Julien Green, l'un des plus grands auteurs de langue française, disait : «Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade.» En effet, le simple fait d'ouvrir un livre et de se plonger dans son histoire peut nous amener dans des contrées inexplorées et nous faire voir le monde sous un jour nouveau. C'est d'ailleurs un peu ce que j'ai vécu en lisant
La boxe du Grand Accomplissement de
Jean-François Chabas. En suivant le parcours du combattant Rutger Dijk, je me suis familiarisée avec différents arts martiaux et leur enseignement. J'ai pu ainsi lever le voile sur un sujet que je connaissais peu et qui, je l'avoue, ne m'intéressait pas vraiment. De plus, et c'est ce qui m'a captivée tout au long de ma lecture, j'ai eu la réelle impression d'être témoin de la «véritable éducation spirituelle, morale et physique» vécue par le personnage du roman au fil de ses rencontres avec ses mentors.
La boxe du Grand Accomplissement nous raconte l'histoire du petit Rutger Dijk qui, au hasard d'une insomnie nocturne, découvre que le directeur de l'orphelinat où il vit, Gerrit Haase, s'entraîne à la boxe anglaise. Cet homme qui lui semblait si froid et si austère devient alors un ami, un père et un premier mentor pour Rutger. Au fil des pages du roman, nous assistons à l'éveil et à l'envol du garçon qui vieillit de corps et d'esprit au rythme de ses apprentissages reliés aux arts martiaux, «une école de courage et de liberté, de naturel et de force de caractère» , pour devenir peu à peu un homme sage et accompli.
La plus grande richesse de ce roman est sans contredit la profondeur du personnage principal qui nous permet de croire à toute cette histoire.