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> Marie-Odile Masek (Traducteur)

ISBN : 2070417948
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 1328 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la b... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 26 octobre 2013

    darkmoon
    La Jeune fille à la perle où l'insouciance de l'enfance s'est envolée !
    Tracy Chevalier a eu la belle idée de tirer une histoire totalement romanesque qu’elle entend rendre crédible en multipliant les détails, non sur les personnages mais sur leur environnement et d’une façon presque documentaire sur l’époque et les lieux.
    Ce roman nous introduit au cœur de la vie des Hollandais au XVIIème siècle. Protestant et ne rechignant pas au travail pour les familles modestes, la rencontre avec Vermeer est un véritable choc culturel pour Griet. Car Griet, la jeune fille à la perle, est bel et bien une enfant propulsée dans un univers agressif, ballotée entre son travail harassant de bonne au service des Vermeer, l'intérêt ambigu du peintre envers elle, la jalousie de sa femme ou encore la possible menace représentée par le mécène du peintre. Le roman dépeint magistralement la situation d'une jeune fille enfermée dans un monde aux règles cruelles et aux conventions étouffantes... Car s'il décrit le parcours de Griet chez les Vermeer, il donne également un aperçu réaliste de la Société Hollandaise du XVIIe siècle (à travers une famille paralysée par les codes sociaux et l'emprise du riche mécène de Vermeer). On s'émerveille devant l'énorme travail esthétique qui semble avoir été fait et qui plonge presque le lecteur dans un tableau de Vermeer.
    « La jeune fille à la perle » est donc un roman à la fois doux et dur. L’éveil d’un esprit courbé par la corvée s’éjecte miraculeusement des lessives éreintantes dans un temps où l’on ne fait que servir du matin au soir en admirant à la dérobée les contenus amorphes d’une maison terne cernée par les grands froids. Griet, beauté naturelle éteinte mais non consumée s’anime soudainement devant ces ocres et ces bleus qu’un peintre en manque d’inspiration dévoile devant ses yeux jeunes avides de découverte. A travers la peinture deux êtres en sommeil communiquent, ressentent, quittent un monde triste où il ne faut que se reproduire ou frotter les sols en laissant derrière soi une mère délaissée rongée par le rictus et une progéniture abandonnée jalouse livrée à elle-même. Les doigts s’effleurent et les visages se décrispent. Deux personnages isolés par la condition et le désœuvrement offrent à la postérité une œuvre contemplative traversant des siècles de lumières et de cendres en alternance. Le visage de Griet éblouissant de pâleur se teinte d’une rosée admirablement reconnaissante envers un nouveau monde synonyme de conscience. « La jeune fille à la perle » est en priorité la propagation d’une émotion intense dans une demeure dominée par le silence et l’ennui.
    Le roman comporte peu de rebondissements mais une intensité unique, palpable. Il peut rendre plus sensible à l'univers du peintre, car il permet d'aborder la peinture selon un nouveau point de vue qui reflète toute la profondeur de ses toiles. Les non-dits et les actes manqués se succèdent et finissent par tisser la toile qui enserre les personnages. Cette toile, c'est bien sûr, le carcan social d'une Hollande où les mœurs sont strictement contrôlées et où il est impossible d'échapper à sa condition.
    Il s'agit réellement d'un roman d'une inégalable pureté, qui nous transporte dans un rêve artistique.
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    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave, le 26 février 2013

    dancingbrave
    Une véritable peinture faite de douceur et de scintillement à l'image des tableaux de Vermeer
    Griet, jeune servante vivant à Delft au XVII ème siècle est placée chez le peintre Vermeer ; petit à petit une relation faite de sentiments ténus va s'installer entre le peintre et sa servante.
    C'est comme si le seul but de ce roman, de son épaisseur, de sa douceur à travers les images, les sentiments, le temps qui passe - évoqués par les mots, les phrases, le style - n'était que la compréhension pleine du tableau de Vermeer.
    Les mots de Tracy Chevalier sont plus que des pinceaux ou des couleurs ; ils sont le glacis, les superpositions de couleurs, l'obscurité, la lumière et l'éclat de la perle.
    Jamais, après avoir lu ce livre, je ne pourrai voir ce tableau autrement que comme une œuvre sublime riche de la vie et de l'âme de Vermeer.
    J'ai le sentiment qu'un lecteur qui n'aurait jamais vu le tableau ne pourrait que le reconnaître et instantanément le pénétrer au plus profond.
    Ce texte est magique !
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    • Livres 5.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 14 juillet 2012

