Griet, fille d'un ancien faïencier, est obligée de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Son père ayant eu un accident qui lui a ôté la vue, la famille n'arrive plus à vivre convenablement. Frans, son frère, était parti un an plus tôt faire son apprentissage dans la faïence, comme son père. Griet, quant à elle, est envoyée dans la famille Veermer, dans le fameux « Coin des papistes », réservé aux catholiques. Si Johannes, le peintre, paraît bien ténébreux, sa femme, Catharina est une personne assez revêche, peu aimable envers la jeune fille. le couple a 5 enfants à l'arrivée de Griet: Maertge, Aleydis, Lisbeth, Cornelia et le petit Johannes. Tout ce petit monde vit avec la grand-mère, Maria Thins, propriétaire, par ailleurs, de la maison. Griet verra en cette dernière une alliée de choix. Elle aura à subir la petite Cornélia, petite peste qui ne se gênera pas pour essayer de la faire licencier. A l'origine, la jeune servante a été embauchée pour faire le ménage dans « l'antre sacrée », le bureau du peintre. Elle emploie des trésors d'ingéniosité pour ne rien déplacer tout en enlevant la poussière, à la grande joie de Veermer qui va lui en demander beaucoup plus, tout en le cachant à sa femme : moudre ses pigments ou, bien pire, poser pour lui. Griet développe des sentiments pour le peintre. Mais elle se demandera toujours si ces derniers sont partagés...
Voici un roman à la fois léger et admirable. Léger car il se lit très facilement : pas de style ampoulé mais un style fluide et très agréable. On retrouve ici une personnalité quelque peu énigmatique, le peintre hollandais Vermeer. Bien documenté, l'auteur nous emmène dans le monde de ce dernier, à la recherche des couleurs et de la perfection. On croit parfaitement à l'histoire qui est racontée, c'est là tout le talent de
Tracy Chevalier. Pourtant, cette servante, Griet, n'a jamais existé. C'est à partir de ce tableau célèbre que la romancière a laissé libre cours à son imagination et à son talent. Elle m'a donné envie de pousser plus loin les investigations et de faire des recherches sur la personnalité de ce dernier. Car si l'on connaît le peintre, on connaît bien moins celui qui se cache sous cette fonction. Et pour ceux qui n'entendent rien à la peinture ou, à la limite, ne s'y intéressent pas, le roman, basé sur les sentiments et les ressentis de la jeune servante, permet de s'évader dans une Hollande du XVIIe siècle. Ce livre est donc pour tous les publics.
A lire absolument !
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