ISBN : 2070356655
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 137 notes) Ajouter à mes livres
La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre. Après L'Adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper. J'ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête. L'enquête portait sur mon grand-père matern... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 10 février 2012

    carre
    Encore un grand livre de Carrère. Alors qu'il prépare le tournage d'un film dans le pays de ces ancètres, des éléments de sa vie vont le mettre face à son passé alors que se joue aussi celui d'un amour. Carrère se met à nu, délivre des secrets de famille quitte à facher son académicienne de mère. Cette plongée dans la vie de l'écrivain est passionnante, incroyablement impudique (on imagine les retrouvailles familiales). L'écriture est flamboyante, nette, poétique, érotique. Carrère n'essaie pas de se montrer sympathique, au contraire c'est le portrait d'un homme complexe, qui cherche la vérité comme un éxutoire. Et c'est sacrément réussi. Alors que le mot chef d'oeuvre est souvent galvaudé, le roman de Carrère,lui, en est un.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 23 octobre 2011

    ballad
    J'ai adoré ce roman autobiographique. Il m'a beaucoup émue.
    Comme Emmanuel Carrère le dit : « Les mots dont je dispose ne peuvent servir à dire que le malheur ». Il nous fait donc pénétrer dans les zones d'ombres humaines pour mieux les explorer et c'est ça qui est magnifique. Tout à l'image de la Russie, cet ouvrage contient beaucoup de passion et il est plusieurs choses à la fois. C'est d'abord un journal intime tenu lors d'un reportage réalisé à Konitchka en Russie, petite ville perdue où la vie est rude, désespérée, glacée, mélancolique, et où les trafics illégaux font que l'habitude du silence et de la méfiance persistent bien des années après la chute du communisme. Ensuite, ce livre c'est aussi une occasion pour l'auteur de remonter à ses origines russes en écrivant le portrait de son grand-père, et en libérant ainsi son fantôme. Enfin, c'est aussi un formidable autoportrait sans concession, sévère, exigeant et terriblement sincère, de l'auteur amoureux de Sophie. Je trouve cependant que ce dernier aurait du davantage approfondir les trois sujets en en faisant trois livres ou trois nouvelles indépendantes, sans les mélanger. J'aurais aimé par exemple que le formidable personnage de Galina soit davantage mis en situation.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 30 avril 2011

    Malaura
    Emmanuel Carrère a toujours écrit des romans sombres et douloureux. Aussi, pour sortir de l'horreur et de la folie inspirés par ses livres, décide-t-il de renouer avec ses origines russes. Il part donc en reportage à Kotelnitch, petite ville perdue au fin fond de la Russie, afin d'enquêter sur un vieux prisonnier hongrois. Mais le passé le rattrape et le voyage salvateur tourne au cauchemar. Son histoire d'amour est un échec et le fantôme de son grand-père le hante de plus en plus.
    Un beau récit autobiographique, attachant et sensible dans lequel l'auteur se livre sans retenue. On félicite le courage qu'il lui a fallu pour divulguer et ce, malgré la notoriété et le refus de sa mère Hélène Carrère d'Encausse, la souffrance intérieure qui l'anime, son âme nostalgique et mélancolique, ses doutes, ses douleurs et ses peurs. Il y a des livres qui se doivent d'être écrits, comme quête des origines, comme exutoire aux obsessions, "Un roman russe" est de ceux-là.
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    • Livres 5.00/5
    Par mustango, le 17 avril 2008

    mustango
    Livre qui alterne entre le récit de son documentaire Retour à Kotelnich (idée, tournages en Russie etc) et l'histoire d'amour passionnelle que l'auteur est en train de vivre en France. Les deux récits vont se rejoindre mais on le découvre qu'au fur et à mesure. Au début uniquement les chapitres concernant la Russie m'intéressait, car on découvre les coullisses du tournage du documentaire, le fait d'aller dans ce village sans trop savoir ce qu'il y aura à filmer, trouver sur place un sujet, des "personnages". Puis l'histoire d'amour m'a complètement accroché :
    1 parce que cet amour n'est pas un long fleuve tranquille. ( quelle complexité!)
    2 parce que la passion peut mener loin dans le côté "vengence" quand on est déçu.
    3 parce que l'auteur fait un très beau cadeau à sa chérie en publiant dans le Monde une nouvelle, dont elle a la consigne de la lire dans le train en partance pour la Rochelle a une date précise. Cadeau dont la chérie ne profitera pas...ce qui met l'auteur au desespoir et à l'incompréhension.
    4 parce que l'auteur montre son mauvais côté, son côté bourg' (il sort des trucs sur sa chérie qui doit "poser des congés", il déteste ça, dans son milieu artistique on ne "pose pas des congés") ses doutes quant à son documentaire.
    On pourrait multiplier encore les points d'intérêt du bouquin. Je l'ai lu en mai dernier et je me souviens encore de plein de détails alors que j'ai tendance à oublier très vite l'histoire.
    C'est un bouquin marquant.
    http://mustango.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yo, le 16 avril 2008

