ISBN : 2226215301
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.55/5 (sur 110 notes) Ajouter à mes livres
A trop désirer la mort, on y brûle son âme.

Paris, 1900.
Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu’il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Ptitgateau, le 16 avril 2012

    Ptitgateau
    Guy, écrivain, s'est enfui du domicile conjugal et s'est installé dans une maison close de Paris. Puis il se trouve confronté à une épreuve : une courtisane de la maison ou il demeure, est sauvagement assassinée, la police ne semble pas chercher le meurtrier, et Guy découvre qu'il s'agit d'une tueur en série, il va donc mener lui même cette enquête....Ce que j'ai aimé de ce roman, c'est l'évolution des personnages à travers le Paris de 1900, l'exposition universelle, les quartiers, renommés ou mal famés. Un roman très bien documenté de ce point de vue.
    Contrairement à beaucoup d'autre thrillers, celui-ci livre une histoire simple si on considère qu'en 1900, pas d'analyses ADN, pas de téléphone mobile, pas de satellites, pas de tout ce qui peut venir en aides aux enquêteurs, juste leur persévérance et leur esprit de déduction. Cependant j'ai trouvé que Maxime Chattam poussait un peu loin l'analyse de Guy menant son enquête : il se pose, lorsqu'il reçoit des écrits du meurtrier, en graphologue confirmé alors qu'il est écrivain, la graphologie et ce que l'on peut en tirer ne s'invente tout de même pas ! Il réitère avec la psychologie et dépeint un portrait de l'individu qu'il recherche, et par moment on croirait lire des exposés de Freud, il est très complet cet écrivain !
    Sans compter que ces exposés graphologiques et psychologique sont longs et donnent envie de passer ces chapitres, d'autant plus qu'ils ne font pas vraiment avancer vers la résolution de problème.
    Question suspens, c'est pas mal mais j'ai déjà vu mieux, interrompre l'écoute de ce livre audio ne m'a en aucun moment posé problème. Les situations à suspense n'avaient rien de très subtile, (tiens ??? on n'a pas vue Faustine depuis un certain temps … ???, le lecteur apprend à ce moment qu'il est temps de s'inquiéter, les héros s'engagent dans des lieux dangereux, il est évident qu'il va leur arriver des aventures…
    J'ai malgré cela passé quelques bons moments dans ce Paris historique.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par odin062, le 15 novembre 2010

    odin062
    Bien que le livre soit constitué de 2 tomes, celui ci se termine avec une vraie fin et ma critique concernera ce livre en tant qu'unité. Ainsi, pour jugement pourrait changer à la lecture du second tome. De plus, cette critique est justement très critique car je suis un gros fan de Chattam et j'attends vraiment beaucoup de lui ayant adoré ses précédents livres. Il est bien entendu que ce livre pour moi et bien au dessus de certains livres d'autres auteurs qui ont pourtant eu droit à 3 étoiles également voir 4.
    Je diviserai ce livre en 2 parties. La première est longue, trop longue. On découvre petit à petit les cadavres. On y voit un romancier, héros de ce livre, qui cherchent une solution à tout de façon vraiment énervante et maladroite parfois. Et ici, nous touchons un des aspects qui m'a le plus dérangé, le HEROS ! Ce Guy qui a fui sa famille et qui nous embête avec ses foutus projets. Non je ne l'ai pas aimé, il est détestable, j'espère vraiment que c'est l'effet escompté ici ou alors il faudrait que Chattam ne prennent plus d'auteurs comme héros. En revanche, on découvre les courtisanes plutôt attachante, Perroti qui est un personnage très intéressant ou encore tout cet environnement rue Monjol / Les Halles que j'ai adoré.
    Et puis, la seconde partie arrive, on plonge au coeur de l'exposition universelle, celle qu'on attendait tant, celle que je voulais tant découvrir. Cette découverte est associé à l'oeuvre du tueur de façon très efficace, ça donne une certaine couleur sombre à cette visite. Moi qui m'attendait à un Paris en fête, j'y ai découvert un Paris à la fois extraordinaire, effrayant et terne voir sanglant. Je vous conseille d'ailleurs d'y associer quelques clichés d'époques bien que la description soit vraiment réussite.
    J'arrive enfin au dénouement, ce dénouement pour une fois ne m'a pas étonné. Ce livre m'a laissé un arrière gout de "In Tenebris" tout au long du livre bien que celui ci soit bien en dessous dans mon top Chattam. L'auteur nous amène petit à petit vers le tueur ce qu'il n'avait jamais fait dans mes souvenirs. Ainsi, je n'ai nullement était étonné par la révélations finale. Concernant cet élément de fin dont je ne dirai aucun mot, je ne me le représente pas du tout.
    Au final, ce livre est une mine d'informations sur Paris en 1900. Malheureusement, les personnages sont parfois étouffés pour laisser la place au grand Guy, détestable. La lecture est longue, les chapitres se terminent sans trop donner envie de lire le suivant dans l'instant. Bref, Chattam a fait mieux et j'attends avec impatience la suite qui je l'espère va donner bien plus d'intérêt à ce premier tome.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par emeralda, le 05 septembre 2011

