ISBN : 2266201719
Éditeur : Pocket (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Harlem Est. 18 novembre, 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall d'entrée du lycée Village Academy. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent, un sac à dos ouvert à ses pieds. Lentement, il lève son arme vers ses camarades e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 24 février 2012

    fee-tish
    C'est dans une nouvelle policière de 92 pages que nous entraîne Maxime Chattam avec Carnages. 92 pages, un format peu habituel pour un thriller qui contient tous les codes propres à ce genre.
    L'intrigue se déroule très rapidement. Nous sommes à New York, en novembre, dans une ambiance feutrée si particulière aux chutes de neige. Lamar Gallineo, inspecteur au NYPD est appelé d'urgence sur les lieux d'un crime. Une fusillade a eu lieu dans un lycée de Harlem. Digne de la tragédie qui toucha l'école de Columbine en avril 1999, un élève armé d'un pistolet-mitrailleur Uzi ouvre le feu sur ses camarades. le problème ? Quelques jours plus tard, un incident similaire se produit dans un autre lycée, puis cela recommence dans un troisième. Lamar va tout mettre en œuvre pour savoir ce qui se passe réellement. Folie subite d'adolescents marginaux ?
    Maxime Chattam réussit à passionner son lecteur malgré un texte très court. Il nous entraîne dans les travers des États-Unis qui autorisent le port d'armes à feu ; avec les actes terrifiants que cela engendre ; mais aussi dans les réseaux néo-nazis et le racisme ambiant général qui règne parfois sans honte dans ce pays.
    Avec un style toujours percutant, une description de cervelles explosées et autres fragments de crânes dignes de sa « Trilogie du mal », l'auteur m'a convaincu encore une fois, avec une histoire synthétique mais dense et complexe. Selon moi, ce récit n'est pas trop court. Les 92 pages se suffisent à elles-mêmes, du moment que l'histoire ne paraît pas atrophiée.
    Un livre que je conseille aux amateurs de thrillers.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 23 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Voici le plus petit thriller du monde ! Etonnée par la longueur (90 pages), je me dis également que ce court roman est une bonne idée pour commencer celui dont j'entends tant parler : Maxime Chattam. Non pas sans appréhensions, je le reconnais. Un thriller de moins de cent pages, il y a de quoi avoir peur de terminer sur un sentiment d'inachevé. Et pourtant non.
    Le décor est planté rapidement. Dès les premières pages, le lecteur assiste à une tuerie dans un lycée. Cela me renvoie à ces évènements tragiques entendus aux informations ou bien au film Bowling for Columbine de Michael Moore, étudié au lycée. Et comme toujours, l'incompréhension.
    C'est l'inspecteur Lamar Gallineo qui est chargé de l'affaire. Arrivant sur les lieux, il découvre que le tuer a retourné l'arme contre lui. Jusque là, rien d'étonnant car dans ces tueries, c'est ce qu'il se passe dans la majorité des cas. Après avoir tué des dizaines de personnes, le lycéen se suicide. Comme un coup de folie.
    Malheureusement, cet évènement ne sera pas le seul car plusieurs tragédies de ce type vont suivre dans les jours suivants. Lamar ainsi que ses collègues comprennent très vite que ce ne sont pas des cas isolés mais le fruit d'une seule et même personne.
    Malgré ces 90 pages, l'auteur nous balade à travers son roman. On se fait toutes sortes d'idées, on accuse à chaque fois une nouvelle personne pour se rendre compte que ce n'est pas elle. Et ainsi de suite. Et même si vers la fin, il est possible d'avoir des soupçons plus affirmés, la raison de tout ceci n'est pas forcément très précise. L'intrigue est bien menée jusqu'au bout, le personnage de l'inspecteur est atypique mais très humain.
    Un roman court, certes, mais qui nous réserve tout de même des surprises tout en nous faisant passer un agréable moment de lecture.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par encoredunoir, le 20 novembre 2011

