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ISBN : 2351780566
Éditeur : Gallmeister


Note moyenne : 3.7/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au cœur de l'Idaho et des montagne Rocheuses, trois hommes se trouvent réunis pour réaliser une étrange construction au-dessus d'un canyon. Chacun est muré dans son propre isolement et tente de fuir son passé Il y a d'abord Arthur Key, colosse taciturne qui a subitement... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 17 décembre 2012

    Cath36
    Il manque dans ce roman ce petit quelque chose, ce je-ne-sais-quoi qui fait d'un livre un grand livre. Peut-être parce qu'il est essentiellement constitué de descriptions, qu'il y a peu d'analyses des situations et encore moins de ces petites remarques qui par-ci par-là touchent à la fois l'âme et l'intelligence. Et c'est vraiment dommage car l'histoire de cette amitié entre trois hommes en quête de rédemption est vraiment belle et on se laisse toucher aussi bien par les personnages que par le côté humain de cette relation qui dépasse la simple relation de travail. Après avoir adoré "Le signal" j'ai été assez déçue et j'attends le prochain livre de Ron Carlson avec beaucoup d'espoir.
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  • Par keisha, le 02 octobre 2012

    keisha
    Faisant confiance à Aifelle, Ron Carlson et Gallmeister (un trio de valeurs sûres), j'ai plongé dans les 258 pages d'une histoire d'amitié virile, au plein cœur de l'Idaho. Au bord d'un canyon vertigineux, trois hommes doivent venir à bout d'un chantier, au cours de l'été. Darwin Gallegos vient de perdre sa femme, Arthur Key a quitté la Californie après le décès de son frère, et Ronnie Panelli fuit un destin trop bien tracé de petit voleur. Trois générations, qui vont être soudées dans un boulot commun, physique, unis par un même amour du travail bien fait et fignolé.
    Il ne semble pas se passer grand chose, là, au milieu de la sauge et des lapins, à engloutir de pantagruéliques petits déjeuners et sandwiches, mais l'amitié se crée puis grandit entre ces trois types, le taciturne Arthur se raconte un peu, Ronnie acquiert de la confiance en soi et de la fierté. Quelques sorties "en ville" (enfin, si on peut appeler ça une ville...) seront l'occasion de quitter un chantier dont l'avancée est décrite minutieusement, comme une image du côté perfectionniste du trio. Même si tout visualiser m'a paru difficile.
    Ron Carlson impose son rythme, insidieusement ces trois là deviennent fort attachants, et on espère qu'à la fin du chantier chacun sera "prêt pour l'étape suivante".
    Un beau roman que je recommande chaudement!

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2012/10/cinq-ciels.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 16 janvier 2013

    Corboland78
    Ron Carlson est né en 1947, en Utah. Il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de quatre romans qui ont reçu de nombreuses distinctions aux États-Unis. Il enseigne la littérature à l'Université de Californie, à Irvine, et vit à Huntington Beach.
    Son premier roman paru chez nous, Le signal, m'avait déçu car il ne reflétait pas du tout les critiques que j'en avais lues avant de le lire. J'hésitais donc à m'engager dans son nouvel opus et c'est grâce au commentaire encourageant d'un lecteur de ma chronique que j'ai finalement ouvert son nouveau bouquin.
    Nous sommes dans l'Idaho au cœur des Montagnes Rocheuses, au bord d'un profond canyon. Trois hommes qui ne se connaissent pas travaillent sur un chantier de construction. L'objet du projet en devenir n'est pas immédiatement révélé et ne le sera que plus tard, par touches successives. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il agace les gens du coin, comme tout ce qu'entreprend le propriétaire du terrain, Curtis Diff, un homme âgé de soixante-dix ans mais encore plein d'énergie.
    Darwin Gallegos est le chef du chantier, il a engagé les deux autres rapidement. Il n'y a pas bien longtemps, il travaillait encore pour le compte de Diff mais ça c'était avant le décès de sa femme. Arthur Kay est un colosse, spécialiste dans son métier, il calcule et prévoit tout. Taiseux, il représente la force tranquille mais sous son aspect serein et calme, il cache une blessure profonde, un décès dont il s'estime en partie responsable. Enfin, le troisième homme, Ronnie Panelli, un jeune gars qui se cherche, marchant sur le fil du rasoir avec la loi à laquelle il a déjà eu à faire.
    Le roman va nous montrer comment ces hommes venus d'horizons différents et sans lien commun, vont apprendre à se connaître et à se respecter. Petit à petit, les uns et les autres vont se découvrir, révéler leurs souffrances intérieures et faire de ce ciment partagé, le socle sur lequel se construira leur amitié. Trois hommes qui se reconstruisent, parallèlement à leur chantier qui s'élève. Seuls au milieu de ces grands espaces américains, des hommes rongés intérieurement, trouvent le salut dans l'effort physique qui lave et purifie.
    Ron Carlson réussit là, un superbe roman sur l'amitié virile. A la force physique nécessaire pour entreprendre leur œuvre, s'oppose ou s'allie la délicatesse des sentiments, particulièrement chez Kay, ou bien la pudeur entre Ronnie et Traci, une jeune fille dont il fait la connaissance dans le bled voisin.
    Le bouquin est écrit dans un style ramassé, fait de phrases courtes mais fortes. Tout comme ces hommes qui parlent peu, se contentant de l'essentiel, Ron Carlson n'écrit que ce qui est nécessaire, ne lâchant des informations qu'au compte-goutte ; que ce soit sur la nature du chantier en cours, que ce soit les démons intérieurs de ces hommes ou des bribes de leur passé, l'écrivain n'étale rien de manière ostentatoire, il dessine sous nos yeux des destins, à petites touches, mais parfaitement bien construites.
    Un roman poignant et très fort, fait de portraits psychologiques superbes et d'évènements dramatiques sans pathos, donc plus émouvants encore. Un excellent roman qui me réconcilie définitivement avec l'auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 16 octobre 2012

