Quatrième de couverture
À quoi tient, dans "L'Homme foudroyé", cet air de fête, cette jubilation de l'écriture dont rendent mal compte un titre aux couleurs tragiques et tant d'épisodes marqués par la guerre, l'échec ou la mort. Qu'est-ce qui pousse Blaise Cendra... > voir plus
C'était le bon temps. On parlait d'autre chose que de politique. Ces ouvriers étaient encore des hommes libres. Ils avaient du temps à perdre. Gustave le scaphandrier traitait à forfait avec les compagnies et les entreprises qui l'employaient et les gars qu'il choisissait s’engageaient avec lui pour la saison. Beaucoup avaient fait leur tour de France. C'était des gais lurons. Le travail n'était pas une corvée. C'est la guerre de 1914 qui a mis fin à cet état des choses, tuant tous les braves petits gars indépendants pour ne laisser vivre que les saligauds de politiciens et les braillards débrouillards des syndicats. Quelle perte pour la poésie!
Les journaux disaient qu’il s’était réfugié en Suisse. Comme si la place d’un poète n’est pas parmi les hommes, ses frères, quand cela va mal et que tout croule, l’humanité, la civilisation et le reste.
Ecrire est une vue de l’esprit. C’est un travail ingrat qui mène à la solitude. Comme Saint-Jérôme un écrivain doit travailler dans sa cellule. Tourner le dos.
La drogue c’est tabou. On ne joue pas avec. On s’y adonne et elle vous prend. Moi j’ai horreur de ça. Ce n’est pas de la vertu. Je n’aime pas la pharmacopée. J’aime ma lucidité. C’est mon étoile.