    livr0ns-n0us
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un aussi bon roman. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir d'une telle révélation littéraire depuis La Confusion des sentiments de Stefan Zweig, mon livre fétiche (je dis toujours que j'en ai plusieurs mais si je devais n'en choisir qu'un, ce serait celui-ci !). Avec La Jeune Fille à la perle, Tracy Chevalier nous propose de pénétrer l'intimité du peintre Johannes Vermeer, né dans les années 1630 aux Pays-Bas. Cet artiste est une énigme qui continue encore de fasciner les historiens puisqu'on dispose de très peu de traces de son quotidien. On lui attribue à peine une quarantaine de tableaux mettant le plus souvent en scène un ou plusieurs personnages en intérieur (probablement son atelier). A son époque, Vermeer n'était pas un de ces génies méconnus ; on sait qu'il bénéficiait d'un certain prestige puisqu'en 1653, la guilde de Saint-Luc l'accepte comme maître-peintre. C'est également l'année de son mariage avec Catharina Bolnes dont il aura quinze enfants (!). Vermeer peignait principalement sur commande (son père fut son premier mécène) mais son rythme très lent ne lui permettaient pas de subvenir aux besoins de sa trop nombreuse famille. Vermeer décède à l'âge de 43 ans, laissant sa femme et ses enfants criblés de dettes. Oublié pendant près d'un siècle, le peintre fut redécouvert grâce à la critique d'art et connu un succès fulgurant. Ses tableaux les plus célèbres tels que "La Laitière", "La Jeune Fille à la perle" ou la "Vue de Delft" ont inspiré bon nombre d'écrivains et d'artistes. La peinture de Johannes Vermeer est considérée par les critiques comme un miracle de lumière, d'harmonie et de subtilité dans les tons et la composition.
    Bien que le roman de Tracy Chevalier soit entièrement fictif, il s'appuie très soigneusement sur les détails que nous connaissons de la vie du peintre. Je nourrissais déjà une fascination et un attachement particulier pour le tableau "La Jeune Fille à la perle", couramment surnommée "la Joconde du Nord". J'ai eu l'occasion de l'étudier en cours d'histoire de l'art à de multiples reprises mais je suis toujours aussi séduite par le mystère et la délicatesse qui s'en dégagent. le roman est à l'image du tableau : tout en douceur, en subtilité, plein de pudeur et de retenue. Plus troublant encore, il agit sur moi de la même manière que le chef-d'œuvre du peintre, en s'imposant subrepticement, presque en me hantant. le plaisir de la lecture n'est pas spectaculaire mais n'en est pas moins saisissant. Tout l'ouvrage est dominé par les sensations, les émotions. La beauté, la tristesse et le pureté se cristallisent au fil des pages pour former une œuvre pleine de poésie et de raffinement.
    La méconnaissance de la vie du peintre a permis une très grande liberté d'imagination à l'auteure mais j'ai l'impression qu'elle a réussi à être fidèle à l'esprit du tableau. Elle propose en tout cas une plongée minutieuse dans le processus créatif et sa sensibilité exacerbée permet de retranscrire toute la magie de la naissance d'un chef-d'œuvre. Dès les premières lignes, j'ai été saisie par l'urgence d'observer le tableau en même temps que la lecture. Je suis sortie de ce roman émerveillée, un peu étourdie, avec l'envie dévorante de percer à mon tour les secrets de Vermeer... et de lire d'autres romans de Tracy Chevalier.

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 11 juin 2012

    carre
    Griet rentre au service de la famille Vermeer ou elle officie comme servante. le travail avec les enfants est un vrai fardeau, d'autant que la maitresse de maison se montre terriblement blessante et dure.
    Mais, Griet jeune fille réservée n'a pas le choix et se trouve très vite une attirance pour l'univers de l'illustre Johannès Vermeer. Troublé par le charme discret de la jeune servante une étrange relation se noue entre l'artiste renommé et Griet. Et si Griet était la jeune fille du célèbre tableau du peintre ?
    Tracy Chevalier redonne vie à une époque (le XVIIème), à une ville (Delft) avec une très belle description tant sur le plan social que sur la vie au quotidien. L'auteur joue sans cesse sur l'épanouissement des sens, sur la beauté du visuel, s'attachant à faire effleurer les émotions ambivalentes de son héroine et de son énigmatique employeur. Quels sont les véritables sentiments qu'éprouve Johannès pour Griet, n'est elle qu'un jouet, un modèle ? Quel sens donné au secret liant les deux personnages ?
    C'est à mon sens dans ces zones d'ombres que le livre est le plus réussit. Une écriture agréable donc et l'envie donnée de voir les tableaux du maitre hollandais.
    Un très bon moment.
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    • Livres 4.00/5
    Par Palmyre, le 09 juin 2014

