Considéré par François Mitterand, Charentais comme lui, comme un grand de la littérature française,
Jacques Chardonne, dans la première partie de son œuvre – romanesque, justement – a beaucoup écrit sur l'amour ; l'amour conjugal, bien entendu.
Certes le sujet peut paraître trivial… mais sous la plume de
Jacques Chardonne, il est comme est transfiguré. L'auteur, en fin analyste du couple pousse « l'étude » jusque dans les zones d'ombre : la jalousie, la colère, la résignation ; parfois même la révolte. Tout cela dans un style d'une rare élégance, très « entre deux guerres », émaillé de réflexions profondes, d'interrogations…
Dans «
Romanesques » publié en 1936,
Jacques Chardonne regarde vivre un couple qui s'aime sans s'aimer, pris qu'il est dans l'engrenage de la vie à deux, de la jalousie latente… de l'amour résigné : Octave, éditeur, aime Armande qui aime la campagne. Il a fait construire une maison pour abriter leur bonheur. La dépense est ruineuse, Octave est ruiné…