Une vieille dame qui rate sa blanquette, un haricot qui germe dans le nez d'une fillette, un bébé qui tète sa chienne, une femme qui refuse de manger, une autre qui se fait ogresse, un cannibale malgré lui... Autant de récits inspirés de faits réels, où la nourriture es... > voir plus
Réussir l'écriture d'une nouvelle est un exercice assez difficile. Il en est donc de cet ouvrage comme de bien d'autres ouvrages de nouvelles, certaines sont meilleures que d'autres. Ce livre reste malgré tout plaisant, à déguster au milieu d'un jardin par un après-midi de printemps ensoleillé de préférence. Les amoureux des bons petits plats y trouveront leur compte, en s'imaginant à la place du personnage principal, souvent seul dans son histoire, et à qui il arrive des cocasseries inattendues : une grand-mère qui se suicide à cause d'une blanquette ratée, ou bien un haricot qui germe dans le nez d'une petite fille. Toutes ces histoires nous mettront en appétit ou vous dégouteront, comme la dernière de cette série intitulée "la mère nourricière".
Hier dimanche en préparant mon dominical poulet à l'estragon, j'ai pensé avec effroi à "la blanquette de l'ancienne". Nous sommes lundi et tout va bien...
Longtemps elle avait cru que la certitude qu'elle était bien vivante tenait du fait qu'aucune douleur du corps ne pouvait résister au sommeil réparateur de la nuit:
- Je suis vivante parce que je n'ai mal nulle part.
Désormais, elle savait que ces mêmes douleurs, cette infinité de misères dues à l'âge, demeuraient l'unique preuve qu'elle continuait à vivre:
- Je suis vivante parce que j'ai mal quelque part.
Le 21 mars 2011 au Salon du Livre de Paris - la Scène des auteurs. Un débat animé par Antoine Perraud, journaliste avec la participation de Noëlle Chatelet, écrivain et universitaire, Jérôme Prieur, écrivain et réalisateur et Bruno Patino, directeur de France 5. Tout commença en 1953, avec Lectures pour tous, qui proposa, jusqu'en 1968, une forme de syncrétisme entre le petit écran et l'imprimé. Puis vint Bernard Pivot, qui incarna, avec Apostrophes, la brisure dynamique d’une telle fusion : la graphosphère et la vidéosphère devenaient partenaires, chacune dans son camp. Aujourd'hui, la place de la littérature à la télévision semble singer ce passé anéanti, pour simplement «donner une plus-value à la marque». Notre rencontre, au cœur de cette panne de transmission, tentera d'envisager un recollement de la rétine en faveur de la télévision...