> Marie-Odile Masek (Traducteur)

ISBN : 2070300587
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 111 notes) Ajouter à mes livres
Jean Le Viste, noble du Moyen Age, effectue la commande des tapisseries de La dame à la Licorne pour décorer sa riche demeure parisienne. Entre le peintre qu'il choisit pour dessiner les cartons, le marchand qui négocie, les artisans qui la réalisent, leurs épouses fill... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ancoline, le 09 septembre 2011

    ancoline
    J'ai découvert La dame à la licorne après Précieuses Créatures. Tracy Chevalier m'épate encore. Je vais donc allée lire La Jeune Fille à la perle sur vos conseils, lecteurs de Babelio. Ce devrait être encore plus féérique.
    Je me suis plongée dans la réalisation de ses tapisseries en repensant aux conditions des nobles vivants à leurs bons désirs parce qu'ils ont énormément de pouvoirs. Mais quelles conditions de contraintes et d'abnégations pour les autres personnes, artisans, dames de compagnies qui leur sont dévouées. Ils font d'eux ce qu'ils en veulent, ce sont des objets vivants et d'une intelligence suffisante pour comprendre et réaliser ce que leur Maître leur demande. de plus ils ne peuvent malheureusement pas protester sauf fuir. J'ai regardé plusieurs fois sur internet les photos des tapisseries que je désire maintenant voir de près.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Pomfresh, le 27 janvier 2012

    Pomfresh
    Ce roman historique nous dévoile les pourquois présumés d'une célèbre tapisserie. le style est sobre, mais on s'y fait vite pour découvrir qu'il s'agit en fait d'une histoire à plusieurs voix (désolée, je n'ai pas compté). Les personnages se relaient pour nous narrer les origines de la tapisserie et les aventures que cela a occasionnées pour tous ceux qui gravitaient autour : la famille qui en a passé commande, l'artiste qui l'a dessinée et la famille qui l'a tissée…
    Au passage, on retrouve - un peu - le mode de vie du moyen-âge, des techniques de tissage, et des rapports humains entre Parisiens et Bruxellois (rien à voir avec les films de Dany Boon). La « petite histoire » étant bien sûr à mes yeux la plus intéressante, car on suit l'artiste, véritable séducteur et les conséquences de ses actes.
    A recommander donc pour les fans du genre (pas forcément adorateurs de tapisserie), capables de s'accrocher plus de trois pages pour entrer dans l'histoire !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par doyoulikefrogs, le 26 décembre 2010

    doyoulikefrogs
    S'il y a un livre dont le titre m'a plu tout de suite c'est bien La Dame A La Licorne. Après il a été difficile de rentrer dedans... Ou peut-être n'avais-je pas la tête à lire un livre historique. Pourtant j'ai beaucoup aimé cette histoire et la description de la fabrication de tapisseries, et la peinture des sentiments qui découle de chaque personnage. Vraiment une excellente oeuvre même pour les rebutés des romans historiques.
    Pour décorer les murs de grande et fastueuse demeure parisienne, le Viste fait la commande d'une série de six tapisseries à Nicolas, bel homme, bien connu par le Roi qui apprécie son travail, bien sûr nous sommes à l'époque de Charles VIII. Cependant la tapisserie n'est pas son fort, il se résout à accepter en tant qu'artiste avec une fierté l'offre de le Viste surtout après sa rencontre avec la fille de ce dernier, une magnifique jeune femme, qui l'attire et il s'en éprend.
    C'est une histoire passionnelle, entraînant Nicolas dans un monde dont il ignore les règles, les coutumes, l'étiquette, entre rumeurs de servantes, les mauvaises langues, les regards gênants, les faux semblants, l'amour va-t-il subsister?
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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 20 août 2011

    Heureuse
    Comme des milliers d'autres, je suis tombée sous le charme de Tracy Chevalier!!
    Son univers est magique :elle nous plonge dans ces oeuvres d'art, à la fois universellement connues et pourtant si mystérieuses, avec une facilité déconcertante. On les a tellement vues partout; qu'elles font partie du patrimoine et pourtant elles ont comme particularité que leur conception contienne pas mal de zones d'ombre. Tracy Chevalier a pris en charge de les combler pour notre plus grand bonheur.
    Roman historique bien documenté, vivant, je le conseille vivement.

    le seul petit souci : ils n'ont pas "prodigieuse créatures à la bibliothèque
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    • Livres 4.00/5
    Par akialam, le 19 septembre 2011

    akialam
    J'ai un goût très marqué pour les romans historiques. Si en plus, ces romans s'attachent à reconstruire l'époque entourant la création d'une oeuvre d'art, on approche de mon idéal théorique. Disons donc que je suis partie d'un bon pied avec ce roman.

