> Marie-Odile Masek (Traducteur)

ISBN : 2070417948
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 432 notes) Ajouter à mes livres
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 18 août 2011

    Couperine
    Griet, fille d'un ancien faïencier, est obligée de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Son père ayant eu un accident qui lui a ôté la vue, la famille n'arrive plus à vivre convenablement. Frans, son frère, était parti un an plus tôt faire son apprentissage dans la faïence, comme son père. Griet, quant à elle, est envoyée dans la famille Veermer, dans le fameux « Coin des papistes », réservé aux catholiques. Si Johannes, le peintre, paraît bien ténébreux, sa femme, Catharina est une personne assez revêche, peu aimable envers la jeune fille. le couple a 5 enfants à l'arrivée de Griet: Maertge, Aleydis, Lisbeth, Cornelia et le petit Johannes. Tout ce petit monde vit avec la grand-mère, Maria Thins, propriétaire, par ailleurs, de la maison. Griet verra en cette dernière une alliée de choix. Elle aura à subir la petite Cornélia, petite peste qui ne se gênera pas pour essayer de la faire licencier. A l'origine, la jeune servante a été embauchée pour faire le ménage dans « l'antre sacrée », le bureau du peintre. Elle emploie des trésors d'ingéniosité pour ne rien déplacer tout en enlevant la poussière, à la grande joie de Veermer qui va lui en demander beaucoup plus, tout en le cachant à sa femme : moudre ses pigments ou, bien pire, poser pour lui. Griet développe des sentiments pour le peintre. Mais elle se demandera toujours si ces derniers sont partagés...
    Voici un roman à la fois léger et admirable. Léger car il se lit très facilement : pas de style ampoulé mais un style fluide et très agréable. On retrouve ici une personnalité quelque peu énigmatique, le peintre hollandais Vermeer. Bien documenté, l'auteur nous emmène dans le monde de ce dernier, à la recherche des couleurs et de la perfection. On croit parfaitement à l'histoire qui est racontée, c'est là tout le talent de Tracy Chevalier. Pourtant, cette servante, Griet, n'a jamais existé. C'est à partir de ce tableau célèbre que la romancière a laissé libre cours à son imagination et à son talent. Elle m'a donné envie de pousser plus loin les investigations et de faire des recherches sur la personnalité de ce dernier. Car si l'on connaît le peintre, on connaît bien moins celui qui se cache sous cette fonction. Et pour ceux qui n'entendent rien à la peinture ou, à la limite, ne s'y intéressent pas, le roman, basé sur les sentiments et les ressentis de la jeune servante, permet de s'évader dans une Hollande du XVIIe siècle. Ce livre est donc pour tous les publics.
    A lire absolument !

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 5.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 12 mars 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Griet est une jeune fille de seize ans, qui après l'accident qui a fait perdre la vue à son père, va devoir travailler comme servante auprès du peintre Vermeer.
    Jeune fille attachante, elle tente tant bien que mal de se faire à sa nouvelle situation malgré quelques personnes pas toujours bien intentionnées à son égard.
    Dès le départ, elle occupe un statut que l'on peut qualifier de privilégié puisque c'est elle qui fait le ménage dans l'atelier de Johannes Vermeer alors que même sa femme n'a pas le droit d'y mettre les pieds. Evidemment, ce statut va entraîner des jalousies, que ce soit du côté de la femme ou même de la gouvernante.
    Et l'attention que va lui porter le peintre ainsi que l'un de ses amis ne va pas être en sa faveur. Elle va se retrouver tiraillée entre son travail et la distance que ce dernier oblige et les demandes de son maître qu'elle se sent obligée d'accepter.
    La peinture et le 17ème siècle ne sont pas vraiment des thèmes qui me sont familiers, pourtant avec l'écriture de Tracy Chevalier, tout paraît très simple. Dès le début, j'ai été plongée dans le roman, comme si je vivais auprès des personnages.
    C'est le genre de livre que je trouve parfaitement construit, chaque chose à sa place avec pourtant une impression de naturel.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ness, le 22 mai 2011

