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ISBN : 2253118672
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 136 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ma fille est ma meilleure amie ; mon père n'est pas méchant, maman ; arrange-toi, tu es déguisée ; ma mère est bête; ma fille est idiote; j'aime encore mieux que mon mari me trompe avec notre fille ; ma fille est née dans une rose mais périra dans le chou ; ma mère a un... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Verdorie, le 10 juin 2013

    Verdorie
    Dans le recueil "L'Inceste"... Euh, non...dans le recueil "L'Insecte" (fichu clavier d'ordi qui a la fâcheuse tendance péremptoire de vouloir s'exprimer à ma place)...l'auteur s'est muni de sa grande loupe d'"entomologiste" pour étudier les relations mère-fille.

    Ajustant ensuite le dioptre de son fusil, Claire Castillon a su viser juste dans ces dix-neuf textes courts, comme autant de contes cruels, qui décortiquent les rapports (souvent conflictuels) entre mères et filles.
    L'écrivain peut user du registre loufoque (combat de catch féminin dans la choucroute ; un suicide par suppositoire...) ou d'un style plus "barbare" comme dans la nouvelle "Münchhausen par procuration"...mais elle sait, en tout cas, illustrer à merveille toute la complexité des déviances de l'amour maternelle ou filiale. Les mères sont agitées, abusives, démontrées cruelles. Et les filles...eh, bien, elles ne sont (parfois) pas beaucoup mieux ! On s'embrasse tendrement pour mieux se poignarder...

    Nous connaissons tous le goût, parfois emmiellé, parfois surprenant, ou encore bien acide des bonbons acidulés ; l'auteur nous permet de savourer ces histoires et de les interpréter à notre propre gustation : mantes religieuses ou papillons assoiffés de liberté ?
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 06 avril 2012

    carre
    Les relations mère-fille disséquées en dix-neuf nouvelles par la belle et talentueuse Claire Castillon. Mais sous son apparence angélique, Castillon nous balance ces histoires façon uppercut, le genre de coup dont on se relève difficilement car c'est souvent malsain, violent, haineux, anxiogène. Et puis de de tant à autre la jeune auteur nous offre une accalmie, ou l'amour maternelle, la compréhension permettent au lecteur de souffler. Mais rassurez-vous, la demoiselle ressort rapidement les poings et nous secoue sévère. Et pourtant, on se surprend à aimer ces histoires compliquées ou malsaines car les personnages malgré leurs défauts sont attachants. Et si Castillon mettait à nu la complexité humaine ?
    En tout cas, que ce soit sous la forme du roman ou des nouvelles, Claire Castillon continue son chemin tortueux mais pas dénué d'intérêt.
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    • Livres 5.00/5
    Par Croquignolle, le 18 février 2015

    Croquignolle
    Waow... Quelle lecture ! J'en ressors, essoufflée, décoiffée, le coeur battant de tant d'intensité et de violence. Ca va être difficile de faire une vraie critique car je suis encore sous le coup des émotions. Je vais prendre le temps de reprendre le souffle.
    ....
    "Insecte" est un recueil de nouvelles retraçant diverses relations mère-fille. J'ai l'impression que Claire Castillon a choisi de décrire les situations les plus déséquilibrées, les plus extrêmes pour nous secouer et nous faire réagir. Oui, cela existe vraiment ! Certaines en tous cas. Toutes peut-être. Quelle folie !!!
    La nouvelle "Insecte" est insoutenable : une mère cautionne en fermant les yeux la relation incestueuse entre sa fille et son mari. Malaise permanent tout au long de ce petit texte, beaucoup trop long tant il est dur. Une surprise pourtant nous attend à la fin.
    "Münchhausen par procuration" nous révèle l'omniprésence malsaine de la mère au chevet de sa fille malade. Que ne fait-on pas par amour ?
    "Un anorak et des bottes fourrées" retrace les réactions critiques et violentes d'une fille envers sa mère malade du cancer. Quels autres mots aurait pu trouver une jeune fille face à ce gouffre qu'est la maladie qui tue sa mère à petit feu ?
    Les mots sont cinglants, crus, violents. L'ambiance y est glaciale et un profond malaise s'installe au fil des pages.
    Et pourtant, ça et là, une immense tendresse ressort.
    J'ai été émue par la nouvelle "On t'embrasse affectueusement" qui parle de cette maman et grand-maman dans un asile regardant avec objectivité et recul la situation de la vie de ses descendants. Une merveille !
    Bref, je ressors de ce livre, bouleversée, émue et remuée. Et heureuse de prendre conscience que la relation avec ma mère n'est finalement pas si déséquilibrée que ça. hihihi
    La plume de Claire Castillon est incisive, précise, nette et efficace. Un style qui me plait énormément ! Quelle belle découverte ! C'est certain, je lirai d'autres livres de cet auteur aux mots percutants !
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    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 08 septembre 2010

    claracambry
    Avertissement : ô toi la mère qui adore ta fille ou ta fifille, toi qui ne voit que le bien partout et dont la vie semble tremper dans le rose , un conseil : passe ton chemin sous peine d'être traumatisée.
    Insecte ou dix- neuf textes courts et cinglants ! Dès la première nouvelle, on est prévenu du ton de ce recueil. Claire Castillon ne fait pas dans les bons sentiments mais plutôt dans le tranchant, l'acéré, les situations qui dérangent.
    Une plume sans concession, nette et directe qui vous abasourdit, qui fait rire ou rire jaune.
    Les rapports mère-fille sont disséqués, des rapports où la méchanceté, la cruauté existent, même si souvent il y a toujours un fond d'amour ….
    Cet amour maternel qui fait taire la mère battue par sa fille adolescente, l'amour de la fille pour sa mère qui se rebelle car cette dernière va mourir d'un cancer.
    C'est cinglant, écrit sans concession avec des phrases courtes qui vont droit au but et qui percutent !
    Un coup de cœur !