    encoredunoir
    Lamar Gallineo, inspecteur de la police de New York se trouve confronté à une bien singulière affaire. En l'espace de quelques semaines, trois lycéens font un carnage à l'arme à feu dans leurs établissements respectifs avant de se suicider. Il semble toutefois que, si les bourreaux présumés se sont donnés la mort, il y ait un lien direct entre ses trois affaires et Lamar va tenter de mettre fin à cette série de massacres.
    Commençons par expliciter notre choix. Pourquoi s'intéresser à ce roman de Maxime Chattam plutôt qu'à un autre ? Pour deux raisons qui tiennent en une : il est court.
    Il est court – à peine un peu plus de 80 pages – et une première tentative il y a quelques années de lire un roman de Maxime Chattam (In Tenebris) avait tournée court aux environs de la page 30. Choisir un roman court était donc le garant d'une lecture complète.
    Il est court, et cela semble changer du gros de la production de la Ligue de l'Imaginaire dont les auteurs publient couramment des livres qui dépassent allègrement les 400 ou 500 pages. Il est donc intéressant aussi de voir comment un auteur qui publient généralement des romans assez longs va trouver à resserrer une intrigue. Dans ce collectif d'auteurs qui affirme son désir de tenir le lecteur en haleine, le fait de lui offrir un roman court peut apparaître comme un moyen de maintenir une tension importante. Cela nécessitera bien sûr une construction sans failles et une économie de moyens. Alors, pari réussit ?
    Parlons donc pour commencer de la narration. Et passons assez vite sur les questions de style. D'une manière générale, l'écriture de Chattam apparait relativement fade avec une certaine propension à la métaphore et à la comparaison maladroitement grandiloquentes (« L'établissement ressemblait à un golem de pierre agenouillé, des tentacules de pierre à la place des bras s'étalant entre des flaques de bitume et des nappes d'herbes », première phrase du roman, p. 9 ; « Des bouteilles d'alcool et de soda jonchaient le sol comme la flore apocalyptique de ce bunker », p.80 ; « le canon beugla, vomissant sa gerbe d'acier en fusion », p.83), ainsi que, régulièrement, à une syntaxe et une sémantique peu claires, voire approximatives : « Toute la ville tremblait dans l'incompréhension », p. 27 ; «Un obscur secret se tramait derrière tout ça », p. 39 ; « (…) personnes suspectées d'être impliquées dans des activités ou une doctrine néonazies ou apparentées », p. 75 ; « La haine s'empara de son faciès », p. 82.
    Ces scories existent bel et bien et peuvent s'avérer agaçantes mais elles restent toutefois supportables, la faible longueur du récit et la nécessité de le faire avancer rapidement empêchant de fait les longs développements dans lesquels elles pourraient faire leur nid.
    Cela nous amène nécessairement à la question de la dynamique du récit ; dynamique que la structure courte dudit récit rend primordiale. Et c'est bien là que le bât blesse. Maxime Chattam développe une intrigue qui, nous l'avons dit, se déroule sur plusieurs semaines. 18 pages sont consacrées au premier massacre, une cinquantaine à la résolution de l'affaire. Entre les deux, il reste à peine un peu plus d'une douzaine de pages pour évoquer les débuts de l'enquête et les deux autres massacres. Donc, l'auteur coupe, élude. Un procédé qui pourrait éventuellement tenir la route avec une histoire simple. Mais Maxime Chattam a opté pour une intrigue à rebondissements. En fait, il va privilégier la tension dans l'action de la dernière partie, avec course contre la montre, confrontations et multiples coup de théâtre (nous y reviendrons) au détriment sinon de la cohérence, du moins de la crédibilité de l'histoire, et surtout, de celle des personnages. D'où l'impression d'une intrigue dont il manque des pièces, des parties entières, et qui, au bout du compte, semble particulièrement tirée par les cheveux.
    Les personnages eux aussi, donc, participent de cette sensation d'artificialité – au sens non pas d'imaginaire, mais de manque de profondeur – à commencer par le héros, Lamar Gallineo, dont le portrait est dressé, ou plutôt esquissé, en une bonne page. On y apprend qu'il a deux handicaps pour être flic : il est trop grand, et il est noir. On comprend bien que la question du racisme dans la police puisse être un frein pour un noir, on reste dubitatif sur la question de la taille, si ce n'est qu'elle permet l'auteur de faire une blague sur les basketteurs. Lamar a finalement réussi à faire son trou grâce à « quelques bon coups de flair » (p. 14) et à la discrimination positive. Si Chattam va ensuite s'échiner à nous montrer comment Lamar est un bon flic (c'est simple, dès qu'il y a un meurtre c'est lui que l'on contacte), il expédie ici un portrait qui tendrait plutôt à prouver qu'il est surtout chanceux.
    La suite sur le blog

    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-carnages-de-maxime-chattam..
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    • Livres 5.00/5
    Par Pommesucre, le 14 novembre 2011

