J'avais lu il y a quelque temps
Le Sang du temps de
Maxime Chattam et malgré son titre un peu... spécial, ce roman m'avait plu. C'est donc confiante et pleine d'espoir que j'ai abordé
La théorie Gaïa. Mes amis, je suis tombé de haut, et Maxime est tombé bien bas !
Car
La théorie Gaïa, c'est un grand n'importe quoi. Des malfaisants en haut des Pyrénées, d'autres dans une île Polynésienne, des criminels rendus à l'état de bêtes qui massacrent sans désemparer tout ce qui se présente, et des ficelles grosses comme des câbles de téléphérique pour faire tenir l'ensemble. le tout avec une complaisance déjà remarquée de l'auteur pour tout ce qui a trait à la boucherie (vocation contrariée peut-être ?)
Je ne saurai que recommander aux amateurs de démembrement et de saignant, à la place de cette daube (oui j'y vais pas de main morte), l'excellent ouvrage de Henri Martel « L'Industrie de l'équarrissage, traitement rationnel des cadavres d'animaux, des viandes saisies, des déchets de boucherie, etc » aux Editions H. Dunod et E. Pinat (1912), hélas introuvable aujourd'hui, Maxime C. ayant acheté le dernier pour sa documentation personnelle.
On se demande bien ce que va pouvoir écrire l'auteur après ça : a-t-il touché le fond ? Va-t-il nous sortir l'histoire d'une colonie d'anthropophages expédiés sur la Lune qui prend d'assaut la station spatiale internationale sous le contrôle de Chevaliers Teutoniques bègues réfugiés au centre de la Terre pour échapper à un contrôle fiscal ? A moins qu'il ne se remette à l'écriture, ce qu'on peut souhaiter.
Je vois que je suis la seule à porter un avis aussi négatif, mais quel manque cruel de logique ! Assez affligeant.