> Sylvie Denis (Traducteur)

ISBN : 2360510266
Éditeur : Orbit (2011)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaque... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 23 mai 2012

    Melisende
    Sans âme c'est peut-être le livre que j'avais le plus envie de trouver lors de mes visites en librairie d'occasion. Tout m'intriguait dans ce livre : le titre, l'illustration de couverture, le steampunk qui semble le qualifier… Je voulais attendre qu'il sorte en poche (il est sorti en avril dernier chez le Livre de Poche) mais je l'ai trouvé quelques semaines avant d'occasion en grand format (Orbit) alors… pourquoi attendre ?
    J'ai eu un peu de mal à entrer vraiment dans l'histoire dans le premier tiers du texte (mais il faut dire aussi que j'avais un emploi du temps assez chargé qui ne me permettait pas de lire sur de longues plages horaires…) mais une fois l'action bien mise en place, difficile de lâcher le livre avant d'avoir le fin mot de l'histoire ! Ce n'est pas forcément l'intrigue que l'on retient de cette lecture - bien qu'elle soit tout à fait correcte et intéressante à mon goût - mais surtout les personnages et l'univers qui restent dans nos esprits et valent le détour !
    Tout part d'une agression dans une bibliothèque lors d'une soirée dans la bonne société londonienne. Alexia qui mourait de faim se réfugie au milieu des livres pour commander un petit thé… et se retrouve avec un vampire mort sur les bras ! Celui-ci aurait dû savoir qu'il ne servait à rien de l'attaquer mais il paraissait complètement désorienté et ne savait plus où il habitait… Après expertise et interrogatoire, il semble même que ce vampire n'ait pas de créateur et de nid… mais d'où vient-il ? Qui l'a changé ? Et voilà qu'en plus, les héros découvrent que des loups-garous solitaires ont disparu de la circulation sans laisser de trace… quelque chose se manigance à Londres, mais quoi ?
    L'intrigue met un petit moment à se mettre à décoller. Au début, j'ai eu vraiment du mal à comprendre où l'auteure voulait en venir et j'ai dû attendre une bonne centaine de pages pour voir un début d'explications… cette installation peut freiner quelques lecteurs mais, pour ceux qui pourraient douter, n'hésitez plus, la suite est bien rythmée, la dernière partie bouge beaucoup et la résolution de « l'enquête » est assez originale, m'a parue sympa et bien ancrée dans l'univers steampunk adopté par Gail Carriger. Aucun doute, ça valait le coup d'aller jusqu'au bout !
    Si le rythme connaît donc des débuts un peu lents et chaotiques, l'univers et les personnages sont là pour harponner l'attention du lecteur et je peux témoigner, ça fonctionne du tonnerre !
    Les adjectifs « bit-lit » et « steampunk » liés à cette saga me faisaient peur. Enfin l'association des deux, surtout. Mais finalement, j'ai été surprise de trouver un univers cohérent et bien pensé. Tout roule !
    Alors pourquoi le qualificatif « bit-lit » ? Et bien parce que le lecteur est en présence d'une héroïne forte - et surnaturelle accessoirement - elle-même entourée de toutes sortes de créatures surnaturelles (loups-garous, vampires, fantômes…). Ajoutez à ce la une romance et une « enquête » dans un milieu « urbain » et vous avez votre définition. Ou presque. Pour le terme « steampunk », il suffit de jeter un œil sur la société dans laquelle évoluent l'héroïne et son entourage : c'est le Londres de la fin du XIXe siècle, corsets et ombrelles sont donc au rendez-vous… mais n'oubliez pas les dirigeables, les machines à vapeur, les petites inventions présentes dans les maisons et ajoutez quelques balles en argent dans le manche de la fameuse ombrelle de l'héroïne…
