ISBN : 2070321789
Éditeur : Gallimard (1978)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Porteront rameaux ceux dont l'endurance sait user la nuit noueuse qui précède et suit l'éclair. Leur parole reçoit existence du fruit intermittent qui la propage en se dilacérant. Ils sont les fils incestueux de l'entaille et du signe, qui élevèrent aux margelles le cer... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par Petitebijou, le 04 décembre 2011

    LE GAUCHER

    On ne se console de rien lorsqu'on marche en tenant une main, la périlleuse floraison de la chair d'une main. L'obscurcissement de la main qui nous presse et nous entraîne, innocente aussi, l'odorante main où nous nous ajoutons et gardons ressource, ne nous évitant pas le ravin et l'épine, le feu prématuré, l'encerclement des hommes, cette main préférée à toutes, nous enlève à la duplication de l'ombre, au jour du soir, Au jour brillant au-dessus du soir, froissé son seuil d'agonie.
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  • Par brigetoun, le 18 novembre 2011

    Parmi tout ce qui s’écrit hors de notre attention, l’infini du ciel, avec ses défis, son roulement, ses mots innombrables, n’est qu’une phrase un peu plus longue, un peu plus haletante que les autres.
    Nous la lisons en chemin, par fragments, avec des yeux usés ou naissants, et donnons à son sens ce qui nous semble irrésolu et en suspens dans notre propre signification.
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  • Par brigetoun, le 18 novembre 2011

    O le blé vert dans une terre qui n'a pas encore sué, qui n'a fait que grelotter ! À distance heureuse des soleils précipités des fins de vie. Rasant sous la longue nuit. Abreuvé d'eau sur sa lumineuse couleur. Pour garde et pour viatique deux poignards de chevet : l'alouette, l'oiseau qui se pose, le corbeau, l'esprit qui se grave.
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  • Par brigetoun, le 18 novembre 2011

    Affermi par la bonté d’un fruit hivernal, je rentrai le feu, dans la maison. La civilisation des orages gouttait à la génoise du toit. Je pourrai à loisir haïr la tradition, rêver au givre des passants sur des sentiers peu vétilleux. Mais confier à qui mes enfants jamais nés ? La solitude était privée de ses épices, la flamme blanche s’enlisait, n’offrant de sa chaleur que le geste expirant.
    Sans solennité je franchis ce monde muré : j’aimerai sans manteau ce qui tremblait sous moi.
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  • Par brigetoun, le 18 novembre 2011

    De tout temps j'ai aimé sur un chemin de terre la proximité d'un filet d'eau tombé du ciel qui vient et va se chassant seul et la tendre gaucherie de l'herbe médiane qu'une charge de pierre arrête comme un revers obscur met fin à la pensée
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Une classe de CE2 de Vedene dans le Vaucluse lit des poèmes de René Char.








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