Par Stephen Carter

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Robert Laffont 2009
ISBN : 222109624X  
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Aussi captivant, aussi irrésistiblement intelligent qu Échec et mat : Stephen Carter s impose décidément comme le grand romancier de la bourgeoisie africaine-américaine. Reprenant le cadre (l'université d'Elm Harbor, petite ville de Nouvelle-Angleterre représentative des États-Unis d'aujourd'hui) et deux personnages secondaires d' Échec et mat, Carter poursuit avec La Dame noire sa radioscopie passionnante des élites noires et de la question raciale. D'une rare qualité littéraire, son thriller aborde tous les thèmes d'une grande fresque sociale « à la Balzac » : que font, que sont les individus face à l'ambition, la richesse, les enjeux de pouvoir, leurs illusions perdues... et face à la mort, criminelle, de l'un d'entre eux. Lemaster Carlyle, président de l'université de New England College, l'une des plus prestigieuses d'Amérique, forme avec sa femme Julia, elle-même doyenne et vice-présidente de l'école de théologie, un des couples africains-américains les plus jalousés de Nouvelle-Angleterre. Un soir, alors qu'ils rentrent d'une réception à l'université, ils sont pris dans une tempête de neige et leur voiture quitte la route. Près du lieu de l'accident, ils découvrent un cadavre. Julia, horrifiée, reconnaît le corps de son ancien amant, Kellen Zant, devenu depuis un brillant professeur d'économie de New England. Ce crime va avoir sur chaque membre de la famille Carlyle des conséquences dévastatrices dont l'onde de choc se propagera jusqu'à la Maison Blanche. Car, en même temps qu'elle démasque la bienveillance de façade des habitants d'Elm Harbor (surnommé par Julia « le c ur de la blancheur ») à l'égard de « l'obscure nation », l'enquête sur le meurtre de Kellen en réveille un autre, vieux de trente ans, qui semble impliquer Lemaster et son ami le Président...

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Critiques et avis sur La dame Noire


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    • Livres 4.00/5
    Par Giwago, 2009-07-14 20:52:47

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    Stephen Carter

    La Dame Noire









    Quatrième de couverture :





    Ils sont beaux, riches, puissants, familiers de la Maison Blanche… Julia et Lemaster Carlyle forment l’un des couples africains-américains les plus jalousés de Nouvelle-Angleterre, ce bastion de la « blanchitude ». Un soir, alors qu’ils rentrent d’une réception à New England, la prestigieuse université que Lemaster dirige, ils sont pris dans une tempête de neige et leur voiture quitte la route. Près du lieu de l’accident ils découvrent un cadavre. Julia, horrifiée, reconnaît le corps de son ancien amant, l’éminent économiste noir Kellen Zant.

    Ravivant les plaies de la question raciale, ce crime va avoir sur la petite ville universitaire et sur chaque membre de la famille Carlyle des conséquences dévastatrices dont l’onde de choc se propagera jusqu’au Bureau ovale. Car l’enquête sur le meurtre de Kellen lève le voile sur un autre, vieux de trente ans, qui semble impliquer Lemaster et son ami le Président…



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    • Livres 4.00/5
    Par Fanyoun, 2009-07-21 19:13:43

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    Les premières du roman ont été lues assez rapidement mais après avoir interrompu ma lecture pour diverses raisons, j'avoue avoir eu du mal à reprendre le fil. La multitude de personnages secondaires, des détails à la pelle ont eu raison de mon manque de concentration. J'ai donc relu en diagonale les chapitres déjà lus et là, la magie a opéré : impossible de lâcher ce roman.



    Le romancier, après avoir dressé un portrait quelque peu "froid" de Carlyle (trop parfait, hautain) recentre son histoire sur Julia. Julia qui va se mettre en quête de résoudre le meurtre de son ancien amant lié indiscutablement à celui de Gina, jeune fille blanche, assassinnée quelques trente plus tôt.



