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Pérégrination d'un homme français durant l'entre deux guerres. Un style un peu déroutant au début, des phrases longues mais finalement sublime. Une vision très noire de l'humanité, souvent très juste. Sublime!
Survivant d'une guerre absurde, un homme, Ferdinand Bardamu, recherche dans le monde une chose capable de le réconcilier avec la nature humaine. De l'Europe à l'Afrique, puis l'Amérique, et de retour en France, il ne trouve rien de tout cela. L'amour même lui échappe à maintes occasions. Devenu médecin pour se donner une certaine conscience d'être, il affronte encore le déni de bonheur et poursuit sa vie en "marge" des autres, comme un obervateur.
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Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/01/voyage-au-bout-de-la-nuit...
Dur à lire, il faut s'accrocher. Le roman est noir et acerbe, l'écriture incisive et ultra efficace. Dans chaque page de ce livre on pourrait sortir une citation sur la vie ou la guerre ou la misère. Déprimés abstinez-vous pour l'instant mais reservez le pour plus tard, il vaut le coup.
mon premier "Pléiade". Génial, autant le contenant que le contenu!
paludisme en poche
Voyage au bout de la nuit
Louis - Ferdinand Céline
1932
Histoire: Ferdinand Bardamu n'est pas de ce monde, il doit pourtant le traverser. Des tranchées de 1914 aux rues de New-York, en passant par l'Afrique hideuse et les caveaux de Toulouse il avance les mains vides et ouvertes regardant défiler devant lui par le menu tous les raffinements possibles dont use l'homme pour écraser et humilier ses semblables.
Style : Oubliez ce que vous avez entendu dire. Ce style est sublime en étant lisible. Des fois je ne sais pas dire pourquoi je considère tel livre comme n'étant pas de la littérature, voici un contre exemple...
Oui: Ce livre est comme une pierre froide que vous vous attachez autour du coup avant de plonger dans une mare profonde. Une fois parti il n'y aura pas de retour, pas de fin dans la contemplation de la saleté humaine.
Pourtant, étrangement, au dernier tiers c'est comme si la pierre vous quittait et vous laissait en plan. Vous avez alors deux solutions: soit arrêter et remonter à la nage en abandonnant le livre au risque de rester avec vos questions, soit courir après la pierre pour la rattraper et finir le chemin, pour arrêter d'en parler... Il y a un vrai combat dans la lecture de ce livre qui vous travaille en profondeur et je pense qu'on ne peut pas le finir sans renoncer à quelque chose…
Une fois fini par contre je ne pense pas qu'on puisse l'oublier, et comment l'oublier quand nos contemporains répètent encore à l'infini la lâcheté, la bêtise, la haine que vomit ce texte.
Non: A lire sans réserve évidemment... Mais à éviter cependant si vous êtes déjà en dépression, si vous ne supportez pas la façon dont on vous écrase innocemment la gueule, ou que vous êtes un professionnel de santé dont le cabinet est en difficulté... Dire qu'il y a peu d'espoir dans ce livre est un doux euphémisme...
Conclusion : Je me suis offert ce livre pour mon anniversaire et c'est drôle comme il a tapé exactement là où j'ai mal. Pour ne rien vous cacher j'ai dû l'arrêter un moment avant de le reprendre tant l'identification avec Bardamu était forte... et douloureuse. Je sentais que ce texte voletait autour de moi depuis quelques temps et maintenant je sais pourquoi. Et il me reste à vivre avec tout ça...
Oui ou non: OUI!!!!!!!!!!! (même si je ne le relirais certainement pas ;)) )
"Quant aux malades, aux clients, je n'avais point d'illusion sur leur compte... Ils seraient dans un autre quartier ni moins rapace, ni moins bouchés, ni moins lâches que ceux d'ici. Le même pinard, le même cinéma, les mêmes ragots sportifs, la même soumission enthousiaste aux besoins naturels, de la gueule et du cul, en referaient comme là-bas comme ici la même horde lourde, bouseuse, titubante d'un bobard à l'autre, hâblarde toujours, trafiqueuse, malveillante, agressive entre deux paniques."
Lien : http://xannadu.canalblog.com
Roman de plus de 510 pages difficiles à lire car nécessitant une attention perpétuelle, chaque mot ayant son importance, et les phrases étant particulièrement longues malgré un style tranchant comme une guillotine.
On en sort un peu nauséeux après la lecture de tant de pessimisme, ou de réalisme.
Mais à lire et à relire.