> Boris Vian (Traducteur)

ISBN : 2070406474
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.75/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
L'honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles. Vivian, l'aînée, boit sec et perd beaucoup d'argent dans les salles de jeux. La cadette, Carmen, est nymphomane. Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Philip Marlowe
    Biographie du héros rédigée par Chandler en 1951
    " Marlowe est né à Santa Rosa. Californie, à une date imprécise d'une année incertaine. Il a étudié deux ans à l'université d'Etat de l'Oregon : sa culture ressurgit parfois en citations de Flaubert et de T. S. Eliot.
    Installé à Los Angeles, il a été enquêteur dans une compagnie d'assurances, puis assistant du procureur du comté de Los Angeles. Les circonstances dans lesquelles il a perdu ce dernier emploi sont obscures, mais il est certain qu' il s'est montré trop efficace, à un moment et en un lieu où l'homme en place n'avait rien à faire d'efficacité ".
    Il mesure un peu plus de six pieds et pèse dans les soixante-quinze kilos. C'est un brun aux yeux marron, et l'expression " assez bien de sa personne " lui déplairait souverainement. Il n'a jamais beaucoup d'argent, c'est aussi qu'il se fait peu payer : son tarif est de 25 dollars par jour (rarement 40) plus les frais (8 cents au mille pour l'essence). Mais si l'affaire " l'émeut ", il descend à 1 0 dollars. Ou même rien du tout.
    C'est un honnête joueur d'échec, " mais pas assez bon pour jouer en tournoi... Son attitude envers les femmes est celle de n'importe quel homme en bonne santé et vigoureux, qui se trouve être célibataire alors qu'il devrait être marié depuis longtemps " : il ne refuse jamais les bonnes occasions, mais ne les cherche pas. Il préfère les jeunes filles ingénues et blondes, ne se sent pas obligé de sauter sur toutes les séductrices, comme le font ses collègues.
    *
    Son agence tient en deux pièces à peine : une salle d'attente et son bureau, presque toujours déserts à part l'odeur de poussière". Marlowe n'a pas de secrétaire. Quant aux armes qu'il utilise, il a débuté avec un Luger, puis est passé au Colt automatique de différents calibres, mais jamais " au-delà de 38 ". Il s'en sert le moins possible, comme Sam Spade son prédécesseur.
    *
    Philip Marlowe est devenu détective un peu comme on se fait prêtre. " Si le fait de se révolter contre une société corrompue est le signe d'un manque de maturité. alors Philip Marlowe est tout à fait infantile. Voir la saleté où il y en a, si c'est être un inadapté social, alors Philip Marlowe est un inadapté. Bien sûr que Marlowe est un raté et qu'il le sait.
    *
    C'est un raté parce qu'il n'a pas d'argent. Un homme sans malformations et qui ne gagne pas bien sa vie est toujours un raté et généralement un raté moral. Mais beaucoup de gens ont été des ratés parce que les talents qu'ils avaient ne convenaient pas à leur temps et au lieu où ils vivaient. Je crois qu'en fin de compte nous sommes tous des ratés, autrement le monde ne serait pas ce qu'il est.
    *
    Contrairement à tant de ses confrère Marlowe n'est pas une éponge. Il boit modérément. Et rarement quand il est sur une affaire. La légende qui le décrit toujours imbibé de whisky est peut-être née du fait que " lorsqu'il a envie de boire un coup, il le fait ouvertement et il n'hésite pas à le dire.

