AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253009245
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Babs - diminutif de Barbara est de ces blondes, tout occupées d'efficacité, comme on en rencontre par centaines à New York dans le monde de la presse féminine. Elle a l'air saine et bien lavée elle est rédactrice à Fair, un magazine réputé. Sa carrière comme un galop forcené, sa réussite professionnelle, on dirait qu'elle n'a que cela en tête. Mais est-ce là sa vraie nature? N'est-elle pas plutôt prise au piège de son entourage, un petit monde où l'arrivisme est l'u... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
cicou45
cicou4523 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
Oui, c'est indéniable, Edmonde Charles-Roux était réellement une grande dame et là, je ne parle pas uniquement en tant qu'auteure mais en tant que grande figure de l'histoire. Honte à moi de n'avoir jamais entendu parler d'elle avant le jour de son décès, soit le 20 janvier dernier et jusqu'à ce que le directeur du journal pour lequel j'écris me demande d'en faire une chronique. Aussi, par où commencer, je me voyais submergée par la masse d'informations que je trouvais sur elle et par ses livres que j'avais de plus en plus envie de découvrir. Ne sachant pas trop par lequel commencer, quoi de mieux que de m'attaquer à celui qui fut l'un de ses premiers romans et qui plus est obtint le Prix Goncourt en 1966 ?
"Oublier Palerme" reviendrait à dire oublier ses racines car c'est bien de cela qu'il est question ici. le lecteur découvre deux personnages principaux : Gianna Meri, chroniqueuse pour le célèbre magazine féminin Fair et Carmine Bonavia, d'abord travaillant dans une agence de recruteurs puis président du parti démocrate. Quels point commun rapproche ces deux personnages ? Vous l'aurez sans doute deviné, ne serait-ce qu'en lisant le titre de ce roman ? Leur origine sicilienne bien évidemment, et, plus exactement leur provenance de Palerme. Alors qu'ils vivent tous les deux aux Etats-Unis à l'époque où se déroule cette histoire, à savoir au début du XXe siècle et qu'ils mènent chacun leur propre vie, leur destin va indubitablement les faire se rencontrer ? Simple hasard ? Pas exactement car c'est grâce à la "tante Rosie", chez qui Gianna loge bien qu'elle ne soit pas sa tante mais celle sa collègue de boulot, Babs. Ici encore, un nom qui revient régulièrement tout au long de cet ouvrage comme tant d'autre encore que je ne vais pas énumérer. Bien plus que la banale existence de deux personnes qui ont subi l'exil, celle également de tous ceux qui sont restés au pays et de tout ceux qui n'en sont jamais parti (à savoir les américains qui ont toujours vécu aux States et qui, voyant le luxe dans lequel ils vivent en cette période diifficile, sont bien loin de vouloir en partir !
Un livre dans lequel j'ai eu un peu de mal au départ tant il y avait moult personnages qui se rajoutaient au fil des pages et de flash-back afin de raconter l'histoire de la lignée mais une fois le coche pris, je n'ai plus pu m'arrêter ! A découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
lecassin
lecassin14 janvier 2012
  • Livres 1.00/5
"Oublier Palerme" c'est une histoire (ou des histoires) de déracinement plus ou moins assumé : Babs travaille à New York et semble enfermée dans cet univers - la rédaction d'un magazine - soumis aux règles de l'arrivisme et de l'hypocrisie. Ce monde, Gianna Meri, une Palermitaine amie de Babs, le refuse. Contrainte à s'exiler après la guerre, elle ne parvient pas à s'insérer dans cette ville trop grande, trop haute, trop symétrique, trop...
Carmine Bonnavia, elle, cherche comme Babs à oublier ses racines siciliennes et à se dissoudre dans cette société américaine dont tant de gens rêvent... A moins que la Sicile ne soit la plus forte pour récupérer ses enfants égarés.
Un thème alléchant...
Je ne sais pas vous, mais moi, je me suis trouvé là dedans aussi étranger à l'affaire que certains des personnages le sont pour New York et la culture américaine. La raison ? Je ne sais pas... Peut-être que New York m'intéresse moins que les bayous du sud... ou que le style d'Edmonde Charles-Roux ne me touche pas... Ou les deux... Oui, c'est ça, les deux ! En tout cas, j'ai lu ce livre il y a quelques années et je me souviens encore de l'effort qu'il m'a fallu pour "en venir à bout". Lecture plaisir, me direz-vous ? Il est sur qu'aujourd'hui je ne serais pas allé au bout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
motspourmots
motspourmots26 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Ce magnifique roman a été couronné du Prix Goncourt en 1966, année de ma naissance mais ce n'est que beaucoup plus tard que je l'ai embarqué dans mes valises lors d'un séjour en Sicile. C'est toujours intéressant de lire "en contexte" les romans qui en disent beaucoup sur un pays et ses natifs. Ici, il s'agit de retour au pays, d'ambition, de quête d'identité, d'amour aussi. Bref, tous les ingrédients pour un très joli moment de lecture.