    yo
    Voici un roman déroutant, qui m'avait attiré l'an dernier car il était auréolé de bonnes critiques, et pour voir le travail d'auteur d'Emmanuel Carrère, dont je n'avais pu apprécié que La Moustache, où il a oeuvré en tant que réalisateur et scénariste, et L'Adversaire, adapté de son roman par Nicole Garcia.
    Un roman russe est un ouvrage autobiographique, dans lequel Emmanuel Carrère livre en parallèle deux passages qui ont transformé sa vie. Tout d'abord, les différents voyages qu'il a fait à Kotelnitch, petite ville du fin fond de la Russie, où il a été amené pour un reportage sur un prisonnier hongrois enfermé dans un hôpital depuis 1945, et qui a enfin pu rentrer dans son pays. Ce voyage a de terribles résonances pour lui, car c'est le pays d'origine de sa mère, et ce retour l'amène à se poser sur son grand père, dont sa mère ne parle jamais.
    L'autre aspect constitutif du récit est sa relation amoureuse avec Sophie, et comment cette relation a eu un impact sur sa production littéraire.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-15612734.html
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 10 février 2012

    Un petit garçon ou une petite fille qui prononce le mot “papa” devrait être certain que Papa est un héros, un preux, et un père qui n’est pas capable d’apparaître ainsi aux yeux de ses enfants n’est pas digne d’être appelé Papa.
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  • Par carre, le 10 février 2012

    Un type qui se trouve tout en bas de l’échelle, humilié de tous, trouve habituellement du réconfort à en trouver un autre encore plus bas que lui, et à l’humilier à son tour.
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  • Par ay_guadalquivir, le 13 juillet 2010

    "J'ai imaginé ce printemps un scenario amoureux qui devait prendre corps dans le réel, et le réel l'a déjoué ,m'en a offert un autre qui a dévasté mon amour. J'ai passé mon temps, à Kotelnitch, à former des voeux pour qu'enfin il se passe quelque chose, et voilà, quelque chose s'est passé, c'est cela, cette horreur."
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  • Par agnesca, le 18 janvier 2012

    Je vois des gens de télévision, de cinéma. Je leur montre notre reportage, je leur explique que je voudrais retourner dans un bled appelé Kotelnitch et y passer un mois pour filmer ce qui arrive, s'il arrive quelque chose, ce qui n'est pas garanti. On me dit qu'il faudrait affiner mon approche, trouver un angle. En fait, qu'il faudrait faire un synopsis, c'est-à-dire résumer ce qu'il y aura dans le film. Je réponds que je ne sais pas ce qu'il y aura dedans, que je ne veux pas le savoir, que si je veux faire le film c'est pour l'apprendre. Mes interlocuteurs soupirent : c'est un projet pointu.
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  • Par ballad, le 23 octobre 2011

    « Dans son taxi, dit-elle, il passait le plus clair de son temps à lire, des ouvrages de philosophie et quand on lui demandait s’il était libre, il répondait d’un ton agacé que non, parce qu’il voulait finir son chapitre. Il aimait les idées, les essais plutôt que les romans, et lire un livre, pour lui, revenait à discuter avec son auteur. Il l’approuvait ou l’insultait, criblait les marges d’annotations fiévreuses (« Tu as trouvé ça tout seul, sinistre imbécile ? ») et, quand il trouvait un interlocuteur, en chair et en ors, il n’aimait rien tant que passer la nuit entière en âpres discussions politiques et philosophiques tout en buvant des litres de thé et fumant cigarette sur cigarette : un vrai intellectuel russe , planant avec superbe au-dessus des réalités quotidiennes. »
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La Classe de neige Claude Miller
"La Classe de neige",un film de Claude Miller d'après "La Classe de neige", un livre d'Emmanuel Carrère - "Dans une classe de neige, Nicolas, un enfant grave, fragile et perturbé, est assailli de souvenirs douloureux et de fantasmes parfois terrifiants. Il entraîne peu à peu son ami Hodkann dans sa dérive mentale en lui racontant de terribles histoires. Malade, il est choyé par le moniteur Patrick et Mlle Grimm, la maîtresse de sa classe. Au terme de son aventure, la réalité se révèlera plus éprouvante que ses fantasmes les plus cruels.", un film de Claude Miller avec notamment: Yves Verhoeven, Lokman Nalcakan,, Emmanuelle Bercot, Clément van Den Bergh, François Roy, Tina Sportolaro Distribution Warner Production Annie Miller Festival de Cannes Prix du Jury 1998








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