Je vous le dis tout de suite, je suis fan de
Sire Cédric ! Il faut absolument que vous lisiez ses romans (si j'étais présidente, j'obligerai tout le monde à lire ses livres ! LOL) ! J'avais déjà adoré son précédent roman,
De fièvre et de sang, et là, avec
Le jeu de l'ombre se fut encore plus fort, plus percutant.
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Alexandre Vauvert, notre flic super baraqué, super instinctif et, sous sa carapace, super humain. Je craque complètement pour ce personnage ! Il fait face à l'horreur, l'innombrable et pourtant, il arrive à tout déjoué et à faire ce qu'il faut, quand il faut pour finir par résoudre ses enquêtes.
Des meurtres horribles sont commis. Des femmes sont sauvagement assassinées, torturées et jeter n'importe où. Elles sont enroulées dans du film plastique et, c'est notre beau et merveilleux Vauvert qui est chargé de retrouver la bête qui commet ces crimes.
Malko Swann, qui est le fil rouge de tout le roman, est une rock star française. Son personnage est caricaturé car il est tout ce que je déteste chez un homme : il boit, il se drogue, il est irrespectueux envers les femmes et en plus, c'est une star pourri gâté, à qui il faudrait que l'on pardonne tout, tout le temps. Il a une haute estime de lui... En un mot, il est imbuvable.
Un soir, après un concert, il a un terrible accident de voiture, dont il sort miraculeusement indemne sinon qu'il est frappé d'amusie. Entendez par-là qu'il n'entend plus la moindre note de musique. Il n'est pas sourd, car il entend les conversations, les bruits, les rires, les cris, mais il ne peu plus entendre les notes de son piano, les clips à la télévision ou encore la sonnerie de son téléphone. Avouez que c'est bien handicapant pour un musicien...
Bon, je vais arrêter là mon bavardage de peur de trop vous en dire.
Par contre, je n'ai pas terminé avec mon éloge !
Sire Cédric est le maître français du suspens et de l'ambiance noire, flippante à souhait.
Non seulement
Sire Cédric sait nous rendre dingue : si vous m'auriez vu, le soir sur mon canapé, plongé dans le roman et sursautant dès qu'un bruit autour de moi se faisait entendre (je n'avais plus ressenti ça depuis mes lectures des œuvres du grand
Stephen King) mais en plus il manie si parfaitement les mots que l'ambiance est terrifiante à souhait.
Ce que j'aime chez
Sire Cédric (et c'est pareil pour
Stephen King) c'est qu'il arrive à nous faire flipper, à nous tenir en haleine, à nous faire angoisser sans étaler sur le papier des scènes gores ou des détails scabreux (il y a juste ce qu'il faut). Non,
Sire Cédric est un maître et sait créer une ambiance rien qu'en jouant avec les mots, avec ses lecteurs.
La psychologie des personnage est intense et brillamment construite. Alexandre Vauvert est tout aussi excellent que dans
De fièvre et de sang et, je flache encore plus sur lui (je rêverais de l'avoir comme garde du corps/amant, toute la journée et toutes les nuits à mes côtés - non, non, je ne devient pas folle). Il est certes impulsif mais j'aime tellement sa personnalité, son côté "abimé" par la vie mais d'une grande force, que ce "petit défaut" passe à la trappe.
C'est vraiment impossible de lâcher ce roman, une fois commencé, puisque le suspens, l'angoisse augmente crescendo. Cette histoire nous habite vraiment et nous laisse, à la fin, essoufflée, à bout de force...
Je n'ai qu'une envie c'est de me plonger dans son nouveau roman
Le premier sang et me délecter encore une fois de sa plume, et flipper sur le tempo de son histoire.
Sire Cédric c'est l'auteur à ne pas manquer ! A lire et à relire...