    Les créatures surnaturelles sont connues (pour les principales) et intégrées dans la société victorienne londonienne et l'humain lambda a appris à vivre tant bien que mal en leur compagnie. La Reine elle-même possède des conseillers de chaque race, pour optimiser le gouvernement ! Et c'est là qu'on voit le talent de Gail Carriger… parce que la jeune femme parvient à installer des créatures sorties de l'imaginaire collectif dans une société historiquement réelle… et le résultat est vraisemblable, presque naturel !
    Le deuxième point fort de cette histoire réside, à mon goût, dans les personnages créés par l'auteure. Des personnalités fortes, complexes, pas banales… des noms que l'on retient un moment et qu'on n'oublie pas une fois le livre refermé !
    A commencer par l'héroïne, Alexia Tarabotti. La demoiselle vit avec sa mère, son beau-père et ses deux demi-sœurs dans une demeure modeste mais pas dénuée de commodités. Elle tente de suivre la mode malgré son apparence bien loin des canons de beauté de l'époque. Alexia a hérité des gênes italiens de son père… adieu donc les boucles blondes et les yeux bleus et bonjour le teint mat, les yeux sombres, une morphologie voluptueuse et un nez proéminent. A 26 ans, la demoiselle est donc toujours célibataire et à la charge de sa famille… son goût pour les lectures scientifiques, sa répartie cinglante et son absence d'âme n'aident pas à lui trouver un époux convenable, au grand damne de sa chère Mama.
    Cette héroïne forte, têtue et indépendante doit en plus composer avec Lord Maccon, l'alpha des loups-garous de Londres qui ne rate jamais une occasion de la mettre en rogne. Débraillé, bordélique et brusque, le Comte se révèle également protecteur et même attentionné (si si !)… Deux tempéraments explosifs qu'il ne vaut mieux pas laisser dans la même pièce… échanges cinglants et mobilier endommagé vous récolterez !
    A mon goût, un troisième personnage sort du lot. J'ai nommé : Lord Akeldama, le vampire… à froufrous et dentelles ! Si vous entendez des « ma Colombe », si vous voyez des rubans et apercevez un veston rose, ne cherchez plus, vous êtes en compagnie de ce vampire très puissant… mais pas comme les autres ! (C'est l'ancêtre du glam rock !)
    Sans âme abrite de nombreux autres personnages secondaires qui possèdent tous une personnalité sous-jacente que l'on devine complexe et travaillée. Citons par exemple la mère et les deux demi-sœurs d'Alexia qu'on croirait tout droit sorties de Cendrillon ou d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen, le domestique silencieux mais efficace, la meilleure amie un peu naïve mais bienvenue pour les confidences, le second de Lord Maccon gentil mais inquiétant… et beaucoup d'autres du côté des vampires mais également des humains.
    Tous ces personnages évoluant dans le Londres victorien forment un univers riche qu'il me tarde d'explorer à nouveau grâce aux tomes suivants !
    La présentation de l'auteure en quatrième de couverture annonce un mélange de Jane Austen et de Charlaine Harris… et c'est le cas ! Avec une qualité « littéraire » plus proche d'un roman de Jane Austen que de la créatrice de Sookie Stackhouse, tout de même !
    De l'humour, de l'ironie dans cette société londonienne où les bonnes manières et la bienséance sont souvent détournées… Ajoutez à cela les créatures surnaturelles qui ne sont pas forcément toutes distinguées et bien élevées (à commencer par les loups-garous) et vous assistez à des scènes cocasses.
    Alexia l'héroïne, loin d'être cruche et étant particulièrement curieuse des choses de la vie… amène d'autres situations très amusantes et totalement déplacées de la part d'une jeune fille de bonne famille !
    C'est vraiment très frais, amusant, bien pensé… voilà un très bon moment de lecture et un titre qui sort des sentiers battus ! A découvrir, pour sûr… et à poursuivre !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-protectorat-de-l-ombrel..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Elphie, le 13 avril 2011

