération, presque bâclée, pour aboutir à une révélation qui annonce un périple d'ampleur cosmique.
En fait, Terre des Origines est une série de science-fiction qui commence comme un récit de fantasy. Basilica, une société médiévale, matriarcale dont on apprend assez qu'elle a des ordinateurs, même si elle n'a pas la roue !! le responsable, Surâme, vénéré comme une déesse, mais qui est en fait une intelligence artificielle chargée par les premiers colons d'empêcher la violence qui a détruit la Terre des Origines. Surâme se fait vieille et a besoin de l'aide de certains hommes dont le jeune Nafai et sa famille. Ce premier tome est un peu long, même s'il décrit bien les personnages et le contexte de la série. Ce mode pseudo-médiéval et matriarcal est bien vu et bien décrit. Un premier tome intéressant.
Je connaissais OS Card à travers le cycle d'ender en francais. Je voulais découvrir l'auteur en VO. Je n'ai pas été décu ni meme pleinement emballé (comme j'ai pu l'etre avec la stratégie d'Ender). C'est un bon début car cela ne constitue que 1/5e de l'histoire. J'aime beaucoup les thèmes abordées dans ce livre: la soif de pouvoir (surtout masculine), les relations familiales et le libre arbitre. Faut-il laisser le libre arbitre aux Humains ou bien le confier à un tiers impartial? Je ne mets que 4 etoiles mais je n'exclus pas d'en rajouter une autre après l'avoir remis dans la globalité du cycle.
Premier d'une saga de cinq romans, Basilica est une très bonne surprise. Plein d'imagination et de talent, Orson Scott Card nous transporte dans un monde où se mêlent technologie et mysticisme. L'intrigue quant à elle est vraiment prenante et les personnages très attanchants. Un très bon roman de Science Fiction à consommer sans modération.
Les femmes ne comprennent jamais les hommes. Evidemment, les hommes ne comprennent pas mieux les femmes, mais au moins, nous ne nous faisons pas d'illusion à ce sujet.