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Daniel Maximin (Éditeur scientifique)Gilles Carpentier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2020857677
Éditeur : Editions du Seuil (2006)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
La disparition d’Aimé Césaire, il y a un an, donna lieu à un surprenant concert de louanges médiatiques. Les obsèques nationales qui lui furent rendues, l’empressement aussi unanime que tardif de la classe politique française, où perçait l’aveu d’une certaine mauvaise conscience, tout ceci ne doit pas faire oublier qu’Aimé Césaire fut longtemps tenu à la marge. Homme de colère plutôt que de compromis, il est avant tout l’auteur d’une œuvre poétique enfiévrée, enchan... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
brigittelascombe
brigittelascombe31 juillet 2011
  • Livres 5.00/5
A déguster par petits bouts car c'est un gros pavé, amalgame de plusieurs recueils.
Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais né en 1913, fut l'un des fondateurs de la "négritude: négation de la négation de l'homme noir".
Sa poésie dont André Breton disait qu'elle "était belle comme l'oxygène naissant" est pure et sans attaches,déliée de toute ponctuation, elle coule comme le Congo aux chutes fluctuantes parfois rapides.
Cahier d' un retour au pays natal: où Aimé Césaire, écrivain et poète de langue française du XX° siècle d'inspiration, ici, anticolonialiste part et dit "Je viendrai à ce pays mien et je lui dirai:embrassez moi sans crainte...Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai".
En guise de manifeste littéraire: adressé à André Breton(animateur du mouvement surréaliste qui a inspiré Aimé Césaire):sorte de délire verbal où Aimé Césaire dit:"La seule chose qui vaille la peine de commencer. La fin du monde parbleu!" En référence à la résistance au régime de Vichy.
Les armes miraculeuses(dont le texte en prose éponyme): poésies violentes comme des cris épris de Liberté.
Poèmes de la revue Tropiques et leur quête:"Qui suis je?"
Cadastre:poèmes épurés, superbe "Soleil cou coupé" d'inspiration surréaliste."Hélé hélélé" le tam-tam se balance en cadence, "pleure,pleure" pour lancer sa plainte et atteindre l'universel.
Soleil cou coupé:formé des poèmes non repris dans la version définitive.
Ferrements: ferrures qui ferrent l'esclave, vague arrimée aux coeurs lourds, "fiente","sanglot des coraux","séisme","spirales,"royaume",moisson-mousson" nostalgiques...mais "il y a ce mal" et son mal à lui, "C'est moi même, Terreur, c'est moi même"...
Moi laminaire:couches superposées de fantasmes et de fantômes à laminer en mots.
Noria:poèmes non repris dans Moi, Laminaire.
Et toujours l'Afrique, "Femme noire" chère à Léopold Sedar Senghor avec lequel Aimé Césaire a fondé le concept de "négritude" pour réhabiliter ses valeurs culturelles.Et toujours la liberté, l'ode et le cri de vie d'anciens esclaves.Et toujours la quête d'identité, et le regard sur Dieu, et le monde, et les autres, et la vie,et la mort pour atteindre une dimension plus universelle.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
neimad6891neimad689107 avril 2010
Afrique

Afrique,
ne tremble pas le combat est nouveau,
le flot vif de ton sang élabore sans faillir
constante une saison ; la nuit c'est aujourd'hui au fond
des mares
le formidable dos instable d'un astre mal endormi,
et, poursuis et combats - n'eusses-tu pour conjurer
l'espace que l'espace de ton nom irrité de sécheresse.
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brigittelascombebrigittelascombe30 juillet 2011
Je suis un souvenir qui n'attend pas le seuil
et erre dans les limbes où le reflet d'absinthe
quand le coeur de la nuit souffle par ses évents
bouge l'étoile tombée où nous nous contemplons.
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brigittelascombebrigittelascombe02 juillet 2011
En nommant les objets, c'est un monde enchanté, un monde de monstres, que je fais surgir sur la grisaille mal différenciée du monde, un monde de puissance que je somme, que j'invoque et que je convoque. En les nommant, flore, faune, dans leur étrangeté; je participe de leur force.
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brigittelascombebrigittelascombe30 juillet 2011
Barbare

C'est le mot qui me soutient
et frappe sur ma carcasse de cuivre jaune
où la lune dévore dans la soupente de la rouille
les os barbares
des lâches bêtes rodeuses du mensonge.
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brigittelascombebrigittelascombe02 juillet 2011
On a tôt fait de médire les dragons:de temps en temps, l'un d'eux sort de la gadoue, secouant ses ailes, arrosant en tous et le temps de disperser barques et hourques se retire au large dans un songe de moussons.
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Videos de Aimé Césaire (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aimé Césaire
Le Temps des archives / 1950: le "Discours sur le colonialisme" d’Aimé Césaire
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