    Elphie
    Pour une obscure raison, l'ère victorienne se prête énormément aux récits fantastiques (serait-ce lié au sang lycanthrope qui coule dans les veines de la famille royale ?) aussi, voir des loups-garou, des vampires et des fantômes co-habiter en (quasi) parfaite harmonie avec les humains à une telle époque n'est pas le plus original de l'histoire. L'intrigue n'est d'ailleurs pas le point essentiel de l'histoire, on se doute assez tôt de l'issue finale. Non, le point fort de ce roman réside dans ses personnages hauts en couleur.
    Dans Sans âme nous faisons donc la connaissance de Alexia Tarabotti, jeune vieille fille de 26 ans aux cheveux trop bruns, la peau trop mâte et le caractère bien trop trempé pour plaire à la gente masculine. L'histoire de passe sous le règne de la reine Victoria, à une époque où les loups-garou, vampires et fantômes sont acceptés de tous et ont même accès aux plus hautes fonctions de la monarchie.
    Alexia Tarabotti est, comme je le disais, une veille fille de 26 ans, mise au rancart depuis ses 15 ans. Aussi, pendant que ses demi-soeurs pensaient à la meilleure tenue pour telle soirée, se devait-elle de trouver une autre occupation. Mais le plus souvent, ce sont les occupations qui la trouvent : Alexia a le chic pour se retrouver dans les pires situations. Cela commence par une attaque de vampire pendant qu'elle prend son thé qui se termine avec une tarte à la mélasse, et qui l'a conduit ensuite à enquêter sur des disparitions de surnaturels. de quoi bien occuper ses journées !
    Alexia est une sans-âme, une paranaturelle (je vous laisse découvrir par vous-même sa signification), et déclarée comme telle. Elle est bien connue des autres êtres surnaturels et surtout de Lord Maccon, le loup Alpha de Londres - beau, bourru et écossais, on reste difficilement insensibles (ce dernier va d'ailleurs bien l'aider lorsqu'elle en viendra à mettre en pratique ses découvertes...), son meilleur ami est un vampire excentrique, Lord Akeldama, et sa seule amie, Ivy Hisselpenny est tout aussi fantasque, surtout lorsqu'il est question de chapeaux.
    Entre Elizabeth Peters (pour l'esprit à la Amelia Peabody de Alexia), Jane Austen (la famille de Alexia ressemble à s'y méprendre à celle de Lizzie) et Charlaine Harris (les vampires parmi les humains), Gail Carriger nous offre là un roman jubilatoire.
    L'intrigue bien maitrisée et pleine de rebondissements, et les personnages hauts-en-couleur en font un roman des plus jouissifs. Un humour omniprésent et une présence fantastique justement maîtrisée, le tout saupoudré d'un peu de romance et de sensualité rendent le tout encore plus plaisant.
    Les pages se tournent toutes seules, répliques cinglantes et situations truculentes sont au rendez-vous, et dès les premiers mots nous sommes sous le charme d'Alexia Tarabotti, de Lord Maccon et de tous les autres personnages extravagants autour d'eux.
    Sans âme, c'est un concentré de bonne humeur. Aussi bon qu'un thé anglais accompagné d'une tarte à la mélasse ! Une histoire de vampires, de loup-garou et d'ombrelles en cuivre qui ne laissera personne indifférent !

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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 23 mai 2012

