Ce recueil de
Chateaubriand comporte 3 nouvelles :
Atala, René et le dernier Abencerage. Et si ces trois nouvelles-là sont regroupées en un même livre, ce n'est pas un hasard mais tout simplement parce qu'elles illustrent toutes un même thème : celui de la victoire de la religion sur la passion.
Pourquoi ai-je voulu lire ce recueil ? Non pas à cause du thème en question (que j'ignorais alors), mais parce que j'en avais lu une critique élogieuse sur Partage Lecture, que je voulais lire au moins une fois
Chateaubriand et surtout parce que je voulais connaître l'histoire d'
Atala dont mon peintre préféré Girodet s'était inspiré pour sa magnifique toile intitulée
Atala au tombeau.
A présent, je ne regarde plus ce tableau de la même façon, je comprends ce qui a fasciné Girodet dans cette œuvre littéraire et je vais tenter de vous l'expliquer à mon tour :
Atala :
rené est un européen qui a fuit son continent d'origine pour se faire adopter par une tribu indienne du nouveau continent. Son père adoptif Chactas lui raconte sa jeunesse et en particulier l'épisode de sa vie qui l'a marqué le plus. C'est ainsi que Chactas nous raconte son histoire d'amour avec
Atala, une jeune indienne, amour qu'il perdra dans des circonstances tragiques qui ne sont pas sans rappeler Roméo et Juliette.
Le récit est présenté sous la forme classique : prologue-récit-épilogue. Tout le récit est en fait la partie où Chactas raconte son histoire à rené.
Les descriptions sont absolument magnifiques. On se retrouve dans un décor paradisiaque à la végétation luxuriante avec énormément de verdure, de couleurs, d'animaux.
Les voyages de
Chateaubriand l'ont inspiré pour ce récit même s'il n'est jamais allé en Louisiane. Il transpose ce qu'il a vu ailleurs au cadre de son récit. En revanche, les descriptions des chutes du Niagara sont basées sur du vécu et sont véritablement superbes. La force et le réalisme de ces descriptions ont suscité l'engouement des lecteurs de
Chateaubriand à l'époque. La nature est donc omniprésente et s'adapte aux sentiments des deux héros : Chactas et
Atala, luxuriante et accueillante lorsqu'ils sont heureux au tout début puis hostile lorsqu'
Atala se renferme sur elle-même à cause de son secret, jusqu'à la tempête où la nature se déchaîne en même temps que les passions des deux jeunes gens.
Cette nouvelle est en fait une apologie de la religion chrétienne ( les autres nouvelles aussi). L'histoire d'amour entre Chactas et
Atala tourne au drame à cause de la religion mais cette dernière se révèle finalement salvatrice des tourments causés par l'amour et la mort : les deux amants de retrouveront dans leur vie éternelle.
Le discours du père Aubry pour réconforter
Atala est absolument magnifique et plein de sens. Il condamne les passions humaines et la facilité des hommes à panser leurs blessures et à aller de l'avant, mourir est une loi de la vie, il ne faut pas regretter ce qu'on laisse ici-bas car là-haut, près de Dieu, la place y est bien meilleure. Seul l'amour de Dieu est constant et sans faille contrairement aux amours terrestres.
Chateaubriand utilise à plusieurs reprises le terme « désert » pour qualifier son décor d'Amérique en référence peut-être au désert de l'ermite, le père Aubry est en effet un ermite qui vit dans sa grotte, médite sur sa montagne. Mais peut-être aussi parce que c'est sur cette terre d'Amérique qu'on atteint à la sagesse.
Avec ces paroles sages transmises par le père Aubry, la tempête qui déchaînait la nature se calme peu à peu.
Le texte est magnifique, la dimension spirituelle très forte touche forcément celui qui est croyant. Celui qui ne l'est pas ne peut rester indifférent aux idées philosophiques avancées dans ce récit.
Lors de l'épilogue, le narrateur cherche à retrouver Chactas, rené et le père Aubry.
C'est de cette façon qu'est introduite la deuxième nouvelle du recueil.
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Atala-rene-le-dernier-abencerage-
Chateaubriand-105263824.html
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