    Un polar certes, mais ce roman n'est pas que cela. L'auteur aborde des thèmes très sérieux sociologiquement , des préjugés dont l'Amérique n'a pas réussi à se défaire : celui de "la pâle nation" et de "l'obscure nation", je crois qu'il est inutile de préciser qui est qui. Ce problème existe toujours mais l'élection récente d'Obama montre cependant une certaine évolution. Carter définit et décrit parfaitement que la couleur de peau est un signe distinctif aux Etats-Unis et ce, malgré la réussite sociale : l'intégration reste difficile et quelques concessions sont indispensables pour gagner respect et reconnaissance au sein de ce pays de plus en plus moralisateur et puritain.



    L'écriture de Stephen Carter est tout en finesse, il joue avec les mots, nous embrouille et les personnages sont construits avec intelligence. Maîtrise parfaite du style. Je ne préfère pas dévoiler même une toute partie de l'histoire, ce serait faire insulte à l'auteur et la manière dont son roman est construit mais vous encourage à vous laisser tenter par cet excellent polar. Si les quelques 650 pages ne vous effraient pas, c'est le thriller parfait pour les vacances. Rebondissements, intrigue et fin surprenante.

    Lien : http://fanyoun.over-blog.net/article-34018964.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par restling, 2009-07-15 13:50:35

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    Un roman complet et complexe que La Dame Noire.



    Pour ce qui est de l’intrigue policière, j’ai été largement servie : pas de temps mort, des rebondissements en cascade, une enquête intrigante, un vrai sac de nœuds, une intrigue diaboliquement complexe, un jeu de piste, des énigmes, des organisations secrètes et très puissantes, des conspirations…



    Une enquête sur un crime qui se déroule au départ du roman nous entraine vers une enquête sur un crime vieux de plus de 30 ans, nous avons donc une intrigue à deux niveaux temporels, aspect que j’aime particulièrement dans les romans.



    Le style m’a paru un peu « ampoulé » au départ mais j’ai vite accroché à cette manière d’écrire foisonnante de détails, aux phrases longues et habilement structurées, aux métaphores et comparaisons subtiles, aux multiples figures de style que je ne saurais même pas nommer



    J’ai particulièrement aimé l’expression « innocence sardonique » pour illustrer le visage d’une adolescente s’adressant à sa mère.



    Ici et là, sont livrés discrètement au détour d’une phrase, presque l’air de rien, des éléments très importants de l’intrigue.



    Au-delà du simple polar, l’auteur nous emmène vers une réflexion sociologique et il apparait clairement que la barrière entre « la pâle nation » et « l‘obscure nation » n’est pas encore tombée, loin de là. Et que même au sein de chaque population, il existe des classes sociales qui se considèrent comme supérieures, à part…

    Découverte faite à l'occasion de l'opération Masse Critique de Babelio. Merci !

    Lien : http://legrandnullepart.over-blog.com/article-33434506.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, 2009-07-08 18:16:15

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    « La dame noire » est un roman foisonnant sur la communauté africaine-américaine et plus particulièrement sur la frange privilégiée de celle-ci. On est loin des quartiers populaires où les noirs sont ghettorisés par des politiques mises en place par les blancs. Non, l’action se situe dans les quartiers huppés, mettant en scène des noirs qui ont réussi et qui se sont immiscé dans les sphères du pouvoir. D’ailleurs, le couple Carlyle est un de ces couples qui a préféré s’installer dans une ville où la population est quasiment exclusivement blanche, au grand dam de leurs familles, qui leur reproche une sorte de trahison. Cela m’a un peu fait penser à Condoleeza Rice.