    Sando
    Dans un texte pudique mais poignant, Ron Carlson réunit trois hommes marqués par la vie et habités par leur drame personnel. Trois hommes venus trouver du travail au cœur de l'Idaho et engagés pour construire une rampe de lancement au-dessus d'un canyon afin d'animer un show télévisé pour amateurs de sensations fortes. Un projet d'envergure, particulièrement coûteux, qui n'est pas pour plaire à tout le monde…
    Darwin Gallegos, un habitant du coin connu pour être un homme droit et honnête, soucieux et à l'écoute de son prochain, est chargé de mener à bien ce projet colossal. C‘est pour oublier la mort de son épouse dans un accident tragique que ce sexagénaire respecté par tous s'engage à corps perdu dans ce boulot harassant. Pour l'accompagner, il embauche avec lui deux inconnus rencontrés par hasard, deux hommes à qui il va devoir faire confiance. Arthur Key, un colosse qui cache derrière sa stature imposante un calme et un sang-froid à toute épreuve, et Ronnie Panelli, un jeune garçon poursuivit par sa réputation de voleur de bas étages. Aucun d'eux ne se doute alors de l'importance que va prendre ce travail dans leur vie et ce qu'il risque de changer à tout jamais…
    Comme toujours avec Gallmeister, je n'ai pas été déçue par ma lecture, loin de là ! Cet éditeur spécialisé dans le Nature Writing nous offre un petit bijou du genre. Ron Carlson dépeint avec une infinie beauté l'atmosphère qui se dégage de l'immensité de ce paysage entre ciel et terre, propice à la solitude et à la réflexion. A travers ces trois taiseux obligés de cohabiter plusieurs mois en plein cœur d'une nature sauvage et désertique, l'auteur montre comment, petit à petit, les barrières tombent, les langues se délient et les cœurs s'ouvrent… L'écriture est extrêmement pudique, lente et plutôt masculine et réussit parfaitement à nous transporter dans le quotidien de ces trois amoureux du travail au grand air. La complicité et l'affection qui finit par unir ces trois hommes émeuvent par la délicatesse qui s'en dégage. Les confidences qui se font à demi-mots et Les destins qui se révèlent par petits bouts ajoutent à ce texte la beauté et la force tranquille suggérée par le paysage.
    Un gros merci à Libfly et à Gallmeister pour cette opération Libr'Aire qui m'a permis de faire cette très belle découverte !
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    • Livres 3.00/5
    Par cpellerin, le 27 avril 2013

