ISBN : 208070012X
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Un ouvrage unique en son genre, relation écrite par l'acteur principal du drame qu'elle fait revivre, et publiée pendant cette guerre de huit ans, à des fins de propagande personnelle : un tour de force, qui ne fut jamais répété.

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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 31 juillet 2011

    Aline1102
    J'ai adoré lire ce récit de La Guerre des Gaules par César lui-même. La Rome antique est une période de l'histoire que je trouve passionnante et j'apprécie tous les récits, historiques ou fictifs, qui peuvent m'en apprendre plus sur cette période.

    Pour commencer, j'aimerais vous parler un peu de l'homme avant de vous parler (plus brièvement) du livre.

    Caius Julius Caesar est né à Rome en 100 avant JC, le 13 du mois qui sera nommé juillet en son honneur. Avant cela, les Romains nommaient le mois de juiller Quinctilis (dans lequel on reconnaît le mot cinq, juillet étant le cinquième mois de l'année à Rome). Comme tout le monde le sait, il a été assasinné au Sénat, le 14 mars 44 après JC.

    César était issu d'une famille patricienne et était unanimement reconnu comme quelqu'un d'extrêmement intelligent, mais souffrait malheureusement d'épilepsie.
    Comme tout patricien romain qui se respecte, il se lance dans la carrière politique. le succès est au rendez-cous, et il est élu tribun militaire (magistrat romain, fonction proche de celle de consul), questeur (magistrat chargé des finances de Rome), édile (magistrat chargé des édifices publics, de l'approvisionnement de Rome en denrées et de la police de la ville et des marchés) et préteur (magistrat chargé de rendre la justice; on distingue le préteur urbain, qui juge les citoyens romains, du préteur pérégrin, qui juge les étrangers ou pérégrins).

    César devient ensuite gouverneur de la Gaule cisalpine et transalpine. de retour à Rome, auréolé de son triomphe sur les Gaulois, il s'allie avec Pompée et Crassus. Les trois hommes forment donc le premier triumvirat de Rome: une association de trois généraux romains pour s'emparer du pouvoir.
    De 58 à 62, César, devenu alors consul de Rome, entreprend la conquête de la Gaule, qu'il nous conte dans sa Guerre des Gaules. L'un des (nombreux) événements marquants de cette conquête est la soumission de Vercingétorix à César.
    Je ne vais pas vous parler de toute la guerre civile romaine qui a donné lieu à la prise de pouvoir de Rome par César, ce serait trop long. Pour ceux d'entre vous qui voudraient en savoir plus, je leur conseille la magnifique série Rome réalisée par HBO. La première des deux saisons se concentre sur César. Et Ciaran Hinds est excellent dans le rôle!
    J'aimerais juste encore vous préciser que, malgré la croyance populaire très répandue, César n'a jamais été empereur romain! Il a été consul et puis dictateur à vie. le premier empereur romain est Auguste, le successeur de César.

    En ce qui concerne La Guerre des Gaules en tant que tel, je ne peux que paraphraser la présentation de l'éditeur: c'est un magnifique témoingnage. Non seulement César nous parle des faits militaires qui se sont déroulés lors de cette conquête, mais il nous permet aussi de faire connaissance avec les coutumes et les caractéristiques des différents peuples.
    Un petit clin d'oeil aux fans de la série dont je vous ai parlé: il est fait mention par César de deux soldats nommés Lucius Vorenus et Titus Pullo, tout comme les héros de la série.
    Je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage, et pas seulement pour son intérêt historique. César est aussi un très bon conteur, qui parvient à nous entraîner sur le champ de bataille en compagnie de ses troupes.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 14 février 2011