    Palmyre
    Griet est une jeune fille obligée de devenir servante pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle entre au service de la famille Vermeer. Elle s'occupe des tâches ménagères, des six enfants tout en essayant de s'adapter aux différentes personnalités des membres de cette maison.
    Le maître accorde de plus en plus d'attention à Griet. Après avoir nettoyé son atelier, la jeune fille est chargée de préparer les couleurs pour les tableaux qu'il réalise. Cependant ses nouvelles attributions ne doivent pas être connues du reste de la famille. La jalousie et les tensions déjà palpables vont s'accentuer avec la demande d'un riche commanditaire qui souhaite avoir le portrait de Griet. Elle n'aura de cesse de jongler entre respecter les règles imposées à la condition d'une servante et ses aspirations à une vie meilleure.
    L'auteur, Tracy Chevalier, a construit son récit admirablement bien. L'intrigue s'intensifie au fil des pages. L'ambiance, les mentalités y sont retranscrites judicieusement. Une excellente découverte de la ville de Delft au XVIIe siècle au moment de l'âge d'or de la peinture hollandaise.
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Citations et extraits

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  • Par claudine42, le 13 octobre 2014

    Les couleurs elles-mêmes compensaient mes difficultés à cacher ce que je faisais. J'aimais broyer les ingrédients qu'il rapportait de chez l'apothicaire, des os, de la céruse, du massicot, admirant l'éclat et la pureté des couleurs que j'obtenais ainsi. J'appris que plus les matériaux étaient finement broyés, plus la couleur était intense. A partir de grains rugueux et ternes, la garance devenait une belle poudre rouge vif puis, mélangée à de l'huile de lin, elle se transformait en une peinture étincelante. Préparer ces couleurs tenait de la magie.
    Grâce à lui, j'appris à laver les diverses substances afin de les débarrasser de leurs impuretés et d'en exprimer les couleurs authentiques. Je me servais d'une série de coquillages pour récipients, rinçant les couleurs jusqu'à une trentaine de fois afin d'en retirer craie, sable ou gravillons. C'était là un travail long et lassant, mais il était gratifiant de voir la couleur devenir plus franche à chaque lavage et plus proche de celle que l'on recherchait.
    La seule couleur qu'il ne me laissait pas manipuler était l'outremer. Le lapis-lazuli était, en effet si couteux et le procédé visant à obtenir un bleu pur à partir de la pierre si difficile qu'il ne laissait ce soin à personne.

    Quel Art dans cette écriture !!!
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  • Par LydiaB, le 18 août 2011

    Je grimpai l'escalier pour aller trouver mon père. Il était assis sous les combles, près de la fenêtre, la lumière effleurait son visage. Faute de mieux, c'était sa façon de voir, maintenant.

    Mon père était artiste céramiste. Ses doigts étaient bleus à force de peindre cupidons, damoiselles, soldats, bateaux, enfants, poissons, fleurs ou animaux sur des carreaux blancs avant de les vernir, de les passer au four et de les vendre. Un jour, le four avait explosé, le privant et de ses yeux et de son commerce. Il avait eu de la chance. Deux de ses compagnons étaient morts.

    Je m'assis près de lui et lui pris la main.

    « J'ai entendu, dit-il, sans me donner le temps d'ouvrir la bouche. J'ai tout entendu. » Ses oreilles compensaient des yeux qui n'étaient plus.

    Je ne trouvais rien à dire qui ne parût pas un reproche.

    « Je te demande pardon, Griet, j'aurais voulu mieux faire pour toi. » On pouvait lire certaine tristesse à l'endroit où se trouvaient jadis ces paupières que le docteur avait à jamais cousues.

