ISBN : 2290337374
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
"N'oublie pas ce que je dis : le sixième jour, ou bien on meurt ou bien on ressuscite." L'instituteur est lui-même touché par l'épidémie de choléra qui frappe l'Égypte en 1948. Son élève Hassan, accompagné de sa gra... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par medsine, le 10 mai 2012

    medsine
    Le Sixième Jour est un court roman d'amour. Il s'agit ici de l'amour d'une grand-mère pour son petit-fils Hassan dont elle s'occupe comme une mère depuis qu'il a perdu ses parents. On est en Egypte au temps du Choléra. L'amour au temps du Choléra en somme
    Saddika, la grand-mère qui se fait appeler Om Hassan (la mère de Hassan), va lutter contre la maladie qui ronge son enfant. le combat doit durer six jours. Au bout du sixième jour on meurt ou on ressuscite. Elle le sait. Un instituteur lui a dit avant d'attraper lui-même le choléra. Ce qu'il faut, c'est absolument fuir l'ambulance qui emporte les malades pour une destination inconnue dont aucun ne revient jamais. Il faut aussi éviter de croiser le chemin des dénonciateurs. Elle fuit donc et cache l'enfant.
    Son chemin croise celui d'Okkasionne, le montreur de singe, personnage étrange et fantasque qui tangue entre philosophie et cupidité. Celui-là est un dénonciateur venant de découvrir qu'on pouvait être copieusement rémunéré si on dénonçait les malades au gouvernement. Malgré tous ses efforts la vieille femme n'arrivera pas à se dépêtrer de ses griffes. Et jusqu'à la dernière page, le lecteur sera suspendu au verdict.
    Il y a du style et beaucoup de poésie. de belles images sur les éléments : la terre (qui recouvre les corps), l'eau (du Nil sur lequel s'écoule les felouques et le destin des hommes), le ciel (parsemé d'une pluie d'étoiles qui nous guident vers l'ailleurs), le feu (avec la fièvre qui soulève et brise les corps). Mais l'histoire est aussi un mélo larmoyant qui peut paraître un peu mièvre aux cœurs trop secs.
    10 mai 2012
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 26 mai 2011

    mimipinson
    Indiscutablement il y a de l'orient dans ce roman. Je ne sais trop l'expliquer, mais la manière de décrire les choses, l'ambiance dépaysent le lecteur. La sensualité à fleur de peau de cette grand-mère, j'oserais dire la « maternalité » puisqu'elle fait office de mère pour Hassan est palpable à chaque page, chaque ligne presque. C'est le combat de sa vie, envers et contre tout, elle veut sauver cet enfant, et crois dur comme fer que passé Le Sixième Jour, il ressucitera.
    Ce qui frappe également c'est l'optimisme, la foi en l'avenir, la foi en la vie.
    « A présent, Hasssan et le choléra étaient uns. Il fallait les prendre ensemble. L'un avec L'Autre. La mort avec la vie. On ne pouvait plus rien séparer. Il fallait traverser cela. Ensuite tout serait bien. »
    L'enfant est au centre de cette courte, mais intense histoire. Andrée Chedid, réussit, avec peut de texte, des phrases courtes, claires et efficaces à instaurer un climat intime qui plonge le lecteur au cœur de sa lecture, sans l'en détourner. Elle utilise une belle langue tantôt poétique, tantôt chantante.
    « La vieillesse est une terre plusieurs fois labourée, et cela est juste mon Dieu…Mais un enfant !... »
    La force de caractère, la foi à toute épreuve n'exclut pas le doute, et une certaine forme de révolte. La dualité est présente dans ce roman, comme elle est l'essence même de la vie.
    C'est le second livre d'Andrée Chedid que je lis. J'apprécie sa plume, la concision et densité de ses écrits.

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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par yoshi73, le 02 avril 2009

    yoshi73
    1948, le Caire. L'épidémie de choléra touche à sa fin. C'est avec horreur que Saddika découvre que son petit-fils, Hassan, est touché par cette maladie. Hassan est tout pour cette vieille femme qui vit avec un mari infirme. L'enfant est au plus mal. Saddika va alors tout faire pour que personne ne découvre sa maladie. Il faut dire que tout le monde est suspicieux et que beaucoup se sont spécialisés dans la dénonciation des malades pour en retirer de l'argent. Saddika se voit donc obligée de fuir. Elle quitte le domicile conjugal et va cacher son petit-fils du mieux qu'elle le peut et rester à son chevet. Car elle est sûre que ce petit va vivre. Elle a entendu dire qu'avec cette maladie au bout de six jours ou bien on meurt ou bien on ressuscite. Et elle le sait au fond d'elle même, dans 6 jours Hassan se portera mieux. le combat de cette vieille femme est émouvant. Elle va tout faire pour sauver ce petit-fils qui représente tant à ses yeux. L'histoire est servie par une écriture fine et fluide. Andrée Chedid nous emmène au Caire et on s'y croit.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par MarionF, le 19 août 2011

