ISBN : B006M4J0MM
Éditeur : Grasset (2012)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
" Le plaisir, ça m'avait bien secouée, mais le plaisir à faire du mal, ça devient mille fois meilleur et ce serait ma façon d'aimer."Ainsi parle Evelyne, petite fille dérangée, puis jeune femme détraquée. A son compagnon Luiggi, le pizzaïolo, elle dit qu'elle fait des m... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 1.00/5
    Par LiliGalipette, le 09 février 2012

    LiliGalipette
    Evelyne est une enfant qui croyait à la famille. Et un jour, son père attache Lulu, son chien adoré, à l'arrière de la voiture. Et il démarre, traînant l'animal sur des centaines de mètres, pour lui apprendre à ne plus aboyer. de ce jour, Evelyne garde une rancœur envers son père et une violence qui s'exprime un jour contre sa mère, à coups de marteau. Evelyne a cédé aux cloches qui retentissent dans sa tête, elle a cédé au besoin et au plaisir de faire mal. « Quand je faisais du mal, ça me faisait du bien. » (p. 32) Et ce plaisir ne s'éteindra pas : Evelyne devient savamment et perversement sadique. « Je jouissais pour de bon dans son mal. le plaisir, ça m'avait bien secouée, mais le plaisir à faire du mal, ça devenait mille fois meilleur et ce serait ma façon d'aimer. » (p. 80)
    Désormais, son seul amour, son seul ami, c'est Lulu, chien sourd et estropié. À lui, elle dit tout et pour lui, elle accepte tout. Ce chien martyr est le dernier lien qui la rattache à la normalité. « C'est sûr que Lulu, c'est impeccable au niveau des barricades de protection, c'est la palissade devant le vide. Sans lui, je saute. Mais l'homme, ça va être un gros aspect de ma question désormais. Ce sera le balcon, je poserai les pieds dessus et des fois, ça tiendra, des fois pas. » (p. 55) Car à treize ans, Evelyne s'est découvert une passion pour les hommes et le sexe.
    Adulte, même mariée au gentil Luiggi, pizzaïolo sans histoire, et mère d'une petite Ophélie, Evelyne reste dérangée. À tous, elle fait croire qu'elle est technicienne de surface. Mais en vrai, elle est escort girl et plus clairement, elle fait la pute dans tous les quartiers de Zurich. Au-delà du sexe, c'est l'argent qu'elle aime : « S'il y a quelque chose à propos de quoi je peux philosopher seule, c'est de mon plaisir respiratoire quand je tâte des billets. C'est comme un coussin brodé. » (p. 126)
    Un jour, Evelyne rencontre Daniel et pour lui, elle devient Lulu. C'est d'abord l'amour fou. Il est idéaliste et très intelligent et elle s'abreuve de ses mots, encore et encore. Jusqu'au trop plein, jusqu'au ras-le-bol. Ensuite ? Que sonnent les cloches… Luiggi n'est pas si mal, finalement. « Luiggi et son terre à terre, c'est l'amarrage. Et quelquefois, la corde au cou, c'est une laisse, ça rassure. » (p. 188) Mais l'issue ne sera pas rassurante, ni douce, ni merveilleuse.
    Je n'ai pas aimé ce roman. La vulgarité et l'obscénité écœurent à toutes les pages. La scène initiale avec le chien est insoutenable (crise de larmes pendant une heure au bout de 5 pages, c'est malin !) L'anecdote de la mère bouchée du cul (l'auteur dit « rond », mais le pléonasme répété est irritant) tourne d'abord au bouffon, puis au dégoût. Entre pornographie, sadisme, scatologie et vénalité, j'ai trouvé le style de l'auteure et le sujet trop racoleurs. Pourtant, j'aurais pu m'identifier à la douleur de cette gamine qui voit son chien martyrisé. Mais non, le personnage est trop dérangé et trop peu crédible. J'ai entendu beaucoup de bien de ce roman et je m'interroge : l'immondice est à ce point vendeuse ?
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
  • Par jostein, le 18 janvier 2012

    jostein
    En 2010, j'avais raté Les cris, qui a eu de bons échos et je souhaitais découvrir l'écriture de Claire Castillon. Je me suis donc précipitée sur le dernier roman de Claire Castillon, sans avoir vu les critiques qui disaient pourtant "âmes sensibles s'abstenir".
    Le titre et la couverture sont engageantes mais je n'ai pas pu dépasser la soixantième page. Il est très rare que j'abandonne une lecture. Je supporte des longueurs, des intrigues mal ficelées, la banalité d'une histoire, des personnages antipathiques mais très rarement la vulgarité.
    Tout commence avec un acte de maltraitance animale. Moi qui adore les chiens, la lecture fut difficile à supporter. Ensuite, l'auteur enchaîne avec la pédophilie puis le sadisme, le sordide. C'en fut trop pour moi.
    Nul doute qu'il faut un grand talent d'écrivain pour constituer un tel environnement. Je crois comprendre ce que l'auteur a voulu montrer mais je n'ai pas pu y faire face.
    J'essaierai tout de même de découvrir cette auteur sur un autre titre.
    C'est pour moi très frustrant d'abandonner une lecture, d'autant plus que cet exemplaire m'avait été gentiment envoyé par Grasset. Bien sûr, je les en remercie très chaleureusement

