ISBN : 207030681X
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 04 janvier 2010

    Ellcrys
    La passion Lippi est une formidable découverte. le roman, qui a demandé quatre ans de rencherches à Sophie Chauveau, débute en 1414 dans la délicieuse Florence. Cosme de Médicis découvre dans une ruelle un enfant dont la corne sous ses pieds est impressionnante, "une corne à avoir marché depuis des milliers d'années". Cet enfant en haillons dessine dans la poussière de la rue, un Mont des Oliviers plus vrai que natrure. Cosme décèle le génie et, dès lors, la vie de cet enfant aux pieds cornus, Filippo Lippi, va se voir transformée.
    L'écriture poétique, puissante de Sophie Chauveau m'a tout de suite emmené aux côtés de Filippo, Guido, Cosme, Pierre et les autres. Je me suite tout de suite attaché à cet enfant miséreux, en grande souffrance, qui deviendra un peintre de génie, novateur mais aussi un moine provocateur, libertin au caractère bien trempé. Même si parfois, on désapprouve les actes de Lippi, même si ce qu'il fait n'est pas toujours bien, je n'ai pas pû m'empêcher de l'aimer, comme si je l'avais en face de moi, et qu'il jouait de ses charmes, pour me rendre amoureuse de lui, de sa personne, de son art. Car oui, Filippo Lippi, dont j'ai découvert les oeuvres à la lecture de ce roman, était un artiste au talent immense.
    C'est vrai, le roman de Sophie Chauveau est une grande oeuvre d'art au même titre que les peintures de Fra Filippo Lippi, qu'il peint dans les églises, en commandes privés de "grandi" ou dans les bordels de la ville, où il trouve réconfort et guérison, auprès de ces "putains" dont il se sent si proche. Pas un moment d'ennui, tout est beauté, passion et charme. Maintes fois, je n'ai pu m'empêcher de relire certains passages, notament ceux où il est question d'art. le destin du plus grand peintre de la Renaissance est hors du commun, empli de souffrance, de douleur mais aussi de beauté, d'amitiés solides et sincères et d'amour. le livre de Sophie Chauveau regorge de tous ce qui fait une vie ; son écriture est sensuelle et magnifique. Un roman, une biographie, une peinture magistrale.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Perugin, le 23 mars 2011

    Perugin
    D'accord avec Ann. Pour moi, ça n'est pas tant les inexactitudes de lieux ni les nombreuses erreurs historiques qui sont gênantes (après tout, il s'agit d'un roman), que la caution culturelle qui est portée en 4ème de couverture : l'auteur aurait fait 4 ans de recherches documentaire avant d'écrire le livre. du coup, en flânant sur le web, on se rend compte que de nombreux lecteurs se réjouissent d'avoir tant appris sur Lippi alors qu'ils n'ont absorbé qu'un monceau de fadaises. Une façon bien malhonnête d'abuser le lecteur...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 19 mai 2008

    Nanne
    Par une belle journée de février 1414, Cosme de Médicis déambule dans les rues adjacentes du Palais de la Signoria, siège de la république florentine. Ces rues qui ressemblent à une véritable cour des miracles rassemblent tout une population d'artistes de cirque, acrobates, jongleurs, cracheurs de feu, joueurs de fifre et peintres de rue qui vivent de l'aumône des riches marchands florentins. Cosme est bien loin de se douter qu'il part à la découverte d'un joyau à l'état brut - une perle rare - qu'il lui faudra travailler, façonner, ouvrager pour en faire sortir le meilleur et le plus beau. En attendant, c'est une plante de pieds cornue qu'il aperçoit. Et ces pieds crasseux s'affairent autour de l'esquisse d'une oeuvre admirable : le jardin des Oliviers. Cosme et les florentins - pourtant blasés - sont en extase devant ce petit prodige.
    En découvrant Fillipo Lippi, Cosme de Médicis pressent l'artiste surdoué. Seulement, il faut un guide moral, spirituel et artistique au petit Lippi qui semble avoir poussé comme une herbe sauvage au milieu des bas-fonds de Florence. Il va le présenter à Guido di Pietro, peintre artisan. C'est un maître en la matière, respecté de sa confrérie et respectable.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par marchristian, le 28 avril 2011