    PerdreUnePlume
    J'avais pas mal entendu parler de ce début de série lors de sa sortie en GF, et plutôt en bien je dois dire ! Suffisamment en tout cas pour attirer ma curiosité et me pousser vers ce partenariat LA lors de sa sortie en poche.
    Soyons clair j'ai juste adoré !
    Il m'a tout de même fallu la première centaine de page pour prendre mes marques, me demandant un peu où j'étais tombée... parce que c'est loin d'être simple et assez inédit je dois dire.
    Pour résumer : de l'urban fantasy mêlée de steampunk à l'époque victorienne, le tout saupoudré d'un humour grinçant et de dialogues à la Jane Austen. Cocktail explosif !
    Passé donc cette première phase et cerné le genre, on ne peut juste plus lâcher le livre avant la fin, c'est hautement addictif.
    Le personnage d'Alexia est surprenant, attachant et surtout très drôle comme la galerie de personnages qui l'entourent (j'ai tout de suite beaucoup aimé Lord Maccon !), atypiques sans être caricaturaux ou grossiers. Elle détonne assez (pour une époque où l'on était déjà considérée comme vieille fille à 22 ans !), à la manière d'Elisabeth Bennet notamment par son intelligence et son indépendance, son peu de cas du qu'en dira-t-on, sa répartie etc... j'ai fait le lien régulièrement entre les deux personnages.
    "Quoi que ce fût, Alexia était née ainsi, pleine de logique, de raison et de mots blessants."
    Le décor lui (mis à part pour l'aspect urban fantasy) est réaliste et reflète bien le Londres de l'époque avec ses réceptions, ses jeux de cour et surtout ses principes moraux.
    J'ai été tellement séduite par l'univers, les personnages et le style que je dois avouer que l'intrigue est un peu passée au second plan. Elle est bien là, présente et cohérente mais n'offre rien d'exceptionnel, à la limite du prétexte pour moi, j'ai suivi le rythme sans vraiment lui apporter une grande place dans la trame générale du tome. Pour le coup je ne pourrais pas vous en dire grand chose, elle est assez simple, presque évidente mais comme ce n'est pas l'élément essentiel du roman ce n'est pas choquant !
    Plus que tout ce que j'ai apprécié c'est ce mélange des genres, cette combinaison improbable et pourtant si juste que nous offre Carriger de sa plume délicieusement moqueuse (et elle le sens de la formule croyez-moi !).
    C'est essentiellement ce qui fait de cette lecture un coup de cœur : son côté improbable, je dirai presque un ovni du genre.

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2012/05/23/Sans-%C3%A2me
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  • Par Korto23, le 18 mai 2012

    Korto23
    Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n'a pas d'âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau, compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l'affaire. Des vampires indésirables s'en mêlent, d'autres disparaissent, et tout le monde pense qu'Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?
    Alexia Tarabotti est une jeune italienne dépourvue d'âme, la protégeant efficacement des créatures surnaturelles. Cette vieille fille de vingt-cinq ans n'a clairement pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas une seule seconde à envoyer balader certains personnages. Sous ses grands airs d'aristocrate arrogant et insupportable, Lord Maccon évolue progressivement jusqu'à devenir craquant et docile, ce qui est assez truculent pour un loup-garou alpha. La relation entre Alexia et Lord Maccon est une délectable joute verbale et sentimentale. Naturellement, quelques scènes érotiques figurent dans cette lecture, mais l'humour de l'auteure s'est insinué avec habilité pour les rendre risibles. de plus, avoir une aversion envers un personnage à cause d'un incident avec un hérisson, il fallait quand même trouver l'idée ! Quant aux personnages secondaires, ils sont hautains et condescendants de par leur bourgeoisie.
    La plume de Gail Carriger est fluide, mais surtout sarcastique et ironique. Sans Âme est une cocasse combinaison d'humour typiquement anglais. Malgré toute l'obscurité et la tristesse qui figurent dans ce monde peuplé de vampires, de loup-garous et du brouillard caractéristique de Londres, cette lecture est extrêmement désopilante et insolite. Naturellement, le meilleur humour provient des interactions entre Alexia et Lord Akeldama, qui a réussi à décrocher plus d'un sourire à mes lèvres. D'ailleurs, si je devais ressortir tous les surnoms que ce dernier a donné à notre paranaturelle, je me ferais passer pour un Don Juan démodé, mais créatif ! Toutefois, je dois quand même signaler un léger bémol à cette lecture : la répétition de certains aspects. Je peux comprendre que cela soit primordial de temps à autres, mais il ne faut pas exagérer ! Néanmoins, l'aspect policier n'est nullement négligé et les rebondissements sont assez inattendus.
    Gail Carriger a beaucoup travaillé sur la construction de son habile univers et des nombreuses individualités qui vivent dans cette version paranormale de Londres du XIXème siècle. L'organisation de cette société victorienne est bien arborée, avec de pertinentes informations sorties au bon moment. Contrairement à la généralité des auteurs de son genre, l'auteure adhère à certaines normes, mais elle ajoute sa propre patte personnelle. Par exemple : le fabuleux concept du paranaturel où le rôle de ces personnes est historique et unique. Je vais garder un œil sur la façon dont l'auteure développera cette fascinante notion dans les tomes à venir. Bref, la mythologie mise en place par l'auteure est assez complexe, mais très plaisante et intéressante.
    Conclusion, ce premier tome des Aventures d'Alexia Tarabotti est, malgré quelques répétitions, une incroyable lecture amusante et je suis déjà plus qu'impatient d'avoir le second tome, en format poche, entre mes mains.

