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ISBN : 2260016081
Éditeur : Julliard (06/08/2002)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Un jour de Juillet 1993, deux gendarmes sonnent à la porte de Bernard Chambaz professeur et écrivain.
Ils viennent lui annoncer la mort de son fils tué dans un accident d'automobile en Angleterre. Le choc est effroyable. Martin est mort. Il n'avait pas dix-sept ans. Pourquoi lui ? Que ressent-on face à une catastrophe qui brise une vie, détruit une famille ? Comment réagir, anéanti par cette souffrance qui vous submerge et vous laisse stupide, muet comme une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
topocl
26 décembre 2014
J'avais été fort émue par Dernières nouvelles du martin-pêcheur. Je ne pouvais que revenir à Martin cet été, où Bernard Chambaz raconte « à chaud » les six mois qui ont suivi le décès de son fils Martin, mais aussi les quelques semaines, et les 16 années qui l'ont précédé, le bonheur, l'ultime malheur, sa vie en quelque sorte. Six mois au terme desquels il est content d'avoir progressé : il arrive à pleurer assis et non plus la tête enfouie dans l'oreiller.
Je savais que je ne pourrais qu'être déchirée par cette lecture, mais, comme je pense qu'il faut être là pour écouter un ami qui souhaite parler dans sa souffrance, je crois qu'il faut être là pour lire un écrivain qui souhaite écrire dans la douleur. Sans juger si c'est pudique ou impudique, juste ou déplacé, exhibitionniste ou approprié, si c'est réalité ou hagiographie, sans chercher si c'est voyeur, masochiste ou compassionnel de la part du lecteur, toutes questions totalement déplacées face à ce genre d'appel au secours. Parce que pour lui, continuer sans écrire dessus est impossible et que pour moi, je ressens que mon rôle est d'être là.
Lire ce livre le jour de Noël, cet égoïste jour de joies sous le signe du partage, des petits ou grands bonheurs, était assez troublant, inconsciemment provocateur peut-être, ou simplement l'application d'un des messages de Bernard Chambaz : aimez vos enfants et profitez-en tant qu'il est encore temps. Ne tenez rien pour acquis. Evidence, bien sûr, mais évidence sortie de ses tripes.
Je ne peux évidemment pas louer la « justesse » d'un tel livre, mais bien plus certainement sa sincérité, et j'ajouterai qu'il est superbement écrit (Chambaz est aussi poète), donne envie d'accompagner plus loin l'auteur, qui, à la dernière ligne, pour se sauver, pour entamer son long cheminement vers Dernières nouvelles du martin-pêcheur, conclue :
« Demain je me remets au roman ».
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Yorick_CDI
21 octobre 2014
Bernard Chambaz raconte le deuil qui l'a touché : son fils Martin est mort d'un accident de voiture, en Angleterre, alors qu'il avait seize ans.
L'auteur raconte les jours qui ont précédé, et les jours qui ont suivi le drame avec précision et indicible douleur (l'annonce, le lieu de l'accident, le corps du fils mort, les lettres de condoléances, les démarches administratives, les visites au cimetière...). Il raconte les effets du drame sur sa famille, sur lui-même et la vie entière.
Au milieu des décombres, l'écriture rend hommage à Martin, et lui redonne vie, à nos yeux, le temps de cette lecture extrêmement émouvante.
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crochette
07 septembre 2012
Un livre douloureux mais superbe et très émouvant sur la paternité et la parentalité. Perdre un enfant de façon brutale a amené Bernard Chambaz a décrire a quel point son fils était un être merveilleux, sans défaut, parfait. On découvre avec lui l'amour sans condition, absolu que sous-tend le fait d'être parents. c'est très émouvant et on effleure l'immensité de la perte et le sens du mot inconsolable.
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titrose
02 juin 2014
Ce livre est particulièrement poignant. L'auteur décrit sans retenue, mais avec malgré tout une certaine pudeur, l'horreur et le désarroi du deuil suite au décès d'un proche. L'ouvrage rappelle, si c'est encore utile, la chance que l'on a d'avoir ses proches près de soi, et l'importance qu'il faut leur attribuer.
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vechcade
08 décembre 2015

J'ai aussi perdu un enfant. Ce livre est l'un des plus émouvants témoignages de parents, suite à la mort de son enfant.
.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
Yorick_CDIYorick_CDI21 octobre 2014
Le deuil ne nous a pas rapprochés. Au contraire, il nous aurait plutôt éloignés. Parce qu'il a brisé notre vie, parce qu'il nous a laissés, seul - chacun dans son coin, aspiré par son propre vide. J'ai découvert la solitude dans sa version écrasante.
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Yorick_CDIYorick_CDI21 octobre 2014
Il s'agit d'un été, de notre détresse ; et de la tentative où je me suis lancé, le 20 septembre, sans attendre aucun miracle de la langue, juste pour témoigner, comparaître en compagnie de Martin devant l'assemblée (the happy few) des lecteurs.
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Yorick_CDIYorick_CDI21 octobre 2014
Ce fut, dimanche 5 juillet, un joyeux moment. Mais cela restera pour nous, dimanche 5 juillet, notre ultime contact. L'extinction de sa voix, le fading, l'évanouissement du son. Sous peu, la syncope du sens. Ce fut, ce sera également, notre dernier vrai dimanche.
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Yorick_CDIYorick_CDI21 octobre 2014
Martin est mort ! C'est par ces mots que j'ai appris la mort de mon fils. Ce sont les mots choisis par Anne pendant les trois heures épouvantables où elle a été - de nous deux - la seule à savoir.
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