Commenter  J’apprécie          120
Chiwi
Chiwi18 octobre 2012
  • Livres 3.00/5
Je devais lire Oublier Palerme pour un challenge sur l'Italie, mais comme l'organisatrice a manqué de sérieux dans l'organisation de celui-ci le roman est resté deux ans dans la bibliothèque.
J'ai eu du mal a rentrer dans le récit. Il y a d'abord une phase descriptive ou Gianna fait l'état de son opposition a Babs, le récit du superficiel, de la vacuité de certaines femmes.
Le récit devient plus prenant, plus intéressant à partir du moment où elle rencontre Carmine. Elle va entamer le récit de siciliens qui préfèrent partir dans l'inconnu plutôt que de rester dans leur misère.
Au delà de ses origines siciliennes, Carmine peut être vu comme l'archétype de l'immigré. Avec de la volonté et une bonne part de chance, il réussit a faire quelque chose de sa vie. Mais lorsqu'il veut retrouver ses origines avec un voyage en Sicile, il prend la réalité en pleine face. Les autochtones le voient que comme un Américain, une source d'argent et sa femme, comme une prostituée.
Avec ce roman Edmonde Charles-Roux s'interroge sur la recherche de l'identité des immigrés, sur la difficulté à se trouver une place dans la société d'accueil ou dans le pays d'origine.
Lien : http://kulturenblog.over-blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Pixis
Pixis14 août 2015
  • Livres 2.00/5
Je n'ai pas particulièrement aimé
Commenter  J’apprécie          40
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AlixoneAlixone22 janvier 2016
On me dira q'un tel aveuglement relève de l'anomalie, que cette vieille fille ne faisait illusion qu'à elle-même. Cela est vrai. Car, à parler franc, Tante Rosie était pire que vieille. L'aveu de son âge se situait du côté de sa bouche. Un nid à rides, sa bouche, le Waterloo des plus célèbres esthéticiens, une feuille de papier en soie prête à craquer, un désastre. Les frisons qui voletaient autour de son front lisse, sa frange, ses joues sans âge, sa démarche sautillante ne faisaient qu'accuser la ruine d'un bas de visage dolent, affaissé. Tante Rosie en était consciente. Cela se lisait au fond de son regard comme une question sans cesse posée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
lecassinlecassin14 janvier 2012
A New York, cela étonnait un homme en noir assis sur le pas de la porte. Même dans la ville basse, même au coin de Mulberry Street cela étonnait. Je reverrai toujours Carmine Bonnavia tel qu'il m'est apparu ce jour là, borne sombre contre laquelle j'ai buté.
Commenter  J’apprécie          150
cicou45cicou4523 janvier 2016
"Il y a des rêves qui, une fois dérangés, ne laissent aucune place à l'espoir."
Commenter  J’apprécie          281
cicou45cicou4523 janvier 2016
"La mort a des ruses étranges. Elle masque sa démarche, et les signes avant-coureurs de sa victoire peuvent souvent être interprétés à faux."
Commenter  J’apprécie          140
47bourgeois47bourgeois30 janvier 2016
"On a beau vouloir couper avec le passé, quelque chose malgré tout demeure, qui s'accroche et dont on a le plus grand mal à se débarrasser. Il faut s'arranger de ce qui remonte dans les souvenirs comme une bulle du fond d'un marais ; il faut prévoir la main qui dans le rêve se pose plus vraie que vraie ; il faut craindre l'inconnu dont le sourire déclenche un serrement de cœur ; il faut lutter contre les bras qui ne vous cherchent plus. Il faut se mentir, être lâche, toujours prévoir le pire et savoir qu'à la moindre défaillance le combat reprendra du début."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Edmonde Charles-Roux (84) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edmonde Charles-Roux

La chronique de Gérard Collard - Prix Goncourt
Pour cette rentrée littéraire, notre chroniqueur-libraire Gérard Collard réagit à l'annonce de la première sélection de livres susceptibles de remporter le Prix Goncourt 2011. Pour information le jury de l'académie Goncourt est composé d'Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Didier Decoin. Voici leur sélection : rom@ de Stéphane Audeguy aux éditions Gallimard Limonov d'Emmanuel Carrère aux éditions POL Retour à Killybegs de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Dans un avion pour Caracas de Charles Dantzig aux éditions Grasset Les Souvenirs de David Foenkinos aux éditions Gallimard L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni aux éditions Gallimard Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati aux éditions Grasset Un sujet français d'Ali Magoudi aux éditions Albin Michel Du Domaine des Murmures de Carole Martinez aux éditions Gallimard Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé aux éditions L'Olivier Le système Victoria d'Eric Reinhardt aux éditions Stock Monsieur le commandant de Romain Slocombe aux éditions Nil Tout, Tout de Suite de Morgan Sportès aux éditions Fayard La belle amour humaine de Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan aux éditions JC Lattès
+ Lire la suite
autres livres classés : Sicile (Italie)Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1163 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre