ISBN : 2268069907
Éditeur : Les Editions du Rocher (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Lieux de plaisirs suaves pour les uns, d'abattage sordide pour les autres, les maisons closes, signalées par la fameuse lanterne rouge, ont fleuri en France jusqu'en 1946. Ce livre nous invite à un voyage dans le temps. Nicolas Charbonneau et Lauren... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 08 juillet 2011

    Nanne
    L'histoire des maisons closes et de la prostitution est aussi vieille que le monde. Tout le monde sait que le lupanar prend son origine dans la Rome antique où les hétaïres de la Cité Impériale étaient surnommées lupae, louves. Et que dire de Messaline, l'impératrice nymphomane qui – chaque soir – se transformait en vulgaire catin des bas-fonds. La putain impériale ! Ainsi était-elle baptisait. C'est dans le quartier de Subure, le plus pauvre, le plus populeux, le plus déshérité que cette mante religieuse partait assouvir ses fantasmes jamais satisfaits, jamais rassasiés.
    Errons encore un peu dans le temps et arrêtons-nous un instant à Versailles, à l'époque de Louis XV et de ce cher Marquis de Sade ! C'est qui va donner ses lettres de noblesse au libertinage. Surtout après l'austère Louis XIV et sa peur du complot permanent. C'est à cette même période que l'on publie les premiers catalogues de prostituées recensant leurs caractéristiques physiques, morales ainsi que leurs prestations et leurs spécialités.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2011/06/grandeur-et-misere..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 08 juillet 2011

    J’ai veillé pendant toutes ces années sur un monde étrange. Sans le juger. Un univers que beaucoup, sans toujours le connaître, ont encensé ou méprisé. Interdit ou toléré. J’ai veillé sur des femmes et des hommes. Des brigands, des jeunes filles égarées, des maîtresses de maison au caractère bien trempé, des rabatteurs, des femmes légères et d’autres éternellement tristes, des clients salaces, des coquins, des gentils garçons ou de vrais pervers. Je n’ai jamais rien dit. Muette pour l’éternité. Jusqu’à ce jour où j’ai décidé de me confier. Oh, je ne vous dirai pas tout. Il y a des secrets qui partiront avec moi. Mais je veux être celle qui vous éclairera une dernière fois sur ce qui se passait derrière le velours des rideaux qu’il fallait écarter pour entrer dans ces maisons fermées. Des maisons closes. Qui portaient si bien leur nom.
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  • Par Nanne, le 08 juillet 2011

    Dans les ruelles de Subure, on volait, on trafiquait, on tuait pour rien. Et on faisait l’amour également. Car c’était un des hauts lieux de la prostitution romaine : dès la neuvième heure du jour, heure légale d’ouverture des bordels sous l’Empire, Subure devenait un gigantesque lupanar. On y croisait la lie de la plèbe, des vagabonds, des éclopés, des adolescents à peine pubères en mal de sensations fortes, à la recherche d’une prostituée à deux sous.
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