Premier roman de
Maxime Chattam, qu'il avait à l'époque publié sous le pseudo Maxim Williams, le cinquième règne livre une histoire d'adolescents qui se voient obligés de combattre l'incarnation du Mal. Comme d'habitude chez
Chattam, il y a quelque chose de très manichéen dans l'exposition de la lutte du Bien contre le Mal. Mais l'histoire est très prenante, à la lisière entre du
Stephen King (un vague rappel de ça ou encore de
La Tempête du siècle…) et du
Dan Simmons dans son livre
Les Chiens de l'hiver : ambiance glauque assurée, avec toujours quelques détails sanglants et violents comme
Chattam aime à en disséminer parfois.
Le rythme qui fait son succès est là aussi : les chapitres s'enchaînent et l'on toujours envie de poursuivre l'aventure, de plonger plus avant dans la connaissance de l'histoire pour comprendre, pour savoir, pour voir… et les personnages principaux sont plutôt attachants.
Remarquons toutefois que par rapport à ses livres suivants (la trilogie du mal), qui s'attachent à raconter des histoires au plus près de la réalité, -même si elles virent le plus souvent au macabre le plus noir et le plus violent-, l'originalité du Cinquième règne réside sans doute dans son caractère fantastique. Et je trouve que ça lui va plutôt bien à
Chattam. Bref, je suis nettement plus emballée par ce livre que par
L'âme du Mal que j'avais précédemment lu. C'est sans doute parce que c'est moins perturbant de lire des histoires qui vous donnent des frissons dans le dos quand on vous dit qu'elles sont surnaturelles, plutôt que quand on vous fait penser que la réalité des tueurs psychopathes est encore en-deça de la réalité décrite dans le livre…
Ame sensible, moi ? Juste un peu…
Terminé en décembre 2006.