    Couperine
    Né à Rome en 100 av J.C, le 13 de Quinctilis (qui devint juillet en son honneur) plus précisément, Caïus Julius Caesar fut assassiné par Brutus le 15 mars 44, en plein sénat. On se souvient de cette phrase: "Tu quoque mi fili" (toi aussi mon fils) que le célèbre orateur lança à celui qu'il considérait comme son fils adoptif avant de s'écrouler.
    Brillant orateur, César réussira sa carrière politique, passant tour à tour de tribun militaire à questeur, édile et enfin prêteur. Jusqu'en 63, rien ne devait l'arrêter. Fin stratège, il se fit aimer du peuple (la plèbe) pour qui il avait fait voter une loi agraire accordant des terres aux vétérans, et à qui il donnait également des jeux d'une rare somptuosité. ll n'hésitait pas à emprunter pour que ces jeux soient les plus spectaculaires possible. Ruiné par autant de dépenses, il devint gouverneur de la Gaule Cisalpine et transalpine puis gouverneur d'Espagne. Une brillante campagne lui permit de refaire fortune.
    César soutenait le parti des populares contre le sénat. Son retour à Rome, en 60, fut marqué par son alliance avec Crassus et Pompée. le premier triumvirat était né. Il devient consul en 59. de 58 à 52, il entreprend la fameuse Guerre des Gaules et accumulent les victoires sur les peuples du Nord.
    Si Rome l'encense - sa notoriété n'est plus à faire - la révolte commence à gronder en Gaule avec, à sa tête, Vercingétorix. Malgré son échec à Gergovie en 52, César réussit à gagner sa lutte contre Vercingétorix qui, en 51, sera obligé de se rendre. Plus d'un million de Gaulois y laissèrent la vie. Son éloignement de Rome pendant cette Guerre des Gaules marqua un tournant. Crassus était mort dans une expédition contre les Parthes et Pompée, resté seul, était devenu l'homme fort de Rome. César eut beaucoup de mal à accepter cela. Il décide de se présenter aux élections consulaires tout en restant en Gaule Cisalpine avec son armée. Or, on lui demande de se présenter seul, en ayant congédié son armée. Passant outre, César marche sur Rome le 10 janvier 49, franchissant le Rubicon. " Alea jacta est" (le sort en est jeté) dira-t-il. Pompée s'enfuit en Grèce. En deux mois, César est maître de l'Italie. En 48, il devient consul. Il veut anéantir toutes les armées pompéiennes et poursuivra ce dernier en Grèce (bataille de Pharsale). Pompée se réfugie alors en Egypte, demandant l'aide du jeune pharaon dont il avait autrefois protégé le père. Mal lui en a pris puisqu'il sera assassiné par Ptolémée XIII. César reste en Egypte. En 47, il règle le conflit opposant Cléopatre à son frère Ptolémée en mettant celle-ci sur le trône. Puis il se rend en Asie pour réprimer Pharnace, fils de Mithridate, un des ennemis de Rome, qui a profité de la guerre civile pour reconquérir des territoires. La victoire, rapide, fera dire à César: "Veni, vidi, vici" (je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu). En 46, il part en Afrique. Ce sra la bataille de Thapsus où il détruit littéralement les armées républicaines de Scipion, de Caton et de leur allié, le roi Numide Juba Ier. La Numidie s'ajoute à son panel de victoires.
    A partir de là, César se retrouve en possession du pouvoir absolu. Apprenant que les fils de Pompée ont levé une armée en Espagne, il ira les combattre et triomphera le 15 mars 45. S'ensuit toute une série de changements. César nomme lui-même les magistrats supérieurs pour éviter toute corruption, il réforme les impôts. Cependant, un complot se met en place. Les conjurés, voulant soit-disant, (ce sujet est encore sensible) une république et non une dictature, se regroupent auprès de son protégé, Marcus Junius Brutus. le 15 mars 44, en plein sénat, César sera victime de 23 coups de poignard.

