ISBN : 2265073814
Éditeur : Fleuve noir (2002)


Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Mon père n'a pas dû faire gaffe. C'était pas le bon jour pour trimbaler cette nouille souriante de Ravy S. Bhalam Rashkany, l'ingénieur cinghalais, génie des O.G.M. meurtriers.
C'était pas le bon jour pour aller déquiller les pontes de la mafia russe marseillaise... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par GeckoLogique, le 20 avril 2011

    GeckoLogique
    C'est un ami qui m'a fait découvrir ce livre et je dois dire que j'ai particulièrement accroché.
    Outre ce talent pour transcrire le vocabulaire imagé de la cité phocéenne, Philippe Carrese possède la capacité de transformer un paysage simple et stable en apocalypse (voir l'état de la maison de Jean Pierre Martin à la fin du livre), toujours avec un humour mordant.
    Les personnages sont tous hilarants, de Martine Martin la bourgeoise blasée jusqu'à François Drèche, le "casse-couilles à géométrie invariable", en passant par la si stupidement réaliste équipe de Stras'n Strass.
    Tout ce petit univers interagit n'importe comment, provoquant des successions de scènes toutes plus délirantes que les autres. Bref, un livre qui mérite d'être lu (le livre n'est plus édité, toutefois on peut facilement trouver des occasions sur le net) si l'on apprécie l'action, l'humour (dont noir) et l'absurde.
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Citations et extraits

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  • Par GeckoLogique, le 18 avril 2011

    Nous passons devant les restos branchés de l'escale Borely. Je m'applique dans mon tour de rond-point. Mon père râle pour la forme sur les insconscients garés en vrac. Il serre les fesses lorsque j'attaque la ligne droite vers la Vieille Chapelle. Bon, O.K. ! Je me suis rappelé qu'on pouvait passer la seconde une fois arrivé à soixante-dix à l'heure. Mon accompagnateur patenté recommence à respirer lorsqu'il aperçoit l'enseigne du Flint. Ce bar-tabac est un des rares dépositaires des gommes à macher artisanales de la vallée de l'Ubaye, ses chewing-gums préférés. .
    - Clignotant à gauche ! Rétroviseur, ralenti... ralennntiiiiii !! ! Fais le tour du rond-p... du rond-point... lààààà... Là Clignotant à droite, Pierre-Laurent... LAURENT !! ! et freine... FREINE ! Ta trajectoire, Pilau', surveille ta... .
    Je cale au milieu du carrefour. Le cercueil à roulette continue sa route vers la Pointe-Rouge. J'oublie. Je repars en broutant, évitant de justesse une Ferrari jaune et un utilitaire de location drivé par deux petites soeurs des pauvres en uniforme officiel des petites soeurs des pauvres. .
    - Pilau'... jjjje... hhh... Gare-toi-après-le-feu-là-mais-avant-après-tu-as-une-place-juste-devant-après-le-tabac-mais-après-juste-là- avant-après-je-là-voilà-ici. .
    Ca, c'est les nerfs qui lachent. Il est à bout. Je me range tant bien que mal en suivant ses consignes embrouillées. Je vois bien que le pauvre homme fait des efforts insurmontables. Qu'est-ce qu'il aimerait me payer un taxi et rentrer seul à la maison en écoutant du Brahms à fond pour se détendre ! Une fois sa Mercedes immobilisée, il arrive à s'exprimer d'une voie a peu près normale : .
    - T'en veux, Pilau' ? .
    - Ils ont des malabars ? .
    - Pierre-Laurent, non ! Les produits synthétiques, ça suffit ... .
    Là, en principe, mon père devrait me gratifier de sa tirade sur les produits naturels, bien meilleurs que les produits de synthèse.Il démarre au quart de tour :
    - ... tu vas te coller de l'aérophagie, sans compter les risques de caries. Maintenant qu'on a trouvé une marque de chewing-gums bio et light...
    Sa tirade est interrompue par un bruit de ferraille qui se répand. L'AX sport vient de tenter un stationnement périlleux au milieu du carrefour derrière nous. La tripe orange y a laissé son pare-chocs avant et son radiateur. Une paire de boulons rouillés finissent leur vie en roulant dans le caniveau. Le chauffeur n'arrive plus à sortir de son estrasse plantée sur le rond-point, sa portière coincée par une bitte en fer. On entend d'ici ses remarques pertinentes :
    - Mon vié! Putain ! Que je suis con !

    C'est un autochtone!
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  • Par GeckoLogique, le 20 avril 2011

    — Nous sommes faits, capitaine !
    Kildrajoon comprit tout de suite la gravité de la situation. Son lieutenant était en sueur, livide, le regard creusé par deux jours de veille sans répit, une balafre sanguinolente barrant son front noir de cambouis.
    — Les deux moteurs droits sont foutus et un nouveau virus vient d'attaquer le central de commandement, poursuivit le lieutenant exténué.
    — Nous devons tenir coûte que coûte, marmonna le capitaine Kildrajoon.
    Les deux hommes rejoignirent la soute du Kropos III. À peine avaient-ils descendu les premiers barreaux de ce dédale d'acier qu'une horde de Djouhns les attaquèrent.
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