    marchristian
    Bien que comportant des erreurs et des inexactitudes sur le contexte historique et les personnages, le roman de Sophie Chauveau n'en est pas moins agréable à lire. Les personnages y sont attachants et on passe un agréable moment en leur compagnie. Une entrée en matière plaisante ( à défaut d'être rigoureuse) dans les premiers temps de la Renaissance italienne. Contrairement à l'avis de 'Sandrine57' je trouve que le style de Sophie Chauveau (bref, vif, presque brutal) sert à merveille la personnalité bouillonnante du Peintre Fra Lippi.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Alcapone, le 22 novembre 2010

    Alcapone
    Si l'art et la littérature ont depuis toujours été associés, La passion Lippi est un roman qui sublime somptueusement ce rapport. Plongé dans l'Italie du début du 15e siècle, le lecteur part sur les traces de Filippino Lippi. Ce peintre hors du commun, caractérisé par son amour immodéré pour les femmes et son indépendance à la bouteille, doit tâter du vice pour produire du génie. Puisant l'inspiration dans ses amours clandestines, notre artiste s'abîme dans une autodestruction incontrôlable, à laquelle on assiste impuissant. Et pourtant, on l'aime ce personnage : comment ne pas s'attacher à ce voyou dont le pinceau fougueux transforme en madones les filles de joie et les nonnes en Vierge Marie ?
    La vie entière de Lippi, telle qu'elle est racontée par Sophie Chauveau m'a émue avec un grand E. La façon dont l'auteure a recréé l'atmosphère florentine qui règne à l'époque est tout simplement fascinante. De l'effervescence qui bout dans les ateliers des artisans, en passant par les règlements de compte des "grandi" avec cette folle épopée de la famille des Médicis, ce roman propose un voyage passionant dans l'univers des grands maîtres de la Renaissance italienne. J'ai aimé ce livre pour sa belle galerie de personnages, ses décors grandioses, ses rebondissements romanesques. Sophie Chauveau ressucite avec élégance une période artistique charnière dans l'histoire de l'art. Ce roman constitue d'ailleurs le premier volet d'une trilogie sur la peinture de la Renaissance. Suivi par le rêve de Boticelli et L'obsession Vinci, cette biographie romancée est le prétexte d'une ôde à l'art et un véritable hommage aux femmes. A la lecture de la dernière page de La passion Lippi, on a qu'une envie : celle de lire les tomes suivants...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2010/11/la-passion-l..
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Citations et extraits

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  • Par Alcapone, le 22 novembre 2010

    Peintre, voleur, faussaire, débauché, un moine qui a subi l’estrapade , qui, par deux fois, fut jeté en prison ! Forcément coupable ! Ignoble et traître. L’association de son nom avec la prison est restée, sa réputation en a conservé une marque d’infamie ! Ce protégé des Médicis, ce blasphémateur est devenu plus criminel encore : violeur de nonnes ! Là, c’est être excessif. p.333
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  • Par Nanne, le 19 mai 2008

    Tous les artistes de Toscane, de Rome, de Sienne lui doivent une éternelle reconnaissance. Tout ce qui, un jour, s'honore ou s'honorera du nom d'artiste le lui doit ou le lui devra.
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  • Par Alcapone, le 22 novembre 2010

    La vie est mortelle. Toujours. Même si elle prend son temps, elle tue toujours. p. 416
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  • Par Alcapone, le 22 novembre 2010

    L'amour n'ouvre aucun droit d'exclusivité ! p. 389
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Vidéo de Sophie Chauveau

Fragonard, l?invention du bonheur de Sophie Chauveau .
Vous connaissez ses tableaux, mais connaissez-vous sa vie ?Découvrez Fragonard, le talentueux peintre des Lumières?Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/fragonard-l-invention-du-bonheur-de-sophie-chauveau-307.html








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