    emeralda
    Je ne suis pas une inconditionnelle de Maxime Chattam, mais on va dire que je suis en phase de découverte approfondie pour cet auteur.
    J'ai déjà lu un titre de lui et je l'ai particulièrement apprécié. Aussi quand j'ai vu son dernier roman (ou presque) disponible dans ma médiathèque, je l'avoue, je n'ai pas vraiment réfléchi, je l'ai emprunté. L'occasion faisant le larron comme on dit encore par chez moi.
    L'auteur nous dévoile les musiques qui l'ont accompagné lors de la rédaction de son livre. Je trouve cela assez inhabituel, mais fort plaisant. Il nous indique en somme la bande-originale de son récit. On peut, si on le souhaite, écouter ces compositions et se plonger ainsi dans le même univers que Maxime Chattam lors de sa création.
    Voici une bien sympathique attention de l'écrivain qui souhaite partager au mieux ses univers avec ses lecteurs.
    C'est aussi une approche presque cinématographique de l'ensemble (on imagine grâce aux mots et notre esprit transforme tout ceci en petit film), voir une certaine vision interactive que ne permet pas toujours le support papier. En bref, on dépoussière le mythe sacré de la lecture, on bouscule un tant soit peu les éléments et nous voilà avec un concept vieux de plusieurs siècles, mais revu avec un brin de modernité.
    Un style d'écriture facile à lire, qui nous emporte un gros siècle en arrière, mais tout en restant dans notre douce France.
    Soulignons aussi le talent pour dépeindre la Paris du début du XX ème siècle, celui de cette exposition universelle de 1900. On sent que beaucoup d'éléments de la vie quotidienne sont en train de changer (les lampadaires sont au gaz et de plus en plus à l'électricité, les voitures se font plus nombreuses, même les courants littéraires changent, évoluent). En bref, c'est toute la société qui évolue à un rythme d'enfer.
    Maxime Chattam réussit à nous dépeindre tout ceci sans que cela ne paraisse complètement démodé. Au contraire, on est presque époustouffé par autant de modernité.
    L'intrigue en elle-même est prenante. Je déplore juste que certaines aides tombent un peu trop à poing nommé, c'est presque un peu trop évident, mais pour le reste, tout est bon.
    L'univers des maisons closes (remis un peu sur le devant de l'actualité avec la série télévisée sur Canal + en septembre, l'an dernier, le débat sur une réouverture possible de ces lieux de charme…etc) est propice aux mystère, aux non dits, aux suspens. C'est une bonne idée de l'auteur pour situer son roman. C'est un peu sulfureux, sombre à souhait.
    On est donc dans un bon thriller historique avec quelques pointes de gothique (volonté esthétique ?). J'aime vraiment beaucoup.
    Les personnages sont assez bien dépeints eux-aussi. J'ai eu un faible pour celui de Faustine car elle est assez pragmatique, logique, mais avec une pointe de folie dans ses décisions. Elle est impulsive, têtue, cultivée et d'une beauté peu commune.
    Guy m'a laissé plus de marbre. Je pense que si je l'avais réellement côtoyé, il m'aurait agacé. Je l'ai trouvé effectivement lâche, sans véritable relief, parfois, trop pédant et à la limite de l'inconscience (de la bêtise profonde). Ceci étant dit, il a de belles manières et a tout de même quelques beaux éclats de génie. Tout n'est pas à jeté en lui, loin de là.
    Quant à Gibaiko qui garde et protège la maison close, son personnage est au final peu présent. C'est un peu dommage car il offrait pas mal de possibilités. Seront-elles mieux exploitées par la suite ? Je croise les doigts car il apporte une touche exotique en dehors de tout ce que l'on pouvait voir au sein de l'exposition universelle qui est également fort bien dépeinte.
    Le titre de l'ouvrage prend tout son sens une fois la lecture terminée. Pour une fois, on n'a pas l'impression qu'il a été choisi à la dernière minute sur un coup de tête ou juste pour être plus dans l'air du temps, plus racoleur.
    Reste que la fin, si elle n'est pas mauvaise, ne m'a pas complètement séduite. J'ai eu l'impression que cela allait trop vite, que c'était du déjà vu (lu). Mais l'ensemble du livre reste plaisant, à lire donc et je dirai que je pourrais me laisser de nouveau tenter par un ouvrage de Maxime Chattam et pourquoi pas avec la seconde partie de ce dytique ?