    Stephen Carter, lui-même proche de ces milieux intellectuels assez huppés, développe dans ce roman les luttes d’influence au sein de la communauté noire bourgeoise, celle qui appartient à des clubs selects, en apparence inoffensifs, mais au sein desquels se jouent des enjeux politiques insoupçonnés. Le maître mot est la discrétion ! En effet, l’important est de ne jamais laisser paraître le pouvoir acquis par ces africains-américains, mais de toujours laisser croire aux caucasiens (les blancs ) que ce sont eux qui tirent tous les fils ! Mais au final, ce fil conducteur n’est que peu développé par rapport à l’enquête que mène Julia Carlyle au sujet de la mort de Kellen Zant. Double enquête en parallèle, puisque ce décès fait resurgir le meurtre, vieux de trente ans, de Gina Joule, fille d’un professeur de l’université.



    J’ai vu que certains lecteurs reprochaient au roman que les relations noirs-blancs étaient finalement peu développées et que c’était dommage. Je n’ai pas trouvé cela préjudiciable, personnellement, car, selon moi, le message que veut véhiculer Stephen Carter passe parfaitement bien ! Et le roman est quand même avant tout un thriller, et un excellent thriller ! Il sort des sentiers battus de par son sujet et ses personnages. Et je dois reconnaître que la fin m’a bluffée ! Les personnages sont très bien construits, leur psychologie est parfaitement fouillée et le moins qu’on puisse dire c’est que l’auteur excelle à brouiller les cartes à leur sujet. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je doutais de tout le monde. Lemaster est évidemment le personnage qui apparaît le plus ambigu mais même Julia me semblait fausse et double alors qu’elle est le personnage central dans la majorité du roman. Je ne vais bien sûr pas vous dire si j’ai eu raison ou non de la soupçonner. Mais je dois reconnaître cette force du romancier de réussir à faire douter de tous ses personnages. Le seul reproche que je pourrais formuler concerne les quelques longueurs et les quelques passages où j’ai trouvé que l’auteur tournait un peu en rond, mais même là, c’est minime car j’ai énormément apprécié ce roman et ça ne m’a pas vraiment gêné. Surtout que l’écriture y pallie, tant elle est maitrisée. J’ai bien envie de lire son premier roman, « Echec et mat », mais je vais quand même attendre quelques temps avant de m’y attaquer car c’est aussi un pavé !

    Lien : http://www.chaplum.com/la-dame-noire-de-stephen-carter-1373
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cbougeau, 2009-07-01 11:47:40

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    Une petite ville de Nouvelle Angleterre.

    Un couple afro-américain brillant.

    Une tempête de neige… une embardée … un cadavre sur le bord de la route et pas n’importe quel cadavre, celui de l’ex amant de Julia. Très vite de curieux événement vont s’enchaîner. Et si ce cadavre n’était que la face visible d’un l’iceberg, l’enquête doit être menée discrètement pour éviter quelques désagréments à cette université prisée par la haute société américaine. Nous comprendrons très vite que certain de ces hauts dignitaires n’ont tout bonnement pas envies que l’enquête aille à son terme.

    Va resurgir alors une affaire, vieille de 30 ans, impliquant les mêmes personnes.

    En 650 pages Stephen Carter nous dresse le portrait la classe américaine noire où discrimination, morale, corruption, lutte sont les fils conducteurs de ce polar qui, s'il est parfois un peu lent mais n’en est pas moins passionnant et captivant.

    Lien : http://dunlivrelautre.blogspot.com/2009/06/la-dame-noire-de-stephen-..
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Citations et extraits de La dame Noire


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  • Par Nanne, 2009-05-29 21:03:13

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    Le professeur Zant était l'inventeur d'une formule particulière en économie, n'est-ce-pas ? Une sorte de théorème ? Une méthode pour mieux estimer les valeurs boursières passées en fonction d'événements hypothétiques, a répondu le président, cherchant une nouvelle fois à tester l'intellect des deux limiers. Ils ont attendu la suite. C'était encore à ses débuts, quand j'étais jeune diplômé, a poursuivi Lemaster. L'équation Zant-Feldman, l'une des avancées les plus significatives de la théorie de la finance au cours de ces cinquante dernières années.
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