    cpellerin
    Trois hommes, une niveleuse, un chantier étrange dans l'Idaho. Durée des travaux : deux mois, un été. Vu comme cela, ce roman connoté « travaux publics » n'attire guère et pourtant ce livre envoûte. le lieu, grandiose, retient et les personnages, tous empreints d'une grande humanité, gagnent peu à peu notre sympathie, se reconstruisent en même temps qu'ils structurent ce projet démesuré et fou au dessus d'un canyon. Parfaite communion entre une nature sauvage et des hommes rudes et meurtris, habilement exprimée par un Ron Carlson très lyrique et qui s'intègre parfaitement dans la collection « Nature Writing ». Ou comment la sauge et les lapins peuvent émouvoir…
    Le hasard les a réunis et il fait bien les choses. Pourtant, Darwin Gallegos n'a pas vraiment choisi ces deux types, Arthur et Ronnie pour ce chantier particulier. « Il s'était trouvé acculé – la journée était bien avancée et la contrée regorgeait d'hommes qui ne pouvaient ou ne voulaient pas travailler – et il serait difficile de s'en débarrasser ». Taciturne et sombre depuis le décès accidentel de sa femme, il se sent fatigué, a perdu ses convictions, son énergie. Arthur, « le colosse aux yeux gris et clairs » a quitté précipitamment la Californie. Peu loquace, également, il accepte le travail. « Arthur Key ne maniait pas la parole aisément sauf pour les discussions pragmatiques qui avaient toujours orienté et organisé ses journées ». Quant à Ronnie, jeune délinquant, voleur à la tire, il a besoin d'un travail pour ne pas retourner en prison. « On aurait dit Sinatra quand il avait dix-neuf ans ». Tous les trois, retirés momentanément de la civilisation, âmes blessées en quête d'un « besoin atavique de jours simples ».
    Une équipe virile, « trois hommes muets en plein air » que l'on va suivre pendant toute la durée de ce chantier particulier. Chacun des hommes traîne avec lui un passé douloureux, dont il va peu à peu se libérer. Ces hommes, à force de travail physique, détaillé avec une grande maîtrise, vont apprendre à se connaître, à s'apprécier et des liens fraternels vont se lier progressivement (d'abord des gestes puis des paroles) et rendre ce trio presque inséparable. Chacun trouve en l'autre écoute et attention, reconsidère alors son existence, atteint même une certaine sérénité. Chaque boulon qui se visse, chaque poteau qui se dresse, chaque mètre de tremplin qui s'achève voient les hommes s'ouvrir, atténuent leurs angoisses et obsessions, freinent la douleur, dissipent les insomnies rebelles et offrent l'espoir d'une autre vie, d'un possible recommencement. Plus les jours s'étirent, plus la chaleur réchauffe le corps et l'esprit, plus la nature est éblouissante et place le lecteur en état d'admiration, prêt à accueillir tous ces changements, ébahi par tant de beauté, ému aussi par ces trois types.
    D'ailleurs cette impression de bonheur simple qui semble vouloir irradier les trois personnages (« Ils s'assirent et se versèrent un verre de George Dickel tandis que le ciel renonçait à émettre sa lumière et que la terre commençait à s'embraser. Ils burent un demi-verre de plus. Arthur se sentait bien. Dans ses bras, dans sa poitrine, il avait acquis une nouvelle aisance, et depuis une semaine ou deux, ses yeux étaient ouverts plus grands qu'avant, ou en tout cas, il en avait l'impression. Ses pensées lui venaient, mais sans l'assaillir »), à laquelle chacun veut croire, ce sentiment de sérénité si précieux, par sa puissance, laisse un moment le lecteur douter de sa véracité et redouter, comme un mauvais présage, le drame (qui aura lieu).
    Ce roman vous rendra triste, des larmes pourront même surgir un moment et pourtant son souvenir vous ravira, comme un apaisement, une douceur et au final vous serez mieux, prêt à apercevoir les « Cinq ciels » … ébloui et radieux, cela va de soi !
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 18 octobre 2012
    Comparé à Hemingway par le Washington Post, Carlson tient la note d'un bout à l'autre de ce superbe Cinq Ciels que l'on garde longtemps en mémoire après l'avoir refermé.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Aifelle, le 30 août 2012

    "Il faisait frais en ce début d'après-midi, et bientôt arriverait la fin de la journée, puis le soir tomberait sur le plateau. Il contempla l'horizon vers l'ouest, comme il le ferait vingt fois par jour pendant les deux mois qu'il passerait ici, et il vit les grands replis des montagnes lointaines et au beau milieu, les cônes préhistoriques, dans un ciel d'un bleu laiteux. Le ciel ici était partout, mais ce n'était jamais le même ciel, et il s'y tenait debout. Ronnie avait maintenant la scie circulaire dans la main et l'air résonnait de la vibration aigüe de la lame métallique qui traversait le bois en trillant".
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  • Par Melopee, le 09 novembre 2012

    Darwin toucha la tasse de Key avec la sienne et but une gorgée. Les deux hommes restèrent dans les ténèbres muettes. La rivière n'était plus qu'un murmure et le ciel continuait à se peupler d'étoiles. Silencieux sur la mesa embaumant la sauge, ils sentaient la chaleur du whisky dans leur gorge, et pour Key, le silence paraissait une sorte d'équilibre entre une chose et la suivante, un pivot en quelque sorte, aussi solide et important que le poids qui l'accablait. Dans tous les coins du ciel nocturne rempli d'illusions, des satellites fusaient et d'autres lumières se déplaçaient par intermittence. (p. 176)
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  • Par Corboland78, le 16 janvier 2013

    Darwin toucha la tasse de Key avec la sienne et but une gorgée. Les deux hommes restèrent dans les ténèbres muettes. La rivière n’était plus qu’un murmure et le ciel continuait à se peupler d’étoiles. Silencieux sur la mesa embaumant la sauge, ils sentaient la chaleur du whisky dans leur gorge, et pour Key, le silence paraissait une sorte d’équilibre entre une chose et la suivante, un pivot en quelque sorte, aussi solide et important que le poids qui l’accablait.
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  • Par MissG, le 16 mars 2013

    Prends une grande inspiration. Le monde n'a pas fini d'attendre.

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  • Par jubagherra, le 25 janvier 2014

    Ronnie avança d'une cinquantaine de mètres vers le bord, à l'endroit où le lit sableux rejoignait la gorge de la rivière, un éboulis d'un millier de pierres de vingt tonnes qui descendaient, pour autant qu'il pouvait le voir, jusqu'à la rivière bleue.

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Le signal de Ron Carlson 26-01-2011








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