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/09/leviatemps-de-maxime-..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 07 avril 2012

    tousleslivres
    Une enquête à travers le Paris de 1900, dès les premières pages je n'ai eu aucun mal à me plonger dans cette époque. le Paris de 1900 est bien différent de celui que nous connaissons, les us et coutumes aussi. Les transports, les quartiers sombres et les rues étroites, j'ai trouvé fabuleux de pouvoir, à travers, un thriller, me plonger dans cet époque qui n'est pas si lointainne et j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir voyagé dans le temps. Connaissant bien Paris, j'ai pu me situer dans les quartiers, j'ai même appris certaines petites choses que j'ignorais. Maxime Chattam nous fait voyager dans un Paris où la misère était monnaie courante, les quartiers chics côtoyaient les quartiers les moins recommandables, Paris et non pas Londres ou d'autres villes d'Angleterre qu'on retrouve dans la littérature policière, ces dernières villes sont et ont été très prisées.
    L'enquête en elle-même est rapide, fluide et bien faite. Moins de scènes glauques que d'habitude ( sauf peut-être à la fin! ), il y en a tout de même, elles sont bien dosées, juste de qu'il faut.
    On retrouve le Mal et l'ésotérisme, thème déjà abordé par Maxime Chattam dans d'autres aventures. Les personnages de Guy, Faustine et Martial sont très attachants.
    La fin est surprenante et on sait à la dernière minute ce qu'est le "Léviatemps"... J'en aurai bien lu plus, 200 pages supplémentaires ne m'aurait pas fait peur... Je dis ça, peut-être parce que la fin est trop rapide et que j'en aurai voulu un peu plus... j'en veux toujours plus de toute façon!!! vite le prochain Chattam!!!
    Alors allez jusqu'au bout avec gourmandise!!! A lire absolument!!! Et vite la suite!!!!!!!!!
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    • Livres 4.00/5
    Par gerry29, le 01 septembre 2011

