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> Bruno Martin (Traducteur)

ISBN : 2277236314
Éditeur : J'ai Lu (1999)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C. J. Cherryh
Née dans le Missouri, elle écrit depuis l'enfance. Après des études littéraires, elle s'impose dès ses premiers livres (le cucle de Chanur) comme un auteur de S-F personnel et novateur. Elle a obtenu le prix Hugo pour Forteresse des étoiles (1982) e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Alfaric, le 24 janvier 2014

    Alfaric
    Je ne remercierais jamais assez le grand babelien qu’est finitysend d’œuvrer si ardemment à faire connaître les ouvrages de cette grande dame des littératures de l’imaginaire qu’est C. J. Cherryh. N’étant pas fan du tout des auteures féminines et féministes des années 1970, je ne partais vraiment pas conquis d’avance… Mais là j’ai été touché par une belle histoire (et ce dès le prologue tourné en ancien français : bravo au traducteur Bruno Martin qui a fait un beau boulot !), et le fan de David Gemmell que je suis a adoré : je l’ai lu en écoutant la BO du film "Excalibur" et durant plusieurs heures j’ai chevauché dans le froid de l’hiver aux côtés de Morgane !
    http://www.youtube.com/watch?v=8i60ZPhuCw4
    L’introduction est résolument Science-Fiction mais tout ce qui s’ensuit est résolument Fantasy : on est dans la science-fantasy !
    L’humanité à découvert les Portes des Qujals, qui permettent de plier l’espace et le temps. Mais après un après avoir colonisé les étoiles lointaines et les temps futurs lors d’un Âge d’Or, l’humanité a frôlé l’extinction après une mystérieuse catastrophe temporelle. Les survivants décidèrent alors de fermer les portes à jamais en envoyant des commandos aux quatre coins de l’univers (commandos condamnés à l’exil puisque sans aucun espoir de retour qu’ils réussissent ou qu’ils échouent). C’est ainsi que Morgane et ses 4 compagnons se sont retrouvés sur un monde féodal à la tête de 10 000 guerriers indigènes pour vaincre un seigneur-sorcier qui utilisait la Porte d’Ivrel à ses propres fins. Ils échouèrent terriblement, entrant dans les triste légendes des locaux.
    C’est 100 ans plus tard que Morgane émerge d’une porte et c’est la poursuite désespérée de sa mission que nous suivons à travers les yeux du ronin Vanye qui va devenir son vassal sous la contrainte avant de devenir de son champion loyal jusqu’à la mort. Leur belle histoire est pleine de non-dits : Morgane craint de trop en dévoiler sur la science des Portes et par superstition Vanye n’ose trop en demander sur la magie des Portes… On aboutit ainsi au paradigme d’Arthur C. Clarke : « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie ».
    Le worldbuilding presque post-apo nous offre une belle ambiance crépusculaire, qui n’est malheureusement pas également rendue tout au long du roman (puisqu’elle va de soi selon le point de vue de Vanye qui n’a pas connu les temps jadis que Morgane a parcouru) : les tragédies du passé et les expériences du seigneur-sorcier ont fait des ravages, réduisant les nations à l’état de clans. L’espoir a presque totalement disparu, et on se raccroche désespérément à ce qu’il reste… quitte à mourir pour son honneur, celui de sa famille, celui de son clan ! L’auteure nous dépeint une société qui emprunte autant aux guerriers celtes qu’aux samouraïs japonais alors qu’on peut aussi identifier des ingrédients qui rappellent les tribus amérindiennes.
    L’écriture assez intimiste m’a rappelé mes bons souvenirs de Robin Hobb, mais l’intrigue avance ici assez vite. Le bâtard banni et la métisse honnie s’accroche l’un à l’autre pour survivre et tous les deux s’accrochent à leur quête insensée sachant que quoi qu’il advienne c’est la mort qui les attend ou bout du chemin : l’auteur rend bien cet état d’épuisement physique et moral à chaque étape du roman (le sombre château des Leth, les bois enneigés des Chya, la rude forteresse des Nhi, les mornes plaines d’Irien, les froides pentes d’Ivrel)
    L’Enfant des Fées (Changeling en VO) est un personnage du roman à elle toute à mi-chemin de l’épée de l’Elric de Moorcock et celle du Skullknight de Kentaro Miura. Une Excalibur qui apporte le malheur dès qu’on la sort du fourreau : bien ambiguë Dame du Lac que constitue notre Morgane…
    Comme toujours tout n’est pas parfait : le naming cède un chouia au plaisir de compliquer, c’est parfois inégal et on ne retrouve pas toujours la qualité des belles descriptions de paysages enneigés ou de l’ambiance gothique délétère du château des Leth, les scènes d’action manquent parfois de punch, le personnage du jeune harpiste Ryn est sous-utilisé, le seigneur-sorcier est plus un nom qu’un personnage, mais surtout comme tout se construit à partir du POV de Vanye on s’appesantit sur ses sentiments (notamment sa relation d’amour / haine avec ses demi-frères) alors qu’on perd Morgane du vue dans le final qui fait carrément précipité voire expédié.
    Un premier roman plein de promesses, un roman émouvant qui fait la part belle aux sentiments certes, mais que je conseillerais également à tous ceux qui ont un jour rêvé d’être un guerrier loyal bon tri-classé chevalier / samouraï / peau-rouge. Il peut se lire comme une histoire indépendante, mais on peut continuer à suivre la quête désespérée et sans fin de Morgane en franchissant avec elle la Porte d’Ivrel… pour savourer de nouveau ce mélange SF / Sword & Sorcery au féminin. Prochaine étape de mon voyage aux côtés de Morgane : "Le Puits de Shiuan" !
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    • Livres 3.00/5
    Par Suny, le 14 juin 2012

