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> Michel Doury (Traducteur)

ISBN : 2253130737
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Falconer est un pénitencier ordinaire des Etats-Unis. Ezechiel Farragut, le narrateur, y est incarcéré pour le meurtre de son frère lorsque débute le roman. Falconer est un livre magnifique, par sa simplicité de ton, contrastant férocement avec la réalité de la vie en d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 28 avril 2013

    Ce n’est pas ce soir-là mais un peu plus tard que le Cocu parla de la Vallée à Farragut. Cette vallée, c’était une pièce en longueur qui donnait sur le tunnel à gauche du réfectoire. Un des murs était bordé d’une auge de fonte qui servait d’urinoir. Il faisait très sombre. Le mur au-dessus de l’urinoir était revêtu de carrelage blanc qui réfléchissait mal la lumière. On pouvait distinguer la couleur et la taille de son voisin. C’était tout. La vallée c’était l’endroit où, après la bouffe, on allait se branler. Seuls de rares pisse-froid n’y allaient que pour cela, pisser. Il y avait des règles très strictes. On pouvait toucher les hanches ou les épaules d’un autre, c’était tout. Vingt hommes pouvaient se tenir côte à côte le long de cette auge à se branler, à différents degrés d’érection. Quand on avait fini son affaire, si l’on voulait recommencer, il fallait repartir à l’autre bout, à la queue – il y avait les plaisanteries habituelles : « Alors, Charlie, combien de fois ? – Cinq, mais je commence à avoir mal aux pieds.
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  • Par le_Bison, le 25 avril 2013

    - Tu n’as besoin de rien ? demanda-t-elle, d’une voix qui laisse percer des instincts homicides.
    - J’aurai besoin d’un peu de gentillesse.
    - De la gentillesse ? Et tu attends sans doute de moi que je sois gentille dans un moment pareil ? D’ailleurs, qu’as-tu fait pour mériter qu’on soit gentil avec toi ? Que m’as-tu donné ? Des corvées. Une vie superficielle et sans intérêt. La poussière et les toiles d’araignée. Des voitures et des briquets qui ne marchent pas. Des cernes de crasse dans les baignoires, des cabinets où l’on a oublié de tirer la chasse d’eau, une réputation internationale de dépravation sexuelle, un alcoolisme chronique suivi d’intoxication, des bras et des jambes cassés, des contusions cérébrales, et puis maintenant, l’apothéose : la maladie du cœur. Voilà ce que tu m’as donné dans la vie, et maintenant, il faudrait que je sois gentille.
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  • Par le_Bison, le 12 avril 2013

    Vous serez dans le bâtiment cellulaire F, dit-il. F comme foutre, le bâtiment des phénomènes, des cinglés, des tarés, des bleus et des gros cons comme moi, des fantômes et des pédés, sans oublier les fanatiques, les receleurs, les trouillards et les chiasseux. La liste est longue, mais j’ai oublié la suite. Le type qui l’avait dressé est mort.

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  • Par le_Bison, le 22 avril 2013

    Ferragut était un drogué et il pensait que la conscience d’un mangeur d’opium est plus profonde, plus vaste et plus représentative de la condition humaine que la conscience de celui qui n’a jamais usé des drogues. La drogue dont il avait besoin était le produit de la distillation de la terre, de l’air, de l’eau et du feu. Mortel, son intoxication lui fournissait une magnifique illustration des limites de son existence mortelle.
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  • Par le_Bison, le 15 avril 2013

    Vous savez ce qu’on dit des opinions ?
    - Oui, dit Farragut. Les opinions c’est comme les trous du cul. Tout le monde en a et ça pue.

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Vidéo de John Cheever

Richard Ford - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain américain Richard Ford pour le magazine Transfuge à l'occasion de la parution de son roman: L'Etat des lieux (L'Olivier, 2008). Il n'écrit ni des récits d'aventures ni des romans d'espionnage. Richar Ford préfère nous raconter des histoires quotidiennes: celles qui se déroulent derrière les fenêtres closes des pavillons de banlieus aisées, aux Etats-Unis. Avec le talent d'un Raymond Carver ou d'un John Cheever, il nous d'écrit le désespoir Tranquille des classes moyennes.








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