    Lien : http://bibliodekorto.blogspot.com/2012/05/gail-carriger-sans-ame.html
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    • Livres 4.00/5
    Par gwendal, le 23 janvier 2011

    gwendal
    Mon deuxième livre de l'année (après Kalix de Martin Millar) pris sur l'étalage de mon revendeur habituel, à l'aveugle, me laissant attirer par l'accroche de l'éditeur.
    Alors vous allez me dire, mais il y a encore de gros morceaux de loup garou dedans !! Oui, mais accompagné de petits dés de vampire, le tout cuisiné à feu doux dans une sauce victorienne (avec un soupçon de Jane Austin) un peu épicée par moment et finalement saupoudré d'une touche de Steampunk pour le liant.
    Trêve d'images culinaires et reprenons tout ça dans le détail. C'est donc de la fantasy urbaine (qu'on peu ici aussi appeler bit-lit, bien que sortant des carcans du genre) plutôt bien troussée, qui se lit facilement, sans trop fatiguer les neurones. Une aventure agréable à suivre, malgré une histoire relativement convenue et une ou deux facilités scénaristiques. Quelques personnages intéressants (Lord Maccon, Lord Akeldama et le professeur Lyall) pas très fouillés mais qui sortent bien du lot et une héroïne des plus attachante. Oui j'ai bien aimé Mademoiselle Tarabotti, sa langue très (trop ?) pendue et son caractère affirmé.
    On se retrouve donc plongé dans un Londres aux ambiances victoriennes, assez bien rendu, sa société hierachisée, ses règles de bienséance, sans oublier sa mode vestimentaire (on sent que l'auteur aime bien ça). Si je parle de Jane Austin plus haut (bien que n'étant pas de cette époque) c'est pour la place des femmes dans la société donnée dans ce livre, besoin de trouver un mari pour exister socialement et assurer sa survie économique, peur du "qu'en-dira-t-on". C'est traité avec humour et avec le recul que Madame Austin n'avait pas à l'époque (bon la qualité d'écriture n'est pas la même et pas de critique sociale ici, c'est de l'aventure je vous ai dis ). La mère de Mademoiselle Tarabotti m'a fait penser à Miss Bennet dans Orgueil et préjugés le film de 2005.
    Pour la partie épicée de la recette, certaines scènes sont assez érotiques (mais pas trop), je m'en serai pour ma part bien passé, mais j'ai l'impression que c'est un passage obligé dans le genre. Enfin ça passe sans trop de soucis, car une fois de plus c'est écrit avec beaucoup d'humour.
    Pour finir la petite touche Steampunk vient s'intégrer parfaitement à l'histoire, certes c'est du classique (dirigeables, machines à vapeur) mais cela donne au final un bon liant à l'univers de Gail Carriger. Son monde est finalement assez consistant et tient pas mal la route, c'est aussi pour lui que j'ai bien aimé ce roman.
    En résumé un bouquin bien sympathique, à lire en amuse gueule entre deux oeuvres plus consistantes. J'attends quand même la suite que je lirai sans cacher mon plaisir. A lire pour ceux qui aiment la fantasy urbaine d'aujourd'hui et qui veulent changer de décors :)
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Citations et extraits