    gerry29
    Et bien j'ai mis du temps à l'ouvrir mais c'était pour mieux l'apprécier...
    En effet, pour une première approche de l'auteur je dois dire que j'ai été conquise par sa plume. Tout est détaillé très bien imagé, un vrai plaisir pour l'imagination débordante du lecteur.
    Dans Léviatemps, j'ai retrouvé l'ambiance du début du XIX ème siècle que j'affectionne particulièrement. En effet, l'action se passe à Paris pendant l'exposition universelle de 1900. Guy de Timée, jeune écrivain populaire a fuit sa vie bien rangée pour se réfugier dans une maison close afin de se cacher momentanément de sa belle-famille puissante. Il tisse ainsi des relations d'amitié avec les prostituées de l'établissement.
    Lorsque l'une des jeunes femmes est retrouvée sauvagement assassinée, la Police ne s'investis pas dans l'enquête et boucle l'affaire. C'est sans compter sur la tenacité de Faustine, une fille de joie à faire éclater la vérité aidée de Guy et de quelques autres personnages.
    L'intrigue est assez rapide à se mettre en place même si par moment le développement traine un peu en longueur. Les personnages sont tous très énigmatiques, j'ai d'ailleurs presque soupçonné la majeur partie de ceux-ci durant la lecture de ce thriller. Les deux personnages principaux, Guy et Faustine mènent l'enquête au coeur de Paris et de ses bas-fonds et coupe-gorge! Nombreux rebondissement viennent pimenter le récit tout au long de l'enquête, faisant ainsi de cette lecture une aventure pleine de suspens.
    Ce premier tome d'une trilogie se termine sur une note donnant au lecteur l'envie de poursuivre sa découverte. En effet, les personnages principaux m'ont tellement plu que je pense lire le second volet de cette saga dès que possible!

    Ma note: 8,5/10
    Après un début de lecture lent et un peu difficile, je me suis laissée happer par l'intrigue. Une belle découverte!
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Citations et extraits

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  • Par Isis, le 19 mai 2012

    Quel martyre avait bien pu enduré Milaine?
    Sa position, tout ce sang transpiré, et cette terrifiante grimace morbide, tout cela étourdissait Guy. Il se savait dépassé, abruti par la stupeur.
    - Je ne sais pas... quoi faire, lâcha Faustine entre deux respirations.
    - La police, il faut prévenir la police...
    - Guy, la police n'y pourra rien, chuchota Faustine, malgré l'émotion qui l'étranglait, c'est l'oeuvre du Diable que nous contemplons. L'oeuvre du diable.
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  • Par Coeurdechene, le 02 décembre 2010

    Elle hurlait.
    Les traits déformés par la souffrance.
    Ses mains froides et moites agrippèrent les poignets de Guy pour le sortir de ses rêves.
    Dans le frémissement orangé d'une bougie, Faustine apparut. Ses cheveux aussi noirs que la nuit tissaient un rideau duquel sortaient son visage et ses grands yeux lumineux.
    Guy cligna des paupières à nouveau pour desserrer les serres du sommeil qui le retenaient. Faustine lui parlait à toute vitesse, elle ne criait pas vraiment, mais le mal de crâne de Guy lui en donnait l'impression.
    — … devons descendre. Dépêchez-vous !
    — Quoi ? Quoi ? balbutia Guy en se frottant le coin des yeux. Qu'est-ce qui se passe ? Quelle heure est-il ?
    Ses sens se ré-acclimatèrent à son environnement. Faustine était paniquée. Ses narines s'entrouvraient nerveusement, sa mâchoire tremblait et elle respirait fort. Guy tira sur ses draps et s'assit face à la jeune femme.
    — Qu'y a-t-il ? Faustine, vous êtes toute pâle !
    Il voulut tirer sur sa chemise de nuit et remarqua les traces sombres sur ses manches. Il saignait.
    Le cœur battant, il inspecta son corps avant de réaliser soudainement que ce n'était pas lui. Faustine lui avait attrapé les bras.
    Il saisit ses poignets et les leva vers lui, au-dessus de la bougie.
    Ses paumes étaient couvertes de sang.
    — Il s'est produit un drame, Guy, un cauchemar, dit-elle, le regard habité d'une inquiétante lueur.
    — Quoi donc ? Êtes-vous blessée ?
    Faustine ignora sa question, les mains toujours levées devant elle, le liquide luisant sinistrement sous la mince flamme. Du bout des lèvres, elle ajouta :
    — C'est... l'œuvre du Diable !
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  • Par verobleue, le 03 juillet 2011