    « Mais c'est un homme honnête et bon. Il te traitera bien. »

    Il n'ajouta rien au sujet de sa femme.

    « Comment pouvez-vous en être aussi sûr, père ? Vous le connaissez ?

    - Ne sais tu pas qui il est ?

    - Non.

    - Ne te rappelles-tu pas le tableau que nous avons vu il y a quelques années, à l'hôtel de ville, où Van Ruijven l'avait exposé après l'avoir acheté ? C'était une vue de Delft depuis les portes de Rotterdam et de Schiedam. Le ciel y tenait une très grande place et le soleil éclairait certains édifices.

    - Et du sable avait été ajouté à la peinture pour donner un aspect rugueux à la brique et aux toits, ajoutai-je. De grandes ombres s'étiraient sur le canal et de minuscules personnages s'activaient sur le rivage près de chez nous.

    - C'est ça. » Les orbites de mon père s'élargirent comme s'il avait encore ses yeux et contemplait à nouveau le tableau.

    Je m'en souvenais avec précision. Je me revoyais pensant au nombre de fois où je m'étais arrêtée à cet endroit précis sans jamais voir Delft avec les yeux de ce peintre.

    « Vous voulez dire que cet homme, c'était Van Ruijven ?

    - Le mécène ? »

    Le père partit d'un petit rire ? « Non, non, mon enfant, ce n'était pas lui. C'était le peintre. Veermer. C'était Johannes Veermer et son épouse. Tu es censée faire le ménage de son atelier. »
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  • Par Lismonde, le 17 février 2014

    J'avais l'habitude de disposer les légumes en cercle, par catégorie, comme les parts d'une tarte. Il y avait cinq parts : choux rouges, oignons, poireaux, carottes et navets. Je m'étais servie d'une lame de couteau pour délimiter chaque part et j'avais placé une rondelle de carotte au centre.
    L'homme tapota sur la table. "Est-ce dans cet ordre qu'ils iront dans la soupe ?" me demanda-t-il en étudiant le cercle.
    - Non Monsieur", j'hésitais, je n'aurais pu expliquer pour quelle raisons je les ai arrangés de la sorte. Je m'étais dit que ça devait être comme ça, un point c'est tout, mais j'avais trop peur d'avouer ça à un monsieur.
    - "Je vois que vous avez mis de coté les légumes blancs, reprit-il en montrant les navets et les oignons. Tiens, ceux de couleur orange ne voisinent pas avec ceux de couleur pourpre, pourquoi ça?" Il ramassa une tranche de chou et un bout de carotte, les secoua dans sa main comme des dés.
    Je regardais ma mère, elle hocha discrètement la tête.
    -"Les couleurs jurent parfois quand elles sont côte à côte, Monsieur".
    Il fronça les sourcils, de toute évidence, il ne s'attendait pas à cette réponse. -"Dites-moi, vous passez beaucoup de temps à disposer les légumes avant de faire la soupe?
    - Oh non, Monsieur !", répondis-je confuse, je ne voulais pas qu'il crût que je gaspillais mon temps.
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  • Par tamara29, le 11 juillet 2012

    Je ralentis le pas. Toutes ces années passées à aller chercher de l'eau, à essorer des vêtements, à laver par terre, à vider des pots de chambre, sans espoir drentrevoir la moindre beauté, couleur ou lumière dans ma vie, défilèrent devant moi comme une immense plaine, au bout de laquelle on apercevait la mer sans jamais pouvoir l'atteindre. S'il m'était plus possible de travailler avec les couleurs, s'il ne m'était plus possible d'être auprès de lui. je ne savais comment je pourrais continuer à travailler dans cette maison.
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  • Par Imenne, le 23 janvier 2011

    "Maintenant, regardez-moi."
    Je tournai la tête et le regardai par-dessus mon épaule droite.
    Ses yeux s'immobilisèrent dans les miens et tout ce qui me vint à l'esprit ce fut que leur gris me rappelait l'intérieur d'une coquille d'huître.
    Il semblait attendre quelque chose. Mon visage commença à refléter ma crainte de ne pouvoir le satisfaire.
    "Griet", reprit-il avec douceur. Il n'eut point besoin d'en dire davantage, mes yeux s'emplirent de larmes. Je les retins, je savais faire maintenant.
    "Oui. Ne bougez pas."
    Il allait peindre mon portrait.
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