> Boris Vian (Traducteur)
> Michèle Vian (Traducteur)

ISBN : 2070413950
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
" Je vis une vague de cheveux blonds qui, pendant un bref instant, se déroula dans l'eau, s'allongea avec une lenteur calculée, puis s'enroula de nouveau sur elle-même.
La chose roula sur elle-même encore une fois ; un bras vint écorcher la surface de l'eau et ce... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 13 juillet 2011

    Bigmammy
    Une nouvelle enquête de Philip Marlowe, dans une station de montagne, en cet été torride de 1943, à une heure de Los Angeles.
    Derace Kigsley, riche propriétaire des parfums Gillerlain, mandate notre héros pour retrouver sa femme, Crystal, partie au Mexique depuis un mois pour épouser un gigolo, et qu'il redoute de voir embringuée dans une sale affaire.
    Philip Marlowe prend pour point de départ le chalet du couple. Mais il ne va pas tarder à découvrir un premier cadavre, qui a séjourné dans le lac pendant un mois : celui de l'épouse du gardien de la propriété, une jolie blonde disparue elle aussi, le même jour que Crystal, après une dispute avec son ours de mari : Bill Chess. Marlowe va interroger Lavery, l'amant, mais rapidement, il va le retrouver mort lui aussi. Pourquoi ?
    A première vue, un crime de femme, car il a été tué par balles dans sa baignoire et qu'il a fallu quatre balles pour l'abattre….Les deux affaires seraient-elles liées ? Quel rôle Kingsley et sa jolie secrétaire Miss Fromsett, jouent-ils réellement ? Quel rapport y a-t-il avec le sulfureux docteur Almore qui habite juste en face de la maison du gigolo qui fut aussi l'amant de Miss Fromsett ?
    La trame du polar est implacable et on découvre petit à petit des ramifications inattendues…la drogue, les flics pourris et cogneurs de la petite ville de Bay City, mais il y a aussi des policiers honnêtes, un super shérif de montagne très habile au pistolet et très soucieux de sa réélection, Patton.
    Marlowe va se faire tabasser, comme à l'accoutumée, mais il dénoue les fils de cette intrigue avec brio. Shéma classique. Les descriptions d'intérieurs sont absolument remarquables, les réparties des dialogues ciselées. J'adore la foule de personnages secondaires. Précisons que la traduction par Boris et Michèle Vian y est sans doute pour beaucoup, et elle reste très actuelle. de quoi donner une furieuse envie de lire un nouvel épisode de la saga du privé Marlowe.
    Hollywood n'a pas tardé à tirer un film de ce polar, en 1947. C'est la première fois que l'on y utilise la technique de la caméra subjective. Comme dans le roman, c'est Philip Marlowe le narrateur et c'est lui qui tient la caméra, à savoir le réalisateur Robert Montgomery, dont on ne voit que le reflet dans un miroir.

    Lien : http://bigmammy.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par Yuko, le 21 décembre 2010

    Yuko
    Tous les ingrédients du polar sont ici savamment réunis par Raymond Chandler... Corosif, dérangeant, intrusif et drôle, il dénote par son étonnante vigueur et par une écriture très limpide d'un cynisme ravageur. L'écrivain utilise en effet tous les ressorts de l'âme humaine et fait de son visage le reflet d'un monde, un grand lac, souvent lisse mais jamais calme. Empli de remous et de profondeur. Un livre très bien écrit qui témoigne de l'immense talent de l'auteur. A découvrir !

    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-la-dame-du-lac-de-raymond-ch..
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 10 janvier 2011

    Le bureau du directeur était, comme c'est le devoir de tout bon bureau de directeur, long, sombre, tranquille et climatisé (...) Derace Kingsley s'introduisit vivement derrière huit cent $ de bureau directorial et applica son postérieur sur un grand fauteuil de cuir. (...)
    - Je suis un homme d'affaires et je vais droit au but. D'après votre carte, vous êtes détective privé. Montrez-moi une pièce qui le prouve. (...) Je suppose que vous ferez l'affaire, mais ne jouez pas au plus fin avec moi. Et rappelez-vous qu'un homme que j'engage travaille pour moi. Il fait exactement ce que je lui dis et la ferme. Autrement, il est viré sans délai. Est-ce clair ? J'espère que je ne suis pas trop coriace pour vous.
    -Puis-je réserver ma réponse là-dessus ? dis-je.
    Il fronça les sourcils. (...)
    - Quel est votre prix ?
    - 25 $ par jour, plus les frais : huit cent au kilomètre pour ma voiture.
    - Absurde. Beaucoup trop. 15 $ par jour, net. Bien suffisant. Je paierai les déplacements justifiés, mais pas vos petites balades. (...)
    - Qu'est-ce que vous voulez au juste Monsieur Kingsley ? (...) D'abord, je m'occupe pas des divorces, dis-je. Et je demande 100 $ de provision aux étrangers.
    - Bien, bien fit-il d'une voix subitement adoucie, bien, bien.
    - Et quant à votre crainte d'être trop coriace pour moi, sachez que la plupart des clients commencent soit par pleurer dans mon giron, soit par me brailler aux oreilles qu'ils sont les patrons... Mais d'habitude, ils finissent tous par devenir très raisonnables - s'ils sont encore en vie.
    - Bien, bien, dit-il à nouveau de la même voix douce. En perdez-vous beaucoup comme ça ?
    - Pas s'ils me traitent correctement, dis-je.
    - Prenez un cigare, proposa-t-il. (...) Je désire que vous retrouviez ma femme ; elle a disparu depuis un mois.
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1946 - Le Grand Sommeil (The Big Sleep) - Howard Hawks, avec Humphrey Bogart (Philip Marlowe) et Lauren Bacall (Vivian Sternwood). Adapté du livre de Raymond Chandler (1939).








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