    Julie l’avait bien formée pendant ces années. Elle lui avait appris à renverser sa situation de femme, à la diriger plutôt qu’à la subir. Faustine ne voulait pas d’une existence d’épouse, obéissante à son mari, en tout point irréprochable dans la tenue de sa maison, dans le soutien à son époux, asservie et docile. Et puis les mots de Julie étaient gravés dans son esprit : « Un mari respectable est un homme fidèle, non à sa femme à qui il ne saurait imposer les caprices de sa chair que la nature lui dicte, mais à sa maison close dont il connaît les bonnes mœurs et l’hygiène, qui lui garantissent de revenir à sa femme en bonne santé, et bien préparé pour les choses nécessaires du lit conjugal ! » Julie s’inquiétait de ces politiciens qui commençaient à militer pour la fermeture des bordels, elle craignait, non pour son commerce, mais pour l’équilibre des couples, et se plaisait à répéter à qui voulait l’entendre que ce serait remplacer le bon sens par l’hypocrisie.
    Faustine était sûre d’une chose : elle avait vu passer tant d’hommes à l’honneur public immaculé au Boudoir de soi qu’elle ne pouvait croire en l’amour romantique et fidèle. Elle s’était faite à l’idée qu’ils étaient ainsi constitués et ne pouvaient se contenter d’une relation tronquée. Seule plutôt que malheureuse.
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Alors pourquoi une telle différence entre le choix d’une victime facile et celui d’une scène de crime dangereuse pour lui ? s’étonna Perotti.
    — Il veut s’assurer d’avoir sa proie, proposa Faustine. Comme un homme désireux de plaisir acceptera n’importe quelle fille pour peu qu’il ait l’assurance d’en jouir, plutôt que de risquer d’être bredouille en se montrant difficile. Ensuite, son fantasme prend le pas, lui ordonne d’exposer, son excitation est fonction du danger.
    — Encore le sexe ! s’exclama Perotti. Pourquoi rapportez-vous tout à la sexualité ?
    — La civilisation de toute l’humanité s’est bâtie sur la sexualité ! Nous lui devons notre survie ! C’est en nous, profondément enfoui dans nos comportements, elle est au cœur même de nos trajectoires personnelles, c’est le moteur de la vie !
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    Il avait vingt-huit ans et une étrange lueur dans le regard lui en donnait beaucoup plus. Ses prunelles se fixèrent dans le miroir, réalité contre illusion réfléchissante. Un nuage noisette cerclait un cœur noir comme les abysses. Le regard ne tombait pas, il demeurait droit, profond, dégageant une force peu commune. Guy l’avait souvent remarqué, lorsqu’il insistait en appuyant sur ses mots, agrippant de ses yeux son interlocuteur, rares étaient ceux qui ne finissaient pas par capituler. Il s’était déjà interrogé sur les raisons d’un pareil magnétisme, lui qui n’était pas du genre autoritaire, ni violent, comment avait-il pu façonner pareille force ?
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Videos de Maxime Chattam

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Vidéo de Maxime Chattam

L'écrivain Maxime Chattam manie le polar et le thriller ésotérique comme personne. Son univers balance entre crime et croyance. Il publie Le Requiem des abysses, qui nous entraîne dans le Paris des années 1900, où un romancier en mal d'inspiration fuit son existence bourgeoise.








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