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  • Par Melisende, le 23 mai 2012

    Madame Loontwill fit ce que toute mère bien préparée aurait fait en trouvant sa fille célibataire dans les bras d'un gentleman loup-garou : elle fit une crise très décorative, et très bruyante, d'hystérie.
    Conséquence de ce vacarme considérable, tous les membres de la maison Loontwill se ruèrent hors des chambres qu'ils occupaient et se précipitèrent dans le grand salon. Naturellement, ils avaient cru que quelqu'un était mort ou que mademoiselle Hisselpenny était arrivée avec un chapeau d'une laideur sans pareille. Au lieu de quoi, ils trouvèrent quelque chose de bien moins vraisemblable : Alexia et le comte de Woolsey romantiquement imbriqués.
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  • Par PerdreUnePlume, le 18 mai 2012

    Quoi que ce fût, Alexia était née ainsi, pleine de logique, de raison et de mots blessants.
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  • Par LittleJohn, le 06 juin 2011

    Elle fit une pause. "Un vampire m'a attaquée la nuit dernière."
    Ivy fit semblant de s'évanouir.
    Alexia maintint son amie debout par la force en raidissant le bras sur lequel elle s'appuyait. "Inutile de tituber, il n'y a personne d'important pour te rattraper dans les environs."
    Ivy se redressa et dit sur un ton plein de véhémence: "Dieu du ciel, Alexia, mais comment fais-tu pour te fourrer dans ce genre de situation?"
    Alexia haussa les épaules et se mit à marcher plus vite, si bien qu'Ivy dut trotter sur quelques pas pour rester à sa hauteur.
    "Qu'as-tu fait?" Elle n'allait pas se laisser dissuader.
    "Je l'ai frappé avec mon ombrelle, bien entendu.
    - Non!
    - En plein sur la tête. Je ferais la même chose à quiconque m'attaquerait, être surnaturel ou pas. Il est venu me voir comme ça, sans qu'on ait été présentés ni rien!"
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  • Par Lefso, le 11 juin 2011

    Le comte finit par la soulever et l'asseoir. Puis il roula sur lui-même pour se dégager et se leva en la hissant d'un bond sur ses pieds sans cérémonie.
    "Lord Macon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ?"
    Le comte souleva un sourcil élégant. "La première fois que nous nous sommes rencontrés, je crois que c'est moi qui ai fait une chute particulièrement indigne.
    - Comme je vous en ai déjà informé, précisa Alexia en brossant sa robe, je n'avais pas laissé le hérisson là intentionnellement. Comment pouvais-je savoir que vous alliez vous asseoir sur cette malheureuse créature ?" Elle leva les yeux et, choquée, poussa un petit cri. "Vous avez du sang plein le visage !"
    Lord Macon s'essuya avec la manche de sa redingote tel un enfant polisson surpris le visage couvert de confiture, mais ne s'expliqua pas. À la place, il indiqua le fiacre en rugissant : "Voyez ce que vous avez fait ! Il est parti !"
    Alexia ne voyait pas, parce qu'il n'y avait plus rien à voir dans le fiacre. L'homme de l'ombre avait saisi l'occasion que lui offrait sa chute infortunée pour s'échapper.
    "Mais je n'ai rien fait, moi ! C'est vous qui avez ouvert la porte. Je suis tombée c'est tout. Un homme était en train de m'attaquer avec un mouchoir mouillé. Qu'étais-je censée faire d'autre ?"
    Lord Maccon ne trouva rien à répondre à une défense aussi baroque.
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  • Par Radicale, le 20 février 2011

    Lord Maccon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ?
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