    Ness
    Delf, 1664, Griet entre au service de la famille du peintre Vermeer. Afin de pouvoir aider sa famille dans le besoin, elle enchainera désormais les lessives, le nettoyage et les courses. Mais Griet n'est pas entré dans n'importe quelle famille. Les Vermeer compte 6 enfants de tout âge, une mère acariâtre et hautaine, une grand-mère toute puissante mais bien veillante et enfin le père peintre renommé. Avec cette famille, Griet va apprendre à se construire mais surtout elle va découvrir la peinture et les couleurs. Elle va surtout découvrir que la vie n'est pas facile et encore moins quand on est une jeune fille innocente et sans défense.
    Il y tellement de chose à dire sur ce roman que je ne sais pas quoi commencer. Peut être tout d'abord, la maitrise de l'écriture et du style mais surtout la description des tableaux si réaliste qu'on a ensuite aucun mal à les reconnaître quand on les voit. Je crois que c'est la première fois que je lis un roman et que je me précipite ensuite sur internet pour découvrir les tableaux décrits.
    Il y a ensuite les personnages notamment celui de Griet auquel je me suis attachée dès les premières lignes et que j'ai eu du mal à quitter. Il y en va de même pour les autres que j'ai apprit à apprécier ou alors détester au même rythme que la jeune servante.
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    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 02 février 2012

    IreneAdler
    Griet, jeune fille protestante, doit entrer au service de la famille du peintre Vermmer pour subvenir aux besoins de sa famille. La tâche n'est pas facile : les différences de religion et de classe entre elle et la famille sont autant d'obstacles. Elle fera cependant de son mieux.
    Cependant les choses se compiquent lorsque le maître des lieux lui apprend à préparer les couleurs de sa palette. Son épouse se prend de jalousie pour Griet et lui rendra la vie encore plus dure, aidée en cela pour une de ses filles.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par wendling.f, le 17 juin 2011

    wendling.f
    Issue d'une famille très modeste, ayant reçu de son père (peintre sur faïence devenu accidentellement aveugle) un sens artistique remarqué par le peintre au cours de la première prise de contact, Griet est engagée comme servante au sein de la famille VERMEER.
    Son salaire contribuant à faire vivre ses parents et sa fratrie, tout juste sortie de son adolescence, elle doit s'adonner à d'usantes et lourdes tâches ménagères. En outre plus spécialement embauchée pour procéder régulièrement au nettoyage de l'atelier du peintre, lieu sacré où ne sont admis que de rares autorisés, dès son arrivée Griet pressent que cette prérogative engendre des inimitiés, d'autant plus qu'elle parvient à élaborer sa propre technique afin de ne pas déranger l'ordre et la place soigneusement établis des objets, des outils et du mobilier, apportant ainsi toute satisfaction à l'exigent Maître.
    La servante devra évoluer avec humilité, intelligence, instinct et diplomatie dans cette nouvelle famille, et de plus composer avec une autre servante depuis longtemps au service de la famille et fidèle à Maria THINS, la belle-mère de VERMEER.
    En parallèle, le fils du boucher chez lequel s'approvisionne la famille VERMEER s'intéresse à Griet. Tout comme s'intéresse à elle, de trop près, un homme difficile à éviter, car il est le principal acquéreur des tableaux du maître, dont la production jugée insuffisante par les femmes du foyer doit permettre de nourrir une famille sans cesse en train de s'agrandir.
    Griet est prise entre des antonymes, comme l'est l'artiste-peintre entre son art et la réalité, ses émotions et la bienséance… Reliés à travers l'art, une complicité silencieuse s'établit entre elle et le Maître, emplie d'une considération mutuelle et d'une estime profonde.
    Le livre est composé de 4 parties titrées : 1664, 1665, 1666, 1676.
    Avec talent, Tracy Chevalier peint les portraits de ses modèles, créant une personnalité propre à chacun, au sein d'une époque que l'on sent étudiée.
    Le côté « première de la classe » de la narratrice est parfois agaçant, mais comment ne pas succomber - en pénétrant respectueusement avec elle dans l'atelier du Maître - au privilège unique d'un accès aux secrets de fabrication des composants de sa peinture et à la lente mise en place de l'atmosphère et du décor antérieure à toute création d'un tableau par un grand Maître ?
    Comme Griet, patiemment le lecteur observe et se familiarise avec chaque composant, remarque les censures ou retouches qui deviendront invisibles au final. Au fil des pages, par procuration, à son tour impressionné par la présence charismatique de l'ombrageux et taciturne peintre, il devient l'assistant de Johannes VERMEER. Se familiarisant avec ses manies, ses habitudes, comme un tableau longuement contemplé, si les défauts du Maître finissent par lui être révélés, en fermant le livre, les yeux encore accrochés à « la jeune fille à la perle ce portrait réellement peint par Johannes VERMEER prendra une dimension nouvelle sans pour autant perdre de son mystère.