    Heureusement, mes a priori se sont confirmés. Un roman qui se lit facilement, et qui multiplie les points de vue en laissant la parole à chaque personnage, tour à tour narrateur de l'histoire. On en apprend un peu plus sur la société du 15e siècle, sur les artisans de Bruxelles à la même époque, et sur la façon de réaliser une tapisserie, et même si je ne suis pas certaine d'avoir compris toutes les subtilités de la technique, c'est tout de même intéressant.
    Bien que les personnages et leurs interactions soient pour la plupart fictionnels, l'auteur a su les intégrer dans un univers historique réel. Elle a bien évidemment aménagé un certain nombre d'éléments pour que son récit fonctionne, mais, chose que j'apprécie par dessus tout, elle l'admet et en rectifie un certain nombre à la fin.
    Un bon roman historique, avec des personnage attachants et finalement plus complexes que l'on pourrait le croire de prime abord. Et l'envie de retourner au musée de Cluny revoir ces tapisseries avec l'interprétation qui en est donnée dans cet ouvrage, contempler les "mille-fleurs" et admirer le moiré de robes.

    Lien : http://akialam.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par ancoline, le 08 septembre 2011

    Je saisis le bras de Claude et la tirai sans ménagement jusqu'à la porte pour qu'elle se retrouve face à Béatrice. "Béatrice, vous êtes désormais la dame de compagnie de ma fille. Vous demeurerez nuit et jour à ses côtés. Vous l'accompagnerez à la messe, au marché, en visite chez le tailleur, à ses leçons de danse. Vous prendrez vos repas auprès d'elle, vous monterez à cheval avec elle, vous dormirez avec elle. Jamais vous ne la quitterez. Même quand elle pissera dans un pot !" Une des suivantes en eut un haut-le-coeur.
    "Si elle éternue, vous l'entenderez, si elle rote ou si elle pète, vous le sentirez !" A ce point, Claude était en larmes. "Vous saurez quand ses cheveux auront besoin d'être peignés, quand elle aura ses règles, quand elle pleurera.
    "Lors de la fête du Mai, il sera de votre devoir, à vous, Béatrice, et à vous toutes mes dames, de veiller à ce que Claude ne s'approche d'aucun homme, à ce qu'elle ne parle à aucun homme, à ce qu'elle ne danse avec aucun homme, à ce qu'elle n'ai aucun homme à ses côtés, car on ne saurait lui faire confiance. Laissez-la se morfondre dans son coin toute la soirée !
    La leçon la plus importante que devra retenir ma fille est le respect de ses parents. A cette fin, vous allez l'emmener immédiatement passer une semaine chez ma mère à Nanterre. Je vais envoyer un messager dire à celle-ci qu'elle peut manier le fouet quand bon lui semblera.
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  • Par ancoline, le 08 septembre 2011

    Je soupirai. "Tous les hommes ont leurs défauts, mais cela n'est rien si tu penses à ce qu'ils peuvent t'apporter : de quoi faire bouillir la marmite, des vêtements, un toit, un lit, Jacques le Boeuf te donnera tout cela, et tu devrais en remercier Dieu." Je paraissais plus déterminée à la persuader que je ne l'étais en réalité.
    "J'en conviens, mais pourquoi ne pourrais-je pas avoir un homme plus à mon goût, comme les autres femmes? Personne n'en veut de cette brute qui pue. Alors, pourquoi en voudrais-je, moi ?" Aliénior en frissonnait, son corps se rebellait de dégoût. Sa vie conjugale ne serait guère heureuse avec Jacques Le Boeuf, je le voyais déjà. Il m'était difficile d'imaginer ses grosses pattes bleuâtres sur le corps de ma fille sans en avoir moi aussi des frissons.
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  • Par ancoline, le 08 septembre 2011

    Il avait raison, j'avais failli à mon devoir. Je pouvais le lire sur les visages de mon entourage, que ce soit celui de Béatrice ou de mes suivantes, celui de ma mère, ou ceux de nos invités, jusque sur celui de Claude qui est en partie responsable de mon échec. Je la revois quand elle avait sept ans, elle était venue dans ma chambre après la naissance de Petite genevièe. Elle avait regardé l'enfant emmaillotée que je tenais dans mes bras et en apprenant que ce n'était pas un garçon, elle avait fait la moue et tourné les talons. Bien sûr, les années ont passée, elle aime Petite Geneviève, mais elle lui eût préféré un frère et un père satisfait.
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  • Par Morriszapp, le 30 août 2009

    Ils [les parisiens] sont trop sûrs d’eux-mêmes, ils s’y connaissent toujours mieux que quiconque, ils ont les meilleurs vins, les meilleures chaussures, les meilleures étoffes, les meilleurs pinceaux, les meilleurs secrets pour fabriquer les peintures. Leurs épouses portent plus d’enfants que les nôtres, leurs poules pondent davantage, leurs vaches donnent plus de lait, leurs cathédrales sont plus hautes. Ils tiennent mieux la bière, ils montent à cheval avec plus d’élégance, ils sortent toujours victorieux des batailles. Sans doute l’odeur de leur merde est-elle plus suave que la nôtre ! (p. 120)
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  • Par Morriszapp, le 30 août 2009

    Certes j’étais un artiste et non pas un châtelain ou un riche marchand, mais je n’étais ni un forgeron, ni un cordonnier, ni un fermier. J’avais les mains propres, les ongles soignés. Pourquoi avait-elle ri ainsi ? (p. 42)
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