ISBN : 2070300668
Éditeur : Editions Flammarion (1969)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
« Combien souffre ce monde, pour devenir celui de l'homme, d'être façonné entre les quatre murs d'un livre ! Qu'il soit ensuite remis aux mains de spéculateurs et d'extravagants qui le pressent d'avancer plus vite que son propre mouvement, comment ne pas voir là plus q... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Petitebijou, le 12 avril 2011

    Petitebijou
    Le plus grand poète du XXème siècle à mon sens.
    Avec un texte, "L'éternité à Lourmarin" dédié à Albert Camus, un merveilleux hommage d'amitié et d'amour (voir citations).
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 02 septembre 2007

    chartel
    Toujours l'amour pour la nature, notamment provençale, dans les poèmes de Char, des sensations cotoyant des souvenirs d'enfance, des instants de vie foudroyants, atteignant l'invisible, l'indicible, le mystérieux. Char est l'un des rares poètes, dans l'état actuel de mes connaissances, à entrouvrir les portes des zones d'ombre de notre existence.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Petitebijou, le 12 avril 2011

    L'ETERNITE A LOURMARIN
    Albert Camus

    Il n'y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quittés. Où s'étourdit notre affection ? Cerne après cerne, s'il approche c'est pour aussitôt s'enfouir. Son visage parfois vient s'appliquer contre le nôtre, ne produisant qu'un éclair glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n'est nulle part. Toutes les parties - presque excessives - d'une présence se sont d'un coup disloquées. Routine de notre vigilance... Pourtant cet être supprimé se tient dans quelque chose de rigide, de désert, d'essentiel en nous, où nos millénaires ensemble font juste l'épaisseur d'une paupière tirée.
    Avec celui que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence. Qu'en est-il alors ? Nous savons, ou croyons savoir. Mais seulement quand le passé qui signifie s'ouvre pour lui livrer passage. Le voici à notre hauteur, puis loin, devant.
    A l'heure de nouveau contenue où nous questionnons tout le poids d'énigme, soudain commence la douleur, celle de compagnon à compagnon, que l'archer, cette fois, ne transperce pas.
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  • Par ster, le 23 mai 2011

    Pour renouer

    Nous nous sommes soudain trop approchés de quelque chose dont on nous tenait à une distance mystérieusement favorable et mesurée. Depuis lors, c'est le rongement. Notre appui -tête a disparu.

    Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d'une beauté en train de mourir par la faute d'autrui. Solidaire dans la poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit.

    Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache, ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu.

    Tu es reposoir d'obscurité sur ma face trop offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux.

    Jeter bas l'existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l'anima assez à son début pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.
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  • Par webdouwap, le 31 mai 2008

    L'amoureuse en secret
    Elle a mis le couvert et mené à la perfection ce à quoi son amour assis en face d'elle parlera bas tout à l'heure, en la dévisageant. Cette nourriture semblable à l'anche d'un haut-bois.
    Sous la table, ses chevilles nues caressent à présent la chaleur du bien-aimé, tandis que des voix qu'elle n'entend pas, la complimentent. Le rayon de la lampe emmêle, tisse sa distraction sensuelle.
    Un lit, très loin, sait-elle, patiente et tremble dans l'exil des draps odorants, comme un lac de montagne qui ne sera jamais abandonné.
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  • Par chartel, le 02 septembre 2007

    Dans le parc des Névons

    Ceinturé de prairies,

    Un ruisseau sans talus,

    Un enfant sans ami

    Nuancent leur tristesse

    Et vivent mieux ainsi.



    Dans le parc des Névons

    Un rebelle s'est joint

    Au ruisseau, à l'enfant,

    A leur mirage enfin.



    Dans le parc des Névons

    Mortel serait l'été

    Sans la voix d'un grillon

    Qui, par instant, se tait.

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  • Par Petitebijou, le 08 novembre 2011

    Tout en nous ne devrait être qu'une fête joyeuse, quand quelque chose que nous n'avons pas prévu, que nous n'éclairons pas, qui va parler à notre coeur, par ses seuls moyens, s'accomplit.

    La bibliothèque est en feu
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Vidéo de René Char

Une classe de CE2 de Vedene dans le Vaucluse lit des poèmes de René Char.








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