> Blandine Longre (Traducteur)

ISBN : 2848652055
Éditeur : Sarbacane (2008)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Au lycée où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas " raccord ". Pour son prof de Lettres, c'est sans doute un prodige; pour les autres, c'est juste un " freak ". En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux terminales, Patrick et la ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Liceal, le 21 juin 2009

    Liceal
    Les lectures laissent parfois des empreintes, des traces. Parfois, c'est plus que ça, cela relève de l' indicible. Parfois encore on n'a pas les mots. Et parfois on n'ose pas nommer ces empreintes, de peur de les voir s'effriter en soi.
    Il m'est difficile de raconter Pas raccord. Et pourtant, ceux à qui je le conseille partent avec. Peut-être parce qu'ils sentent que sous mes mots, sous mes mains qui s'agitent, derrière ma voix qui vibre et mes yeux qui brillent, se cache encore plus, se tapit ce que je ne parviens à nommer, à dire.
    Pas raccord, je l'ai lu deux fois à peu de temps d'intervalle. Ce roman m'était nécessaire, il était un besoin.
    Charlie est weird, un freak, il est bizarre au yeux de tous. Il se raconte au lecteur via diverses lettres qu'il écrit à un ami dont l'identité ne sera jamais dévoilée. Il nous écrit, nous raconte.
    Le jeune homme est trop sensible, "Pas raccord". Il observe au lieu de faire, de vivre. Il vit mais sans être là, il est anesthésié. Sa vie va pourtant s'accélérer au contact de Sam et Patrick, tous deux plus âgés que lui. Des amis, enfin, pour ce jeune homme en perpétuel décalage, et trop souvent en dehors de la vie. Des amis qui vont l'amener sur un chemin, son chemin. Charlie dévoile avec candeur des moments de sa vie à l'école, avec sa famille, ses amis, ses bonheurs et ses drames. Ses confidences sont douces, abruptes, poétiques, désespérées.
    Stephen Chbosky emploie un langage familier, qui apporte au roman une instantanéité, une réalité sans pareil. L'aspect familier de la langue n'empêche pas, comme on tend à le croire, la qualité littéraire. Chbosky vient chercher son lecteur en le mettant face à Charlie, à sa façon de dire les choses telles qu'elles sont, sans les enrober de fioritures. Les textes sont direct, courts, on y sent la maladresse de Charlie, on palpe ses émotions. Son langage oscille, il est le symbole d'une fin mais aussi d'un début. Pas raccord, c'est aussi une bande-son, celle de Charlie, et c'est aussi des livres, ceux lus tout au long de ses lettres. Des aspects personnels, intimes qui prennent corps et donnent un visage à Charlie.
    Nous sommes tous "Pas raccord" quelque part, nous sommes tous là, sans être là. Des entités composées d'images, de mots, de musique, de souvenirs, de sentiments, de peurs enfouies, inavouées.
    Pas raccord, c'est aussi un regard sur soi et sur nos entraves. C'est grandir.
    Pas raccord, c'est tournoyer lentement sur une balançoire pour prendre son élan et voler haut, très haut dans le ciel, le vent sur le visage.

    Lien : http://sousunpissenlit.canalblog.com/archives/p10-10.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Nymphette, le 23 octobre 2011

    Nymphette
    Charlie est un garçon un peu à part. A 15ans, il vient d'apprendre le suicide de son meilleur ami, remué, il décide d'écrire une lettre qu'il envoie à une personne dont on ne découvrira jamais l'identité. D'autres lettres suivront, créant ce petit roman épistolaire. Il y racontera son année de seconde, d'abord solitaire et trouble, mais assez vite, il rencontre de nouveaux amis qui vont l'aider à se sentir "enfin à sa place".
    Ce roman pour "adulescents" reprends les ficelles classiques d'un roman d'apprentissage. Les rencontres de Charlie vont lui apprendre beaucoup sur lui-même et peu à peu, sa personnalité d'adulte prendra forme. On n'échappe pas aux poncifs du genre, histoire d'amour ratée, chagrin d'amitié et expériences de drogues et d'alcool. Pourtant, le texte offre un charme tout neuf: le narrateur Charlie, nous raconte vraiment les événements de sa vie avec les yeux et la fraîcheur d'une jeune homme! Les adultes du roman, parents professeurs ou médecins de Charlie, sont présents mais non envahissants. A cela s'ajoute de nombreuses réflexions sur la musique et la littérature parfaitement ancrées dans leur époque, les années 90. Et surtout les petites remarques de Charlie sur le monde qui l'entoure et la vanité de certaines relations qui ponctuent le récit et figent sur notre visage un sourire constant!
    Un bon roman donc, à offrir aux jeunes éclairés de votre entourage ou à lire, pour le plaisir!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Liceal, le 31 décembre 2008

    Quand on est entrés sous le tunnel, j'ai pas levé les bras pour faire comme si je m'envolais. J'ai juste laissé le vent se jeter sur mon visage. Et je me suis mis à pleurer et à rire en même temps. Parce que je pouvais pas m'empêcher de sentir à quel point j'aimais ma tante Helen, qui m'achetait deux cadeaux. Et à quel point je voulais que le cadeau que j'allais faire à ma mère pour MON anniversaire soit exceptionnel. Et à quel point je voulais que ma soeur, mon frère, et Sam et Patrick et tout le monde soient heureux.
    Mais surtout, je pleurais parce que d'un coup, j'ai vraiment réalisé que c'était moi qui étais là, debout dans le tunnel avec le vent partout sur mon visage. Sans me soucier de savoir si je voyais le centre-ville. Sans même y penser. Parce que j'étais debout dans le tunnel. Et que j'y étais pour de vrai. Et ça suffisait pour que je me sente éternel.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pas raccord par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (19)

> voir plus

Quiz