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-les-merveilles-9737..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 06 janvier 2012

    claracambry
    Avertissement : âmes sensibles s'abstenir !

    Un premier mai qui tourne à un massacre. Evelyne, enfant, assiste à une scène d'une cruauté insoutenable. Impuissante, elle voit son père accrocher son chien adoré Lulu à l'arrière de la voiture et le traîner sur plusieurs centaines de mètres. Depuis ce jour, les cloches résonnent dans sa tête. Pour Luiggi son compagnon, elle fait des ménages dans une usine. Elle mène une double vie car il n'y a pas d'usine. Elle est escort-girl ou tout simplement pute.
    A son habitude, Claire Castillon nous fait renter très vite dans le vif sujet. Troisième page et l'horreur insoutenable. le père, représentant mal dégrossi, pète un plomb et Lulu trinque, plus qu'amoché. Je me suis retrouvée yeux écarquillés, la bouche formant un rond et d'où sortait un « oh » puis le souffle coup. La vie de la famille d'Evelyne est piquée, surpiquée. Jeux de mots chocs, petites phrases cinglantes et ça bouscule, ça télescope.
    Et les cloches tintent, elle se livre à la brutalité. Evelyne s'enferme dans un autre monde tout aussi désenchanté que le réel.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/claire-castillon-les-merveilles.htm

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/claire-castillon-les-merveill..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par soleilrose, le 02 mai 2012

    soleilrose
    impossible a continuer .Lecture trop dure poutant je lis Claire Castillon depuis le début mais je trouve que la méchanceté a des limites .............
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 19 janvier 2012
    Pour son onzième roman, Claire Castillon détruit joyeusement les codes et les cadres. Jubilatoire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    Ces confessions sont bouleversantes. Ajoutons encore qu'elles sont souvent douloureusement drôles. La merveille, c'est qu'on y croit !
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par claracambry, le 06 janvier 2012

    Donc je dois rompre encore, jusqu’à ce que Daniel l’accepte. A coup sûr, il va me chanter. On croit que les cerveaux menacent pas, on pense qu’ils vont quand même pas se ratatiner dans un chantage, à cause du panache, mais c’est pas dit. Daniel a beau être panaché, s’il veut pas me perdre, il peut décider de me coller. La classe, c’est pas livré avec le sentiment, ça se tient parfois en marge de lui, c’est un accessoire, chapeau gants sac à main, mais c’est jamais naturel. C’est une épice qu’on ajoute mais faut avoir du goût pour ça, c’est pas du tout inné la gastronomie intérieure.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 24 janvier 2012

    " Le plaisir, ça m'avait bien secouée, mais le plaisir à faire du mal, ça devient mille fois meilleur et ce serait ma façon d'aimer."
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 09 février 2012

    « Luiggi et son terre à terre, c’est l’amarrage. Et quelquefois, la corde au cou, c’est comme une laisse, ça rassure. » (p. 188)
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 09 février 2012

    « S’il y a quelque chose à propos de quoi je peux philosopher seule, c’est de mon plaisir respiratoire quand je tâte des billets. C’est comme un coussin brodé. » (p. 126)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 09 février 2012

    « C’est sûr que Lulu, c’est impeccable au niveau des barricades de protection, c’est la palissade devant le vide. Sans lui, je saute. Mais l’homme, ça va être un gros aspect de ma question désormais. Ce sera le balcon, je poserai les pieds dessus et des fois, ça tiendra, des fois pas. » (p. 55)
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Vidéo de Claire Castillon

Les merveilles de Claire Castillon .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/les-merveilles-de-claire-castillon-357.htmlEvelyne a 12 ans, l'âge de tous les possibles, l'âge de toutes les fragilités. Traumatisée par son père, Evelyne va sombrer peu à peu dans une folie où la violence, le rêve et le sexe peupleront son quotidien.« Les merveilles », le nouveau roman de Claire Castillon.Après « Le Grenier », « insectes », « Dessous c'est l'enfer », Claire Castillon offre un livre cruel, violent, déroutant, un roman implacable. « Les merveilles » de Claire Castillon, aux éditions Grasset.Claire Castillon est sur WTC.








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