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ISBN : 229034690X
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est l'aube. L'air est doux. Le vieux Simm et son chien Bic traversent un village encore endormi. Brusquement, un volet claque, et la façade de l'hôtel Splendide s'illumine d'un visage inconnu - la rencontre est fugitive, immense et joyeuse. Mais soudain les murs se lé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gouelan, le 08 octobre 2014

    gouelan
    Quelque part dans un village méditerranéen , le temps d'un regard, d'un bref salut , Simm, le vieil homme se sent enveloppé dans le monde de "L'Autre", il partage ses émotions, il partage la vue que" L'Autre", ce touriste occidental, contemple de sa fenêtre d'hôtel.
    Puis, survient le tremblement de terre.
    Simm n'aura de cesse de retrouver ce jeune homme, emmuré quelque part sous les décombres du village.
    Contre les avis de tous, il persistera, jusqu'à ce que "L'Autre" lui réponde.
    Le jeune homme, désabusé par la vie, trouvera en ce sage vieil homme, la force de résister, de garder espoir.
    Simm croit au chemin qu'il faut suivre, cette "échelle sur laquelle les hommes glissent, recommencent, reculent, escaladent, escaladent, tout au long du temps"... Finalement ils avancent, ils progressent.
    Sous la terre, chaque parole, chaque silence pénètre le jeune homme , l'habite, le transforme.
    C'est comme si Simm engendrait ce jeune inconnu à une nouvelle vie , dans le ventre de la terre. Si la terre finit par "accoucher" de ce jeune homme, il ne faudra pas qu'il oublie les enseignements de ce sage poète, elles lui permettront d'avancer dans la vie, anonyme, avec un regard neuf et clair, sans ombres.
    Poétique, envoutant, ce roman qui intensifie les sentiments des deux personnages, est un hymne à la vie, fourmillant de pensées et de paroles magiques.
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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 12 mai 2012

    araucaria
    Une belle histoire, ou l'obstination d'un homme est payante. A noter aussi le désintéressement de cet homme qui s'en tient simplement à la notion de devoir. Un bon texte. Une histoire émouvante.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 12 juin 2013

    yv1
    'ai reçu dans ma boîte à lettres L'Autre jour, la revue du département de la Loire Atlantique dans laquelle un article m'a plu : les nouveaux collèges construits par cette collectivité territoriale porteront tous des noms de femmes et, celui d'une ville proche de chez moi, s'appellera le collège Andrée Chédid, le premier en France à porter le nom de cette romancière-poétesse récemment décédée. D'où la réalisation d'une vieille envie de ma part : relire L'Autre, le premier roman que j'ai lu d'elle et qui m'avait enthousiasmé. A relire des livres qu'on a aimé, on prend un risque, celui de n'y plus retrouver tout ce qui nous avait fait l'aimer. Ça m'est arrivé plusieurs fois, au point de refermer le livre assez vite pour en garder la magie en moi. A peine ré-ouvert ce roman je savais que je ne prenais pas ce risque. Emballé dès le départ jusqu'au bout de l'attente de Simm.
    Andrée Chédid pousse son personnage à la solitude, elle le pousse aussi dans ses retranchements, l'obligeant à réfléchir sur l'avenir de l'humanité entre modernisme à tout crin et/ou humanisme Les thèmes classiques ne sont pas évités, l'amour, la mort, la vie, le sens que l'on donne à sa vie, vus par les yeux de Simm ou de Aga, la petite fille qui vient le soutenir quelques jours. Et pour aborder ces questions, Andrée Chédid use de diverses formes narratives : le roman classique, la poésie en prose, avec mise en page particulière et le théâtre avec dialogues et didascalies.
    Un roman fort qui reste longtemps en mémoire et qui, je viens de le prouver, ne perd absolument rien à la relecture, des personnages formidables, Simm en particulier qui n'en fait qu'à sa tête. Un film a été tiré de ce grand roman, mis en scène par Bernard Giraudeau, je suis à l'affût d'un éventuel prochain passage sur une chaîne de télévision, car il me semble qu'il n'en existe pas de copie DVD. Messieurs et Mesdames les Président(e)s de chaînes et programmateur(trice)s, pour une fois, faites quelque chose de bien, programmez de bons films dont L'Autre de Bernard Giraudeau !

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 20 février 2013

    olivberne
    Un beau roman, puissant, tout en non-dit et en sensations.
    Un tremblement de terre a lieu. Dans un petit village, un vieillard croit entendre un bruit sous les décombres et face à tous ceux qui n'y croient pas, il va essayer de sauver cet homme, l'autre.
    Un dialogue s'engage entre les deux hommes alors que rien n'est dit puisqu'ils ne peuvent pas et tout se passe dans les têtes, tout est ressenti et deviné. Il y a le combat de celui que personne ne croit, l'urgence des secours et sa solitude face aux incrédules et aussi face à lui-même.
    Je ne souhaite jamais, moi qui ai déjà ressenti des tremblements de terre, vivre la situation des deux protagonistes. Chedid a su raconter cette relation avec brio et sentiment, sans tomber dans le sentimentalisme, en témoigne la fin.
    Un vrai beau roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par Norlane, le 30 septembre 2011

    Norlane
    Un vieux paysan oriental. Un jeune occidental.
    A travers une fenêtre bleue, un regard, un signe, une parole. Un lien ?
    Une terre qui tremble, un village qui s'effondre.
    Le jeune homme enseveli.
    Un jour, deux jours, trois jours... les recherches s'arrêtent.
    Le vieil homme s'entête.
    La mort. La vie.
    Et par-dessus, non, dedans tout cela, la poésie d'Andrée Chédid qui puise à l'argile de la langue.
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Citations et extraits

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  • Par gouelan, le 08 octobre 2014

    Elle était douce, sa mère, elle oubliait de vivre sa propre vie. Simm aurait voulu ouvrir les portes que l'on bouclait sur les femmes de ces pays.

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  • Par gouelan, le 08 octobre 2014

    " Tu parles trop ,Simm. Tu fais germer l'inquiétude dans les têtes les plus tranquilles !" Le maire de son village le morigénait souvent : " Laisse les gens où ils sont, Simm !" Le vieil homme avait horreur des "têtes tranquilles", il les aurait bourrés de coups, ces jeunes qui se contentaient de vivre comme par le passé. "Si ce n'est pas vous qui allez la retourner , la vie, ce sera qui?...Si ce n'est pas vous qui sortirez de votre peau, qui chercherez plus loin que vos yeux, ce sera qui?..." Le rance, le recuit, il ne le supportait pas. les gens à têtes trop assises, ça le rendait fou ! Il fallait des printemps, des commencements...d'autres commencements toujours !
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  • Par yv1, le 12 juin 2013

    Les machines délivrent. J'en ai vu qui creusaient pour découvrir une source, d'autres qui montaient en quelques jours des panneaux de maison, celles qui lient la terre, qui brisent les distances. [...] Tu sais, l'ignorance est une défaite, aussi.
    - Notre défaite, Ben, sais-tu où elle est ?
    - Peut-être, d'aimer les choses plus que le chemin ?...
    - C'est quoi le chemin ?
    - Où l'on marche, où l'on avance, où l'on va... (p.112)
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  • Par gouelan, le 08 octobre 2014

    L'espoir est parfois un mensonge. Ce qui n'a pas de racine n'est qu'illusion !

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  • Par c.brijs, le 13 novembre 2011

    - Jeph, je pense parfois que tu es le fils de mon fils. Toi, la graine de demain. Moi, le tronc qui respire pour toi tout autour. Quand tu deviendras arbre, tu perceras la terre, et je diparaitrai.

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