ISBN : 225315458X
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
A XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœu... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    C'est fini. le livre et le voyage. Belle histoire. le monde chinois, immense, étrange, familier, s'ouvre. Tout reste à découvrir, comme pour ces jésuites qui débarquent dans le roman, objets d'un ailleurs rêvé, océan de l'Ouest aux prises avec l'infini Empire du Milieu. Roman de l'attente, roman qui se contente de peu, très classique mais beau, beau comme cet amour presque platonique, subtilement charnel, comme ce médecin qui prend le pouls de cette femme, cité interdite de ses désirs, qui apprennent avec douleur puis avec sérénité à ne toucher que l'âme de la femme, ce mystère du Féminin qui nous rend sage ou fou. Je veux vivre près de vous, écho de ce voyage lointain si proche, appel de Dao-sheng à Lan-Ying, entendu à travers la mort. C'est fini, mais L'éternité n'est pas de trop pour aimer un monde ouvert, la Chine, pendant féminin de cette pâle Europe presque plus virile, Deuxième Seigneur Zhao qui se mettrait à regretter son impuissante barbarie étouffée par l'éternelle beauté d'un amour presque pur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Outis, le 13 octobre 2007

    Outis
    Une relecture, ou, plus précisément une réécriture, en français, d'une vieille histoire chinoise. L'auteur l'aurait rédigé de mémoire suite à la disparition de la version originale.
    A l'arrière plan nous baignons dans l'exotisme. le tableau historique, politique, religieux et social d'une Chine du moyen-âge - à la fois raffinée et brutale -, semble naturellement plausible. Charmant même, ce voyage dans le temps et l'espace.
    Cependant, ce qui frappe, c'est la présence d'un thème qui fait florès dans la littérature occidentale. Je veux parler du romantisme amoureux. Des sentiments puissants mais délicats, de l'admiration et du respect pour la féminité, de l'abnégation, de l'idolâtrie de l'amant pour sa belle. Pour jouir d'une vie d'amour avec la femme de sa vie, L'éternité n'est pas de trop. Parce que la réalité ici-bas est tissée de souffrances infinies et d'obstacles interminables. Déjà lu quelque part.... Alors, une réincarnation ?
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    • Livres 4.00/5
    Par 7269, le 06 août 2010

    7269
    Très belle écriture.
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Citations et extraits

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  • Par erellwen, le 23 mai 2010

    Ce qu'a dit l'étranger devarit être vrai: lorsqu'on l'a prononcé, l'être aimé ne mourra plus, et l'on pourra alors considérer sa propre vie sans regret. Même si les deux qui s'aiment ne se voient qu'un instant par jour, même si durant cet instant, ils ne peuvent se toucher ni se parler. Oui, il est permis tout de même de s'estimer heureux, si l'on parvient, s'appuyant sur le shen, à faire résonner une fois les mots qui, de toute éternité, attendent d'être dits.
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  • Par erellwen, le 23 mai 2010

    A présent, pour la première fois, il réfléchit sur l'être de la femme, sur l'essence du féminin. Il a la révélation que le charme de la femme, quand celle-ci n'est pas rabaissée par toutes sortes de conditions extérieures, vient de ce qu'elle est la magique transformatrice, virtuellement capable de tout retourner en grâce aérienne, et aucune tentative de l'avilir n'y peut rien. Elle est chair certes, mais combien cette chair se transmue sans cesse en murmures, en parfums, en radiance, en ondes infinies dont il importe de ne pas étouffer la musique.
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  • Par pochettesurprise, le 13 juillet 2009

    Ce que les morts laissent aux vivants(si les morts ont été de vrais vivants), c'est un chagrin inconsolable mais aussi un surcroit de devoir de vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont du apparemment se séparer mais qui reste intacte. c'est la manière pour les vivants de remettre les morts dans la Voie de la Vie. C'est la manière pour eux de ne pas succomber à la mort.
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  • Par Aela, le 22 mai 2011

    Ce que les morts laissent aux vivants..; c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
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  • Par Outis, le 09 octobre 2007

    Se voir une fois par jour constitue sûrement le bonheur. Chaque fois si brève, sans pouvoir se dire un mot, quelle souffrance ! Donc, dans le malheur, on découvre le bonheur; dans le bonheur, on découvre la souffrance, c’est difficile à comprendre.
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[François Cheng : A l'orient de tout]
Au Café des Lettres, à Paris, Olivier BARROT présente le roman de François CHENG "A l'orient de tout", en présence de l'auteur qu'il interviewe. Il en lit quelques lignes.








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