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ISBN : 2070300668
Éditeur : Gallimard (1969)


Note moyenne : 4.55/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Combien souffre ce monde, pour devenir celui de l'homme, d'être façonné entre les quatre murs d'un livre ! Qu'il soit ensuite remis aux mains de spéculateurs et d'extravagants qui le pressent d'avancer plus vite que son propre mouvement, comment ne pas voir là plus q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Pingouin, le 19 juin 2012

    Pingouin
    Voilà le deuxième recueil de René Char que j'aborde, après Feuillets d'Hypnos, je voulais m'assurer de son génie, ainsi que de sa capacité à m'émouvoir, je n'ai pas été déçu...

    On a l'habitude de dire d'un recueil de poésie que l'on peut le picorer, le lire en commençant par la fin, rebrousser chemin vers le milieu, avancer un petit peu pour repartir du début... Je ne saurai que trop vous le déconseiller si vous choisissez de lire René Char, car chacun de ces poèmes, qu'il soit en prose ou en vers, est une partie de l'histoire narrée par ce recueil. Il ne s'agit pas d'un puzzle, car un puzzle ne nécessite pas de "première pièce", l'on peut les placer comme on le désire, sans s'embarrasser de l'ordre, en l'occurrence ce n'est pas le cas, il y a un début et une fin qui sont définis, sans pour autant paraître indispensables.
    Cette logique de lecture n'apparaît pas clairement comme dans un roman, elle ne s'appréhende et ne se comprend qu'une fois la découverte de l'ouvrage achevée, lorsque l'on en prend conscience, que l'on essaie de le lire avec ce prisme de l'écoulement, elle devient parfaitement claire.
    Mis à part ce conseil que vous choisirez de respecter ou non, il est je pense difficile de "résumer" un recueil poétique, je ne m'attarderai donc pas trop sur cette tentative. Sachez simplement que vous découvrirez la vision et la sensibilité de René Char au sujet de la splendeur de la vie, de sa fécondité, de tout ce qu'elle nous offre ; mais également dans sa manière d'appréhender ce qui suit notre existence, la façon dont la poésie lui "volera sa mort" -il s'agit là bien évidemment d'un ordre d'idées extrêmement bref et ô combien non exhaustif.

    Pour conclure, bien que René Char soit loin d'être le poète le plus connu du XXème, il est pour l'instant l'un de ceux qui aura le mieux su m'émouvoir. Je ne revendique pas un avis d'expert en la matière, je ne suis d'ailleurs qu'un néophyte en poésie, pour autant, c'est par l'intermédiaire de cet auteur que je me suis réellement intéressé à ce genre littéraire, lorsqu'au regard de celui-ci, je constate qu'il prend de plus en plus de place durant mes longues heures de lecture, je ne saurai suffisamment admirer ce génie qui m'a ouvert les portes d'une littérature dont j'ignorais l'incroyable puissance évocatrice.
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    • Livres 5.00/5
    Par Petitebijou, le 12 avril 2011

    Petitebijou
    Le plus grand poète du XXème siècle à mon sens.
    Avec un texte, "L'éternité à Lourmarin" dédié à Albert Camus, un merveilleux hommage d'amitié et d'amour (voir citations).

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 02 septembre 2007

    chartel
    Toujours l'amour pour la nature, notamment provençale, dans les poèmes de Char, des sensations cotoyant des souvenirs d'enfance, des instants de vie foudroyants, atteignant l'invisible, l'indicible, le mystérieux. Char est l'un des rares poètes, dans l'état actuel de mes connaissances, à entrouvrir les portes des zones d'ombre de notre existence.
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Citations et extraits

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  • Par Petitebijou, le 12 avril 2011

    L'ETERNITE A LOURMARIN
    Albert Camus

    Il n'y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quittés. Où s'étourdit notre affection ? Cerne après cerne, s'il approche c'est pour aussitôt s'enfouir. Son visage parfois vient s'appliquer contre le nôtre, ne produisant qu'un éclair glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n'est nulle part. Toutes les parties - presque excessives - d'une présence se sont d'un coup disloquées. Routine de notre vigilance... Pourtant cet être supprimé se tient dans quelque chose de rigide, de désert, d'essentiel en nous, où nos millénaires ensemble font juste l'épaisseur d'une paupière tirée.
    Avec celui que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence. Qu'en est-il alors ? Nous savons, ou croyons savoir. Mais seulement quand le passé qui signifie s'ouvre pour lui livrer passage. Le voici à notre hauteur, puis loin, devant.
    A l'heure de nouveau contenue où nous questionnons tout le poids d'énigme, soudain commence la douleur, celle de compagnon à compagnon, que l'archer, cette fois, ne transperce pas.
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  • Par ster, le 23 mai 2011

    Pour renouer

    Nous nous sommes soudain trop approchés de quelque chose dont on nous tenait à une distance mystérieusement favorable et mesurée. Depuis lors, c'est le rongement. Notre appui -tête a disparu.

    Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d'une beauté en train de mourir par la faute d'autrui. Solidaire dans la poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit.

    Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache, ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu.

    Tu es reposoir d'obscurité sur ma face trop offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux.

    Jeter bas l'existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l'anima assez à son début pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.
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  • Par Lorraine47, le 09 juin 2013

    Vivre c'est s'obstiner à achever un souvenir.
    Citation entendue dans la dernière émission de Jean-Claude Ameisen:
    "Sur les épaules de Darwin" et que je vous laisse savourer...

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  • Par cathcor, le 29 mars 2012

    Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
    La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.
    Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
    Bonjour à peine est inconnu dans mon pays.
    Dans mon pays, on remercie.


    QU'IL VIVE!
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  • Par cathcor, le 30 mars 2012

    Il n'y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quittés. Où s'étourdit notre affection? Cerne après cerne, s'il approche c'est pour aussitôt s'enfouir. Son visage parfois vient s'appliquer contre le nôtre, ne produisant qu'un éclair glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n'est nulle part. Toutes les parties- presque excessives- d'une présence se sont d'un coup disloquées...
    Avec celui que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence. Qu'en est-il alors? Nous savons, ou croyons savoir. Mais seulement quand le passé qui signifie s'ouvre pour lui livrer passage. Le voici à notre hauteur, puis loin, devant...

    L'ETERNITE A LORMARIN. Albert Camus
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