    *
    Son épopée couvre sept romans : Le Grand Sommeil (The Big Sleep, 1939), Adieu ma jolie (Farewell, My Lovely,. 1940), La Grande fenêtre (The Hig Window, 1943), Fais pas ta rosière (The Little Sister, 1949), Sur un air de Navaja ( The song Good-bye, 1953), qui a obtenu le prix Edgar Poe, Charade pour écroulés (Play Back, 1958), une nouvelle, The Pencil écrite en 1958, publ. posthume en 1960) et un roman inachevé The Poodle Springs Story dans lequel Marlowe est marié. "-
    *
    sites à voir :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Polar
    http://www.polars.org/spip.php?article60
    http://www.noircommepolar.com/f/index.php?categ=1
    http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=35954
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    L'honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles.
    Vivian, l'aînée, boit sec et perd beaucoup d'argent dans les salles de jeux.
    La cadette, Carmen, est nymphomane.
    Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de Vivian.
    Excédé, le riche vieillard fait appel au privé Philip Marlowe. En visitant la librairie de Geiger, le détective voit Carmen entrer chez lui.
    Trois coups de feu claquent. Dans une pièce aménagée en studio photo, il découvre la jeune fille nue et droguée, le maître chanteur mort à ses pieds.
    *
    Dans ce chef-d'oeuvre du roman noir, Philip Marlowe, qui deviendra l'archétype du détective privé, apparaît pour la première fois.
    Son enquête contient une critique féroce de la corruption et de ceux qui en vivent. À travers Marlowe, c'est Chandler qui porte un regard sans concession sur la riche société californienne, un milieu dominé par des êtres dégénérés ou corrompus.
    *
    L'adaptation cinématographique d'Howard Hawks, avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, est également un classique du genre.