    Pommesucre
    Lamar Gallineo est un inspecteur au service de la Police New-Yorkaise et il doit faire face à une vague de Carnages dans différents lycées de la région New-Yorkaise. Je ne vous en dirai pas plus que la quatrième de couverture, l'histoire étant une nouvelle, vous en raconter davantage serait vous spoiler une bonne moitié de l'histoire. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que dès la première page, l'histoire commence très fort !
    La nouvelle étant principalement basée sur le déroulement de l'enquête, on en connaît que trop peu sur les personnages. Cependant, pour le peu que l'auteur nous en a fait découvrir sur Lamar, je l'ai trouvé vraiment intéressant. D'origine afro-américaine, il doit faire face au racisme ambiant. Il est tout à fait conscient qu'il doit son poste d'inspecteur à la police n'est dû qu'à son flair sur quelques enquêtes difficiles et à la discrimination positive en vogue à cette époque.
    Maxime Chattam traite d'un sujet des plus sensible avec brillo. Je me suis retrouvée happée dans le suspens et le réalisme de l'enquête. Lamar m'a emportée avec lui dans ses suppositions. L'histoire est assez délicate et nous rappeler l'affaire Columbine aux USA, en aussi cruel et réaliste.
    L'histoire est assez courte en soi, mais vraiment palpitante. La nouvelle aurait pu être plus développée et faisant évoluer la nouvelle en un bon thriller développé. Il y avait de la matière et l'esprit tordu de l'auteur nous aurait emmené pour un temps plus long dans son univers. C'est là mon seul regret.
    Je pense renouveler l'expérience Chattamiste, son univers sombre m'a fort plus et m'a poussé à en apprendre davantage sur celui-ci.
    Si vous souhaitez vous plonger le temps de quelques minutes dans un livres, choisissez le, il est court mais juste terrible !
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  • Par CherryBomb, le 10 mai 2012

    CherryBomb
    Ce fut mon premier Maxime Chattam. Je l'ai choisi car je voulais tester l'auteur. Je n'ai jamais été attiré par ses livres donc c'était un bon compromis avec ce thriller de 92 pages. J'ai été totalement conquise, l'histoire est très bien menée, haletante, et on ne se doute pas du tout de(s) l'auteur(s) de ces multiples tueries. On suit l'enquête aux côtés de Lamar, Inspecteur. L'auteur nous emmène d'abord sur une fausse piste, puis sur une vraie-fausse piste si bien que l'on ne découvre le dénouement de l'histoire que dans les 2 dernières pages. Je trouve néanmoins dommage qu'il soit si court, cette intrigue aurait eu le mérite d'être largement plus développée pour en faire un vrai bouquin de 300, 400 voire 500 pages. On n'a pas de sentiment d'inachevé, non, mais peut-être le sentiment que Maxime Chattam a un peu bâclé son roman en voulant aller trop vite. Mis à part ça, tout tient la route, il n'y a pas d'incohérences, c'est un très bon thriller ! Je le recommande et vais certainement en lire un deuxième.
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 20 décembre 2010

    L'établissement ressemblait à un golem de pierre agenouillé, des tentacules à la place des bras s'étalant entre des flaques de bitume et des nappes d'herbe. La nuit n'etait pas encore dissipée si bien qu'un halo jaune irradiait de ses entrailles, des yeux de lumière s'ouvraient depuis les plaies rectangulaires de sa peau minérale.
    Le lycée était assis là, derrière un drapeau agité par le vent d'automne et la 120ème Rue au ballet incessant de phares blancs et rouges comme autant de globules alimentant les veines d'un système.
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  • Par lisa3, le 03 décembre 2010

    Il y eut une série de détonations sèches qui claquèrent si violemment entre les parois que la plupart des adolescents se bouchèrent les oreilles en grimaçant. Plusieurs avaient sursauté.
    Ils s'observèrent tous. L'un d'entre eux se mit à rirent bruyamment. Tout le monde échangea des regards où la curiosité le disputait à la surprise, et un peu d'inquiétude. Quelques-uns s'en moquèrent et reprirent leur conversation.
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  • Par natte, le 14 août 2011

    Manipuler un adolescent pour l'amener à ouvrir le feu sur ses camarades de classe avant de se suicider était un "sinistre exploit". Une tache improbable qui devait nécessiter des moyens, une force de persuasion et un charisme hors du commun. Bref, un homme à part. Qui pouvait avoir réussi une chose pareille?
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  • Par Katiouchka, le 05 novembre 2010

    Il enfila ses gants en cuir, les fit crisser en étirant ses doigts à l'intérieur. Un sentiment de puissance l'envahit.
    Son sac à dos était ouvert à ses pieds. Aucun cahier n'en dépassait.
    Seulement une barre noire reflétant les lampes du couloir. Longue et rectangulaire.
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Vidéo de Maxime Chattam

L'écrivain Maxime Chattam manie le polar et le thriller ésotérique comme personne. Son univers balance entre crime et croyance. Il publie Le Requiem des abysses, qui nous entraîne dans le Paris des années 1900, où un romancier en mal d'inspiration fuit son existence bourgeoise.








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