    Suny
    Que dire… Me voici encore devant l'angouâsse de la page blanche.
    Je suis assez partagée sur ce livre. C'est de la fantasy basique, avec une histoire de fond très prenante, ou plutôt qui aurait pu être très prenante, mais je n'ai pas du tout accroché au style. Il est parfait, très bien construit, j'y ai appris pas mal de vocabulaire (on sent bien que le livre date un peu ; il a été publié en 1976), mais ça prend pas aux tripes, c'est assez plat, Vanye est plat, Morgane est plate… tous les personnages sont plutôt plats en fait, le récit des événements est plat, bref, tu l'as compris : c'est plat. Il se passe plein de choses et pourtant, j'ai eu l'impression qu'il ne se passait absolument rien. J'ai le sentiment d'avoir suivi le cheminement des personnages de très très loin, sans jamais ressentir la moindre empathie. Beaucoup d'éléments, secondaires, certes, me semblaient très intéressants mais n'ont été que survolés. Peut-être seront-ils plus développés dans la suite (le cycle de Morgane se compose de quatre tomes en tout) ? Peut-être n'est-ce que le tome d'introduction, comme c'est parfois le cas dans les séries ? Ou peut-être que ça a tout simplement mal vieilli ?

    Lien : http://mariounette.free.fr/wordpress2/?p=371
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Citations et extraits

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  • Par Alfaric, le 18 janvier 2014

    - Qu’y a-t-il d’écrit sur la lame ?
    - Assez de choses pour que quiconque serait capable de les lire en sache davantage sur les Portes que je n’aurais aimé en savoir. C’est pourquoi j’en prends un tel soin. Elle est indestructible, sauf par les Portes. Je n’ose pas la détruire. Il fallait que Chan soit fou pour fabriquer un tel objet. C’était un très grand risque. Nous l’avions tous averti que nous ne devions pas nous servir des sciences qujaliennes. Mais c’est fait et ce ne saurait être défait.
    - sinon par les Feux de Sorcières eux-mêmes.
    - sinon par eux.
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  • Par Alfaric, le 18 janvier 2014

    Vanye vit alors le piège qu’Erij préparait pour Morgane, la tromperie soupçonnant la tromperie chez tous les autres. Il admirait cette ruse : l’homme était Myya jusqu'au fond du cœur, et songeait à toutes les possibilités sauf une… que ni l’un ni l’autre d’eux deux ne survivent à la prise de Hjemur.

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  • Par Alfaric, le 18 janvier 2014

    Si je vis, je franchirai quand même la Porte d’Ivrel et, en passant, je la fermerai. […] Je ne sais pas où je serai. En un autre lieu. Ou éparpillée, comme les hommes à Kath Svejur. Je ne le saurai que lorsque je franchirai la Porte pour qu’elle me transporte. C’est ma tâche : ferme définitivement les portes. Je continuerai jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus du tout… Et je ne le saurai pas je le crains, jusqu’à ce que je ressorte de la dernière pour me trouver devant rien.
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  • Par Alfaric, le 19 janvier 2014

    Quand Thiye régnait en Hjemur
    Vinrent des chevaliers inconnus
    Et trois étaient foncés et l’un était d’or
    Et l’une blanche comme le gel.
    Blonde était-elle et fatale autant que belle,
    Et maudissait ceux qui l’écoutaient ;
    Ores peu d’hommes vivent et les loups sont plus nombreux
    Avec l’hiver qui s’approche

    Version alternative :
    Quand Thiye régnait en Hjemur s’en vinrent des cavaliers,
    Trois étaient de ténèbres, un autre d’or,
    Et celle qui était semblable à du givre était belle.
    Oui, belle, et fatale autant que belle,
    Et elle apportait la malédiction à qui lui prêtait oreille ;
    Aujourd’hui le nombre des hommes est petit et celui des loups est grand
    Et l’hiver s’approche inexorablement
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  • Par Alfaric, le 18 janvier 2014

    Et tu es Kurshin. Personne d’autres ne serait aussi honorablement stupide. […] Nous ne sommes pas courageux, nous autres qui jouons avec les Portes, nous avons trop à perdre pour nous offrir le luxe d’être vertueux et braves. Je vous envie, vous les Kurshins, comme j’envie tous ceux qui peuvent se permettre de tels gestes.

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