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ISBN : 2221053613
Éditeur : Robert Laffont (1987)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
[Introduction au livre dans l’anthologie des éditions Omnibus, “L’Âme de l’épervier”]

1986 et 1987 sont des années fastes pour Jean Carrière qui “sable son retour à la vie”, en faisant paraître deux titres chez Robert Laffont, son nouvel éditeur : Les Ann... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par igaluck, le 16 mai 2014

    igaluck
    Récit autobiographique, comme “Le nez dans l’herbe”, qui l’a précédé, “Le prix d’un Goncourt” est beaucoup plus douloureux. Le ton est plus réaliste, plus proche du récit. Plus intimiste aussi.
    Jean Carrière reprend beaucoup d’éléments déjà abordés mais en les approfondissant. Sur son enfance, notamment. Il raconte en détail le passage, à l’âge de 8 ans, de l’état de “larve musicienne” à celui de papillon ivre de vent, de terre et d’herbe. Puis le basculement, 10 ans plus tard, la perte du lien vivant avec la réalité, la plongée dans l’angoisse, la décompositon des sens qui rend le présent inhabitable.
    C’est cette faille entre un “présent désert” et un “passé luxuriant” qui l’amènera à l’écriture.
    La réception du Prix Goncourt ne fera qu’aggraver cet état. Le petit monde parisien de “ceux qui s’imaginent avoir sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue” [Jean Giono] et les attentes des lecteurs mèneront Jean Carrière vers la panne, l’état de légume, “l’infirmité mentale qui me fourrait sous les couvertures”.
    “Il n’y avait plus ni haut ni bas, ni envers ni endroit, ni dedans ni dehors.” (987)
    Il connaîtra une résurrection en 1984, grâce à l’arrivée sur le marché d’une nouvelle molécule qui jugule ses états maniaco-dépressifs. L’Aigoual lui tend alors les bras.
    “En somme j’étais devenu un homme à peu près normal, c’est-à-dire capable de s’utiliser sans brûler vif.” (999)
    Un témoignage déchirant où l’auteur se met à nu.

    Lien : http://versautrechose.fr/blog2/?p=4049
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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 06 janvier 2014

    Après tout, qu'est-ce qu'un roman, sinon l'exploitation sous quelque forme que ce soit des figures obsédantes qui hantent et qui gouvernent notre destin.

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  • Par igaluck, le 21 avril 2014

    Le symbole peut sembler assez simpliste, mais il me permet de schématiser la situation d'équilibriste qui a toujours été la mienne. L'écriture s'alimente dans ce grenier empli de fantasmes; à chaque fantasme auquel la mémoire est soumise correspond un démon qui ne dort que d'un œil et que réveille la moindre manipulation des souvenirs. L'écriture n'a jamais guéri personne ni soulagé l'écrivain que tourmentent sans trêve les questions insolubles. (931)
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  • Par igaluck, le 21 avril 2014

    Je finis par douter du principe selon lequel être c'est savoir qu'on est : je n'ai jamais connu de vie si profonde qu'à cette époque où je n'existais qu'à travers la présence légère des choses - des parfums et des sons qui tournent dans l'air du soir. (899)

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