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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 13 février 2011

    Couperine
    J'ai toujours eu un faible pour cet auteur. J'en entends déjà certains hurler. Je m'explique: lorsque je devais faire des versions latines, je savais qu'avec César je n'aurais aucun souci de phrases complètement alambiquées, de syntaxe sordide, de termes manquants etc... bref, tout ce qui constitue la difficulté majeure pour quiconque se frotte à cet exercice difficile de traduction. César, pardonnez-moi l'expression, est "carré". Concernant son témoignage maintenant, en fin stratège, il se met en scène, hyperbolise ses interventions afin de servir sa propagande. Manipulateur de première, il le sera jusqu'au bout de la plume, allant jusqu'à parler à la troisième personne. Au lecteur d'être suffisamment critique pour ne pas tout prendre pour argent comptant. Il ne s'agit pas d'un texte historique, au sens pur du terme, mais d'un témoignage dans lequel la subjectivité est sans cesse sous-jacente. Mais c'est aussi ce qu'il y a d'extraordinaire chez César car son avis ne transparaît pas de prime abord. Ceci est fait avec brio, sans choquer ni alourdir.
    Bien entendu, si tout n'est pas à prendre au pied de la lettre, il n'en reste pas moins que ce texte a constitué une source remarquable d'éléments afin de mieux connaître ces huit années de guerre.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-de-l-antiquit%C3%A..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Chris9, le 12 juin 2011

    Chris9
    Un ouvrage unique en son genre, relation écrite par l'acteur principal du drame qu'elle fait revivre, et publiée pendant cette guerre de huit ans, à des fins de propagande personnelle : un tour de force, qui ne fut jamais répété. Cette histoire d'un conflit prolongé est un livre de combat, en même temps que le témoignage le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne. C'est bien un grand peuple celtique en pleine évolution que César a gagné à la civilisation latine, ce fut aussi une culture dont nous commençons à entrevoir l'originalité et le raffinement.
    Qui n'a pas - dans ma génération - sué sang et eau, pour traduire ce texte de César ? Quand on est jeune et inculte, qu'on trime pour comprendre trois phrases, on ne peut pas apprécier la beauté de ce texte.
    Les détails précis, le style riche, les renseignements potlitiques et militaires relatés ici... tout concourt à un très bon ouvrage qui vaut la peine d'être (re) découvert.
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    • Livres 4.00/5
    Par Archelo, le 25 mai 2012

    Archelo
    Un événement historique majeur relaté par le plus grand des acteurs. Est-il possible de critiquer César ? Un rapport de ses actions en Gaule à destination de Rome. A ne pas prendre au pied de la lettre puisqu'il est prouvé que César a trafiqué le nombre de Gaulois en face pour rendre sa victoire plus belle ou a joué avec la culture des Gaulois afin de les rendre moins effrayants et plus "civilisés" aux yeux des Romains restés tranquillement à Rome. Un outil politique donc.
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 13 février 2011

    César ayant atteint son but, fait sonner la retraite et faire halte à la dixième légion, qui l'accompagnait. Mais les autres n'avaient pas entendu le son de la trompette, parce qu'elles étaient au-delà d'un vallon assez large ; et bien que, pour obéir aux ordres de César, les lieutenants et tribuns s'efforçassent de les retenir, entraînées par l'espérance d'une prompte victoire, par la fuite des ennemis, par leurs anciens succès, et ne voyant rien de si difficile qu'elles n'en pussent triompher par leur courage, elles ne cessèrent leur poursuite qu'aux pieds des murs et jusqu'aux portes de la ville. Un cri s'étant alors élevé de toutes les parties de l'enceinte, ceux qui étaient les plus éloignés, effrayés de cette confusion soudaine, croient les Romains dans la ville et se précipitent des murs. Les mères jettent du haut des murailles des habits et de l'argent, et s'avançant, le sein découvert, les bras étendus, elles supplient les Romains de les épargner et de ne pas agir comme à Avaricum, où l'on n'avait fait grâce, ni aux femmes ni aux enfants. Quelques-unes, s'aidant de main en main à descendre du rempart, se livrèrent aux soldats. L. Fabius, centurion de la huitième légion, qui, ce jour même, avait dit dans les rangs, qu'excité par les récompenses d'Avaricum, il ne laisserait à personne le temps d'escalader le mur ayant lui, ayant pris trois de ses soldats, se fit soulever par eux et monta sur le mur. Il leur tendit la main à son tour, et les fit monter un à un.
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  • Par Couperine, le 13 février 2011