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/claire-castillon-insecte.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 18 janvier 2012

    Zazette97
    Publié en 2006, "Insecte" est un recueil de nouvelles signé de la plume française Claire Castillon, également auteure de "Les bulles", "Vous parler d'elle" ou encore de "on n'empêche pas un petit coeur d'aimer".
    "Insecte" consiste en 19 variations autour du thème des relations conflictuelles opposant des mères à leurs filles. A l'origine de ces rapports houleux et souvent violents : un dysfonctionnement. Absence d'instinct maternel dans "J'avais dit une", "Ils ont bu du champagne au restaurant" ou "Un bébé rose". Relation fusionnelle comme dans "Ma meilleure amie", morbide dans "On peut y remédier" et "Munchausen par procuration" ou castratrice dans "Tu seras une femme, ma fille", "La honte" ou "Noeud-noeud".
    "Insecte" évoque ces drames intimes faits de confrontations de femmes à femmes, marquées par l'absence - sinon la présence effacée- de la figure masculine, paternelle pour jouer les arbitres.
    Les mères et les filles dont il est question ici se retrouvent toutes au seuil du point de rupture, à l'heure où il faut choisir d'inverser les rôles, de continuer malgré tout ou de démissionner.
    La décision de couper le cordon est dans tous les cas difficile à prendre tant les rapports tissés entre ces femmes se révèlent forts malgré tout.
    Au delà de la violence verbale ou physique se dégage un manque de communication évident entre ces femmes. Mères et filles en révolte semblent choisir de se rabattre sur le lecteur, pris en aparté par un ton familier qui rappelle celui de la confession pour évoquer l'autre, cette partie d'elle-même qui ne la comprend décidément pas.
    Claire Castillon dresse ici autant de portraits de micro-familles éclatées, en souffrance sans hésiter à verser dans l'extrême au travers d'une écriture souvent acide et de chutes implacables.
    Une lecture choc que je n'oublierai pas de sitôt, même si j'aurais souhaité un peu plus de nuances dans l'expression de ces femmes pourtant fort différentes.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/01/insecte-claire-castillon.h..
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Citations et extraits

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  • Par Croquignolle, le 18 février 2015

    Quand elle arrive, dans le jardin, elle me fait signe, comme à une petite fille dans le fond d’une cour d’école, comme si j’allais me lever de mon fauteuil et courir jusqu’à elle. Alors je la regarde venir, le visage barré par une vilaine cicatrice parce que Jean-Lou lui a retiré son sourire. Il l’a convaincue de se tirer la peau pour se rajeunir un peu. Elle a beau essayer de me faire croire à la fête de leur vie, de leurs jours, elle a beau me parler d’une pièce de théâtre qu’ils ont vue, d’une bague qu’il lui a offerte ou d’un rêve qu’ils ont eu, je la vois s’étioler, comme une plante trop nourrie, trop gâtée, qui se fane. Il marche derrière elle, avec garçon et fille, mimant la joie et le destin fabuleux qui s’avancent, quand je serai morte.
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  • Par Croquignolle, le 18 février 2015

    Il s’écoule toujours au moins neuf mois entre deux visites de ma fille. C’est son mari qui coince, je crois qu’il n’aime pas l’asile. Quant à venir seule, sans lui, elle y a beaucoup pensé, mais deux cents kilomètres sans copilote, c’est bien dangereux quand on prend des tranquillisants, même occasionnellement. Alors elle m’appelle, ésite, promet de venir et puis retarde, et quand elle arrive enfin, elle dit Tu vois, je suis là. Pour eux, c’est une sortie.
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  • Par Croquignolle, le 18 février 2015

    Quand j’étais petite, on s’entendait bien. Le soir, on consultait des guides de voyage et on disait à mon père qu’on aimerait partir ici ou là, alors il nous emmenait. Il n’y avait pas à insister longtemps. Et, plus tard, ma mère a soudain rétréci, elle a changé de pays. Sa contrée est impénétrable, elle est terrée dans l’ombre d’une misère sans limite. Je vais arrêter de la voir.

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  • Par Croquignolle, le 18 février 2015

    Ce dimanche, quand la mère est venue à la morgue reconnaître sa fille, elle a été outrée. Elle a seulement dit que ce n'était pas sa fille, sa fille étant une vraie femme désirable, fabriquée par ses soins et qui n'aurait jamais toléré dans la mort d'avoir les cheveux gras.

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  • Par BMR, le 06 août 2007

    [...] Elle m'énerve avec son cancer, elle n'a pas idée. On lui a d'abord prescrit quelques rayons, ça ne devait pas être méchant. Finalement, on lui a fait neuf chimio-thérapies. À force de s'écouter, comme dit papa, elle a laissé s'installer la maladie. Du coup, elle n'a plus un cheveu sur la tête et sa perruque la démange, alors souvent elle la retire, on lui a dit que ça nous choquait un peu parce que son crâne chauve est gênant, mais elle la retire quand même. Pour rire on l'appelle Tête d'Oeuf, Yul Brynner ou Bille de Noix. Le maquillage ne prend plus sur son teint jaune, mais elle s'acharne, alors elle en met trop, et l'autre jour, alors que je l'avais accompagnée faire quelques pas dans le jardin de l'hôpital, j'ai entendu quelqu'un dire Le travelo arrive, alors pour plaisanter je lui ai conseillé de se faire embaucher dans un cabaret. Mais ça ne l'a pas fait rire, j'ai été obligé de préciser que c'était de l'humour, oh là là, un peu de recul à la fin.
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