ISBN : 2253137693
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 2.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
"Dans la salle d'attente du docteur Pamphile, Antoine Berthier attend. Regardez-le : il n'a l'air de rien. Pas plus anonyme et passe-partout que lui.
Qui peut se douter que sa vie est cascadeuse, dangereuse, vertigineuse, amoureuse, calamiteuse et merveilleuse, c... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par nanougo44, le 10 novembre 2011

    nanougo44
    Antoine Berthier, 65 ans est dans la salle d'attente de son gastro-entérologue.
    4 personnes avant lui à raison d'une demi heure par personne, il a 2 heures à attendre et pendant tout ce temps, il va se remémorer les plus incroyables mensonges dont il a usé au cours de sa vie et qui l'ont souvent mit dans des situations aussi drôles que dramatiques.
    En général, le mensonge est très loin de me faire rire, mais là, j'avoue avoir beaucoup rit des inventions les plus cocasses qu' Antoine a inventé tout au long de sa vie pour mettre un peu de piment dans cette existence qu'il trouve plus qu'ennuyeuse, à passer son temps le nez dans les bouquins, à la Sorbonne à y donner des cours de Philo sur Spinoza et à partager sa vie avec Mauricette, sa femme. Une vie plus subie que vraiment vécue dans l'épanouissement.
    Ses mensonges frôlent souvent la schizophrénie.On en vient même à se demander si ses sentiments pour sa femme sont réels ou si ce n'est pas encore un mensonge qu'il se fait à lui même.
    A l'adolescence, il va s'inventer une fiancée en pensant calmer les questions de sa mère sur son éternel célibat...hélas...le procéssus est enclenché et sa mère plonge, il va devoir user d'autres mensonges pour s'en sortir tant bien que mal.
    Prit pour un écrivain de "polars", il va s'enfoncer encore dans d'autres bobards tout aussi biscornus.
    Cet homme se trouve tellement transparent, tellement insignifiant, tellement banal, qu'il est obligé de « lester sa vie » (comme il le dit) pour y mettre un peu d'épaisseur et « éviter de s'envoler », comme un reflexe de survie.
    Etrange façon de voir la vie !
    La construction du récit est très particulière car Antoine retourne dans le passé et tout à coup on revient dans la salle d'attente du médecin sans trop prévenir...il faut suivre !
    Ce livre est destiné aux élèves à partir de la troisième et je dois dire que c'est un véritable exercice de style ! je le conseille vivement...et promis...je ne mens pas !
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Citations et extraits

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  • Par nanougo44, le 10 novembre 2011

    Je m’emmerde.
    Enfin j’essaie.
    Ce serait idéal. Cela ferait taire la voix aigrelette et terrifiante, le crissement insidieusement méchant : “Alors, monsieur Berthier, on vient chercher ses résultats? Qu'est-ce qu'on s'imagine, monsieur Berthier, qu'ils vont être bons? Ah, l'incorrigible monsieur Berthier, avec son optimisme... Il a attendu trop longtemps, monsieur Berthier, il a voulu faire le négligent, le faraud. Pourtant, il a été prévenu: des douleurs diffuses puis plus précises. Et vous croyez que ça l'a fait bouger? Pas du tout, une aspirine et on n'y pense plus, enfin on tente de ne plus y penser... On se fie à sa bonne étoile, on aborde les raisonnements vasouillards et consolants: ça ne peut pas être grave... je ne maigris pas, donc ça ne peut pas être ça. Ça peut être tout bien sûr, mais pas ça.”
    Et puis je me suis décidé, je suis arrivé chez ce con. Un homme qui est susceptible de vous annoncer une mauvaise nouvelle est toujours un con. Il m'a palpé... j'ai guetté la grimace, l'expression de sa tronche de faux jeton, pas un pli n'a bougé, pas un rictus, ni inquiétude ni satisfaction. Ce type devrait jouer les blocs de marbre dans les péplums, les Indiens dans les téléfilms. j'ai avalé ma salive, enfin ce que j'ai trouvé au fond de mes amygdales et qui devait être de la salive, et j'ai flûté :
    - Alors ?
    Il n'a pas bougé un cil.
    - On ne peut rien dire. Il faut faire des examens.
    Et voilà, c'était parti... des examens. C'est encore plus dur pour un prof Ça vous renvoie aux temps anciens... j'en ai toujours eu horreur, d'ailleurs. Je les ai tous faits, du certif à l'agrégation, en passant par le BEPC, le bac, les licences; je ne parle pas des concours par pelletées, des écrits par tombereaux, des oraux par charrettes, des maîtrises par paquets de douze, des thèses en vrac, et ce crétin qui vient me parler d'examens...
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  • Par Lower_granton, le 14 décembre 2010

    "De plus en plus nous nous réveillerons avec les dents jaunes"
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Ranny rend hommage à un grand écrivain marseillais disparu récemment : Patrick Cauvin.








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