    De la plaine et du pied de la colline jusqu'au mur de la ville il y avait douze cents pas en ligne droite, sans compter les sinuosités du terrain. Les détours qu'il fallait faire pour monter moins à pic augmentaient la distance. À mi-côte, les Gaulois avaient tiré en longueur, et suivant la disposition du terrain, un mur de six pieds de haut et formé de grosses pierres, pour arrêter notre attaque ; et laissant vide toute la partie basse, ils avaient entièrement garni de troupes la partie supérieure de la colline jusqu'au mur de la ville. Au signal donné, nos soldats arrivent promptement aux retranchements, les franchissent et se rendent maîtres de trois camps. Le succès de cette attaque avait été si rapide, que Teutomatos, roi des Nitiobroges, surpris dans sa tente, où il reposait au milieu du jour, s'enfuit nu jusqu'à la ceinture, eut son cheval blessé, et n'échappa qu'avec peine aux mains des pillards.
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  • Par Couperine, le 13 février 2011

    Sur cet avis, César y envoie, au milieu de la nuit, plusieurs escadrons, avec ordre de se répandre dans la campagne d'une manière un peu bruyante. Au point du jour, il fait sortir du camp beaucoup d'équipages et de mulets, qu'on décharge de leurs bagages ; il donne des casques aux muletiers, pour qu'ils aient l'apparence de cavaliers, et leur recommande de faire le tour des collines. Il fait partir avec eux quelques cavaliers qui doivent affecter de se répandre au loin. Il leur assigne à tous un point de réunion qu'ils gagneront par un long circuit. De Gergovie, qui dominait le camp, on voyait tous ces mouvements, mais de trop loin pour pouvoir distinguer ce que c'était au juste. César détache une légion vers la même colline ; quand elle a fait quelque chemin, il l'arrête dans un fond et la cache dans les forêts. Les soupçons des Gaulois redoublent, et toutes leurs troupes passent de ce côté. César, voyant leur camp dégarni, fait couvrir les insignes, cacher les enseignes, et défiler les soldats du grand camp dans le petit, par pelotons pour qu'on ne les remarque pas de la ville ; il donne ses instructions aux lieutenants qui commandent chaque légion, et les avertit surtout de contenir les soldats que l'ardeur de combattre et l'espoir du butin pourraient emporter trop loin ; il leur montre le désavantage que donne l'escarpement du terrain ; la célérité seule peut le compenser ; il s'agit d'une surprise et non d'un combat. Ces mesures prises, il donne le signal, et fait en même temps monter les Héduens sur la droite par un autre chemin.
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  • Par Couperine, le 13 février 2011

    Au milieu de ces pensées, il crut avoir trouvé une occasion favorable. Car, en visitant les travaux du petit camp, il vit qu'il n'y avait plus personne sur la colline qu'occupait l'ennemi les jours précédents, et en si grand nombre qu'à peine en voyait-on le sol. Étonné, il en demande la cause aux transfuges, qui chaque jour venaient en foule se rendre à lui. Tous s'accordent à dire, ce qu'il savait déjà par ses éclaireurs, que le sommet de cette colline étant presque plat, mais boisé et étroit du côté qui conduisait à l'autre partie de la ville, les Gaulois craignaient beaucoup pour ce point, et sentaient que si les Romains, déjà maîtres de l'autre colline, s'emparaient de celle-ci, ils seraient pour ainsi dire enveloppés sans pouvoir ni sortir ni fourrager. Vercingétorix avait donc appelé toutes ses troupes pour fortifier cet endroit.
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  • Par Piling, le 31 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur propre langue se nomment Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes, les lois.
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