    *
    Le Grand Sommeil - DVD ~ Humphrey Bogart
    Humphrey Bogart et Lauren Bacall ont inscrit ensemble des pages de l'histoire du cinéma, mais ils n'ont jamais été aussi populaires que dans cette adaptation de 1946 par Howard Hawks du roman de Raymond Chandler, dont William Faulkner a écrit le scénario.
    Humphrey Bogart joue le rôle du détective privé Philip Marlowe, engagé par une riche personnalité en vue (Lauren Bacall) pour enquêter sur les problèmes de sa jeune soeur (Martha Vickers).
    Avec sa complexité légendaire (au point que Raymond Chandler avait du mal à reconnaître l'intrigue), ce film à l'atmosphère prenante reste un grand divertissement.
    *
    Synopsis
    Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fille cadette, Carmen. Mais Marlowe découvre que le maître chanteur a été assassiné. Rapidement, les cadavres s'accumulent et l'intrigue se complique. De nombreux personnage entrent en scène, dont Vivian, la soeur aînée de Carmen.
    *
    Raymond Chandler (1888-1959)
    Né à Chicago, il a vécu à Londres, fait du journalisme et participé à la Première Guerre mondiale aux côtés de l'armée canadienne avant de se lancer dans l'écriture, après un licenciement en 1932.
    *
    Chandler a déjà 51 ans quand il donne naissance à Philip Marlowe, avec Le Grand Sommeil.
    La construction d'une intrigue a toujours été son point faible. Il en avait conscience - il lui fallait réunir plusieurs nouvelles pour parvenir à boucler, tant bien que mal, un roman cohérent.
    Il a eu le génie de pallier cette carence avec une grande trouvaille: faire du lecteur le confident de son héros.
    *
    Individualiste et rebelle, précurseur de Nestor Burma et de bien d'autres détectives privés, Marlowe a une morale - contrairement aux êtres corrompus qu'il côtoie - ce qui achève de le rendre sympathique (surtout joué par Bogart).
    *
    Chandler avait cette qualité, partagée par bien peu de ses confrères: il travaillait son écriture (diablement mise en valeur dans les traductions de Boris Vian pour la Série Noire) et fut l'un des rares auteurs à théoriser le genre policier.
    *
    Avec Jean-Patrick Manchette, qui lui rendait hommage en 1984: «Chandler veut une écriture plus élégante et des sentiments plus élevés.» Il s'intéressa au fantastique et à la scénarisation.
    *
    Son univers se prête à merveille au genre cinématographique, sublimé par l'onirisme chandlerien: The Big Sleep reste le chef-d'oeuvre de Howard Hawks et La Dame du lac fut le premier film tourné en caméra subjective. T.S.
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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    le-mange-livres
    "J'étais correct, propre, rasé, à jeun, et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars" (page 9)
    J'avance toujours doucement dans le printemps du polar, avec cette fois-ci un roman mythique de l'histoire du roman policier.
    Dans l'ambiance délicieusement vintage de la Californie des années 1930, les dames portent des gants et des revolvers à crosse de nacre, et les policiers des imperméables et des chapeaux mous.
    "Elle se leva lentement, et s'approcha en ondulant dans sa robe noire collante de tissu mat. Elle avait de longues cuisses, et elle marchait avec un certain petit air que j'avais rarement remarqué chez les libraires. Elle était blond cendré, les yeux gris, les cils faits, et ses cheveux en vagues arrondies découvraient des oreilles où brillaient de gros boutons de jais. Ses ongles étaient argentés. Malgré son attirail, elle devait être beaucoup mieux sur le dos.
    Elle s'approcha de moi en déployant un sex appeal capable d'obliger un homme d'affaires à restituer son déjeuner, et, secouant sa tête, remit en place une boucle de cheveux doux et brillants ... pas très dérangée d'ailleurs. Elle eut un sourire hésitant qu'on n'aurait pas eu de mal à rendre aimable" (page 38).
    Philip Marlowe, ex-flic reconverti en privé, est contacté par le richissime général Sternwood, un vieillard infirme qui a fait fortune dans le pétrole. le général a en effet de nombreux problèmes avec ses deux filles quelque peu agitées ; il se voit contraint par un maître chanteur de régler les dettes de jeu de Carmen, la cadette, et charge Marlowe d'en savoir plus sur son créancier, Geiger ... mais celui-ci vient d'être assassiné, et son corps a mystérieusement disparu. Derrière cette enquête de routine se profile une intrigue plus complexe, et l'intrigue n'est pas là où on l'attend ...
    On lit là un grand roman noir, un style auquel Chandler a largement contribué à donner ses Lettres de noblesse. Novateur en son temps, Le Grand Sommeil est l'un des monuments du patrimoine du polar. Philip Marlowe en est même devenu un archétype du "privé", rusé, cynique, et capable de démêler les intrigues à tiroirs.
    Un univers en soi, donc, admirablement rendu par la traduction de Boris Vian, avec des accents qui ne sont pas sans rappeler J'irai cracher sur vos tombes. Il faut aimer, certes ... mais moi j'aime bien !
    "- Vous avez des manières délicieuses avec les femmes.
    - J'ai beaucoup aimé vous embrasser.
    - Vous ne perdez pas du tout la tête. C'est tellement flatteur. Dois-je vous féliciter ? Vous ou mon père ?
    - J'ai beaucoup aimé vous embrasser.
    Sa vois devint un filet glacé.
    - Emmenez-moi d'ici, si ça ne vous dérange pas. Je suis persuadée que je serai très bien chez moi.
    - Vous ne voulez pas être une soeur pour moi ?
    - Si j'avais un rasoir, je vous couperais la gorge ... juste pour voir ce qui sortirait." (pages 223-224)

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/06/le-grand-sommeil-raymond-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Lostinmypal, le 14 février 2012

    Lostinmypal
    Tout comme le faucon maltais, ce livre attendait patiemment son heure. Contrairement au roman de Hammett, il n'a pas passé le test, du moins il n'a pas eu l'effet que j'escomptais. Chandler nous propose une critique de tout un pan de la société se nourrissant de la corruption sous toutes ses formes. En effet, il n'y a pas que l'argent qui pervertit cet univers mais aussi une dégénérescence généralisée qui met très mal à l'aise. Or, Marlowe porte un regard désabusé, détaché sur tout cela, vraisemblablement pour rester à l'abri, pour préserver les quelques illusions qui lui restent, mais lui en reste-t-il ? Il semble si déshumanisé, comme tous les personnages du roman d'ailleurs, personnages inconsistants. L'intrigue en elle-même n'est pas passionnante. C'est peut-être l'atmosphère qui sauve le livre, aussi délétère soit-elle, son côté désuet a un certain charme. Pour le reste, je n'ai pas été conquise. Ca se lit vite, ça comble un trou de sa culture littéraire. C'est (presque) tout.
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    • Livres 2.00/5
    Par Thyuig, le 27 février 2012