    MarionF
    Mon premier Andrée Chedid, décidément c'est l'été des premières fois, Werber, Christie, Nothomb, Chedid. J'ai choisi celui là car il est court (221 pages très aérées avec des dessins et une police assez grosse). Pour le thème aussi, mais il y a tellement de livres dont le thème me plaît qu'à ce train là j'ai pas finit.
    L'idée du livre, donc, me plaît, rien à redire. Un enfant cholérique dans une Égypte où la dénonciation de ces malades est rémunérée. Par contre pour ce qui est de l'histoire en elle même ça coince. Pour dire, j'ai mis bien 4 jours pour le lire. Ça coince parce qu'en 221 pages il y a des longueurs, bien trop de personnages qu'on a à peine le temps de mémoriser avant qu'un prochain n'arrive.
    Ensuite, je n'aime pas la poésie. Je n'ai aucune sensibilité vis-à-vis de cette littérature là, et pourtant je sors d'une série littéraire donc autant dire que j'en ai mangé de la poésie, mais non, rien a y faire. Et là, Andrée Chedid, écrit de manière poétique, chantante. Certains peuvent y voir un charme fou, pour moi ça ne fait qu'alourdir le récit. Les phrases sont trop travaillées, non pas que j'aime le bâclé, mais trop c'est trop, adieu le naturel. Trop de bon coeur, de bons sentiments. Au final le cholérique en lui-même est placé au second plan pour laisser le lecteur s'apitoyer sur le sort de la vieille grand-mère et sur son combat à elle, non pas que ce soit un mal, mais je ne m'y attendais pas du tout.
    J'ai du mal à penser que ce livre ait d'abord été écrit pour des adultes, la grand-mère qui aime son petit fils, le méchant qui devient gentil.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 28 avril 2012

    araucaria
    Une superbe histoire. Très émouvant. Une très belle plume. Un excellent livre.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits

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  • Par myriampele, le 26 mai 2012

    Otant lentement l'étoffe, elle découvrit Hassan; et, le voyant, se mit à trembler. l'enfant gisait, immobile, couché en chien de fusil.
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  • Par joedi, le 13 mars 2011

    On fait sa vie. Il faut vouloir sa vie. La volonté d'aimer, de vivre, est un arbre naturel, vigoureux, qui vous pousse dans le corps. L'existence est ce qu'elle est. Les hommes ce qu'ils sont. Le mieux est toujours quelque part. Dans le sable, dans le granit, dans le plomb, en nous-mêmes. Le don des larmes, la grâce des larmes est toujours quelque part.
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  • Par joedi, le 13 mars 2011

    Comme elle éprouve son vieux corps, comme elle sent sa vieille âme, toute pétrie de passé. Comme tout remue en elle. Mille vies se contredisent à l'intérieur de sa seule vie. L'âme qui renonce et celle qui poursuit sont les siennes; l'âme quotidienne et celle qui regarde au loin. L'âme des colères est la sienne et puis aussi l'âme de la plus secrère douceur.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par joedi, le 13 mars 2011

    Lorsque Dieu créa les choses, il joignit une seconde à chacune d'elles. Je vais en Syrie, dit la Raison; je vais avec toi, dit la Rébellion. Je vais au désert, dit la Misère; je vais avec toi, dit la Santé. L'Abondance dit : je vais en Egypte; je t'accompagne, dit la Résignation.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par joedi, le 13 mars 2011

    Le repos. Quétait-ce, le repos ? Même plus tard, lorsque l'enfant serait guéri, elle ne le retrouverais plus. L'avait-elle jamais eu ? Je ne suis pas faite pour le repos ... Quelque chose la travaillait toujours, la poussant sans cesse en avant. Quelque chose qu'elle ne savait nommer et qui ressemblait, sans doute, à la vie mystérieuse.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

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Vidéo de Andrée Chedid

Dans « Les quatre morts de Jean de Dieu », Andrée Chedid nous conte l'histoire d'un homme au coeur du 20ème siècle. De la poésie à la prose, elle nous livre une fresque où rien n'est oublié: l'Histoire, l'amour, la famille, la maladie, la mort.








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