ISBN : 225315458X
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
A XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 10 mai 2012

    joedi
    Les faits se déroulent au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming. Dao-Sheng vit dans la montagne auprès de moines taoïstes qui lui ont enseigné les arts de la médecine et de la divination. Il n'a pas prononcé ses vœux et décide de quitter ce lieu de paix pour retrouver la seule femme qu'il ait aimée, trente ans plus tôt, alors qu'il était un jeune violoniste, membre d'un cirque itinérant.
    Ce roman est une merveille, l'auteur décrit avec justesse les sentiments et l'amour qu'éprouvent Dao-Sheng et Lan-ying, l'amante retrouvée, un amour qui demeurera platonique et qui trouvera sa plénitude dans la fusion de ces deux âmes qui enfin se sont découvertes.
    L'éternité n'est pas de trop, un très grand roman.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Outis, le 13 octobre 2007

    Outis
    Une relecture, ou, plus précisément une réécriture, en français, d'une vieille histoire chinoise. L'auteur l'aurait rédigé de mémoire suite à la disparition de la version originale.
    A l'arrière plan nous baignons dans l'exotisme. le tableau historique, politique, religieux et social d'une Chine du moyen-âge - à la fois raffinée et brutale -, semble naturellement plausible. Charmant même, ce voyage dans le temps et l'espace.
    Cependant, ce qui frappe, c'est la présence d'un thème qui fait florès dans la littérature occidentale. Je veux parler du romantisme amoureux. Des sentiments puissants mais délicats, de l'admiration et du respect pour la féminité, de l'abnégation, de l'idolâtrie de l'amant pour sa belle. Pour jouir d'une vie d'amour avec la femme de sa vie, L'éternité n'est pas de trop. Parce que la réalité ici-bas est tissée de souffrances infinies et d'obstacles interminables. Déjà lu quelque part.... Alors, une réincarnation ?
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    C'est fini. le livre et le voyage. Belle histoire. le monde chinois, immense, étrange, familier, s'ouvre. Tout reste à découvrir, comme pour ces jésuites qui débarquent dans le roman, objets d'un ailleurs rêvé, océan de l'Ouest aux prises avec l'infini Empire du Milieu. Roman de l'attente, roman qui se contente de peu, très classique mais beau, beau comme cet amour presque platonique, subtilement charnel, comme ce médecin qui prend le pouls de cette femme, cité interdite de ses désirs, qui apprennent avec douleur puis avec sérénité à ne toucher que l'âme de la femme, ce mystère du Féminin qui nous rend sage ou fou. Je veux vivre près de vous, écho de ce voyage lointain si proche, appel de Dao-sheng à Lan-Ying, entendu à travers la mort. C'est fini, mais L'éternité n'est pas de trop pour aimer un monde ouvert, la Chine, pendant féminin de cette pâle Europe presque plus virile, Deuxième Seigneur Zhao qui se mettrait à regretter son impuissante barbarie étouffée par l'éternelle beauté d'un amour presque pur.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 03 avril 2012

    zazimuth
    C'est une très belle histoire d'amour contrarié dans une Chine ancestrale.
    Le jeune Dao-Sheng est tombé amoureux de Lan-ying, seulement entraperçue derrière un paravent alors qu'il jouait de la musique chez elle pour les seigneurs de la demeure. Seulement cet échange de coups d'oeil, réciproque, n'est pas passé inaperçu du fiancé de la jeune fille, fort jaloux qui va faire rosser et exiler le jeune homme. Quelques 30 ans plus tard, après un parcours atypique qui ont fait de Dao-Sheng un soigneur et devin vivant dans les monastères sans avoir prononcé de vœux, il désire revenir dans la région de sa jeunesse sur les traces de l'amour qui n'a jamais quitté son esprit...
    J'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux et la manière dont ils vont trouver le moyen de se rapprocher même si l'histoire est assez triste.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-l-eternite-n-est-pas-de-tr..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par 7269, le 06 août 2010

    7269
    Très belle écriture.
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Citations et extraits

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  • Par erellwen, le 23 mai 2010

    Ce qu'a dit l'étranger devarit être vrai: lorsqu'on l'a prononcé, l'être aimé ne mourra plus, et l'on pourra alors considérer sa propre vie sans regret. Même si les deux qui s'aiment ne se voient qu'un instant par jour, même si durant cet instant, ils ne peuvent se toucher ni se parler. Oui, il est permis tout de même de s'estimer heureux, si l'on parvient, s'appuyant sur le shen, à faire résonner une fois les mots qui, de toute éternité, attendent d'être dits.
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  • Par joedi, le 08 mai 2012

    La main, ce digne organe de la caresse, ce qu'elle caresse ici n'est pas seulement une autre main, mais la caresse même de l'autre. Caressant réciproquement la caresse, les deux partenaires basculent dans un état d'ivresse qui a peut-être été rêvé dans l'enfance, ou alors dans une avant-vie. Les veines entremêlées irriguant le désir se relient aux racines profondes de la vie ; les lignes enrecroisées qui prédisent le destin tendent vers le lointain, jusqu'à rejoindre l'infini des étoiles.
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  • Par erellwen, le 23 mai 2010

    A présent, pour la première fois, il réfléchit sur l'être de la femme, sur l'essence du féminin. Il a la révélation que le charme de la femme, quand celle-ci n'est pas rabaissée par toutes sortes de conditions extérieures, vient de ce qu'elle est la magique transformatrice, virtuellement capable de tout retourner en grâce aérienne, et aucune tentative de l'avilir n'y peut rien. Elle est chair certes, mais combien cette chair se transmue sans cesse en murmures, en parfums, en radiance, en ondes infinies dont il importe de ne pas étouffer la musique.
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  • Par joedi, le 08 mai 2012

    "Faire ce que l'humain peut, laisser le Ciel faire le reste " ? En effet, une fois que les conditions et les chances sont réunies, et que l'homme a réalisé ce qui est en son pouvoir, ce qui ne doit pas venir ne viendra pas, et ce qui doit venir viendra.
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  • Par Aela, le 22 mai 2011

    Ce que les morts laissent aux vivants..; c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
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