    Thyuig
    Ce roman est un grand écart. D'accord ça claque et ça vibre à chacune des actions de Marlowe (détective privé de son état), d'accord le Hardboiled est bien représenté dans sa version la plus noire et critique de la société américaine, mais quoi ? Chandler se noit dans une profusion de détails aussi insignifiants qu'inutiles, le tapis est rayé et légérement relevé sur le coin droit, les rideaux, le luminaire du plafond, les chaussures. Bref, on s'emmerde royalement les trois quarts du temps. Pour le reste, les réflexions de Marlowe sont hilarantes, l'intrigue un brin quelconque et ce roman, s'il est le premier de Chandler, vaut surtout pour ça. Dans ce style franc et directe, Hammett emporte la palme haut la main.
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Citations et extraits

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  • Par Well-read-kid, le 22 août 2010

    Qu'est-ce que ça peut faire, où on vous met quand vous êtes mort? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez, de ces choses-là... le pétrole, l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous... Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé...
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  • Par chartel, le 28 juillet 2008

    -Je suis un flic, dit-il. Un flic tout ce qu’il y a d’ordinaire. Raisonnablement honnête. Aussi honnête qu’on peut l’espérer d’un homme vivant dans un monde où ce n’est plus de mise. C’est la principale raison pour lesquelles je vous ai demandé de venir ce matin. Je voudrais que vous en soyez convaincu. Etant un flic, je préfère que la loi triomphe. J’aimerais voir de belles canailles bien habillées comme Eddie Mars s’abîmer les ongles dans des carrières de cailloux à Folsom, côte à côte avec les petits minables des faubourg sous-alimentés qui se sont fait poirer à leur première casse et n’ont jamais eu de chance depuis. C’est ça que je voudrais. Vous et moi, nous avons vécu assez longtemps pour savoir que jamais je ne verrai ce jour-là. Ni dans cette ville, ni dans une ville moitié moins grande, ni dans le moindre recoin des florissants, vastes et verdoyants Etats-Unis d’Amérique. Nous ne dirigeons pas notre pays de cette façon-là.
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  • Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    Elle se leva lentement, et s'approcha en ondulant dans sa robe noire collante de tissu mat. Elle avait de longues cuisses, et elle marchait avec un certain petit air que j'avais rarement remarqué chez les libraires. Elle était blond cendré, les yeux gris, les cils faits, et ses cheveux en vagues arrondies découvraient des oreilles où brillaient de gros boutons de jais. Ses ongles étaient argentés. Malgré son attirail, elle devait être beaucoup mieux sur le dos.
    Elle s'approcha de moi en déployant un sex appeal capable d'obliger un homme d'affaires à restituer son déjeuner, et, secouant sa tête, remit en place une boucle de cheveux doux et brillants ... pas très dérangée d'ailleurs. Elle eut un sourire hésitant qu'on n'aurait pas eu de mal à rendre aimable.
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  • Par kounil98, le 11 juillet 2011

    Les premières phrases : Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine noire à baguettes bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars.
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  • Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    - Vous avez des manières délicieuses avec les femmes.
    - J'ai beaucoup aimé vous embrasser.
    - Vous ne perdez pas du tout la tête. C'est tellement flatteur. Dois-je vous féliciter ? Vous ou mon père ?
    - J'ai beaucoup aimé vous embrasser.
    Sa vois devint un filet glacé.
    - Emmenez-moi d'ici, si ça ne vous dérange pas. Je suis persuadée que je serai très bien chez moi.
    - Vous ne voulez pas être une soeur pour moi ?
    - Si j'avais un rasoir, je vous couperais la gorge ... juste pour voir ce qui sortirait.
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1946 - Le Grand Sommeil (The Big Sleep) - Howard Hawks, avec Humphrey Bogart (Philip Marlowe) et Lauren Bacall (Vivian Sternwood). Adapté du livre de Raymond Chandler (1939).








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