    Lien : http://entremotsetvous.over-blog.net
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 18 août 2011

    Je grimpai l'escalier pour aller trouver mon père. Il était assis sous les combles, près de la fenêtre, la lumière effleurait son visage. Faute de mieux, c'était sa façon de voir, maintenant.

    Mon père était artiste céramiste. Ses doigts étaient bleus à force de peindre cupidons, damoiselles, soldats, bateaux, enfants, poissons, fleurs ou animaux sur des carreaux blancs avant de les vernir, de les passer au four et de les vendre. Un jour, le four avait explosé, le privant et de ses yeux et de son commerce. Il avait eu de la chance. Deux de ses compagnons étaient morts.

    Je m'assis près de lui et lui pris la main.

    « J'ai entendu, dit-il, sans me donner le temps d'ouvrir la bouche. J'ai tout entendu. » Ses oreilles compensaient des yeux qui n'étaient plus.

    Je ne trouvais rien à dire qui ne parût pas un reproche.

    « Je te demande pardon, Griet, j'aurais voulu mieux faire pour toi. » On pouvait lire certaine tristesse à l'endroit où se trouvaient jadis ces paupières que le docteur avait à jamais cousues.

    « Mais c'est un homme honnête et bon. Il te traitera bien. »

    Il n'ajouta rien au sujet de sa femme.

    « Comment pouvez-vous en être aussi sûr, père ? Vous le connaissez ?

    - Ne sais tu pas qui il est ?

    - Non.

    - Ne te rappelles-tu pas le tableau que nous avons vu il y a quelques années, à l'hôtel de ville, où Van Ruijven l'avait exposé après l'avoir acheté ? C'était une vue de Delft depuis les portes de Rotterdam et de Schiedam. Le ciel y tenait une très grande place et le soleil éclairait certains édifices.

    - Et du sable avait été ajouté à la peinture pour donner un aspect rugueux à la brique et aux toits, ajoutai-je. De grandes ombres s'étiraient sur le canal et de minuscules personnages s'activaient sur le rivage près de chez nous.

    - C'est ça. » Les orbites de mon père s'élargirent comme s'il avait encore ses yeux et contemplait à nouveau le tableau.

    Je m'en souvenais avec précision. Je me revoyais pensant au nombre de fois où je m'étais arrêtée à cet endroit précis sans jamais voir Delft avec les yeux de ce peintre.

    « Vous voulez dire que cet homme, c'était Van Ruijven ?

    - Le mécène ? »

    Le père partit d'un petit rire ? « Non, non, mon enfant, ce n'était pas lui. C'était le peintre. Veermer. C'était Johannes Veermer et son épouse. Tu es censée faire le ménage de son atelier. »
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  • Par quenlore, le 28 octobre 2011

    « Maintenant, regardez-moi.
    Je tournai la tête et le regardai par-dessus mon épaule droite.
    Ses yeux s’immobilisèrent dans les miens et tout ce qui me vint à l’esprit ce fut que leur gris me rappelait l’intérieur d’une coquille d’huître.
    Il semblait attendre quelque chose. Mon visage commença à refléter ma crainte de ne pouvoir le satisfaire.
    ’Griet’, reprit-il avec douceur. Il n’eut point besoin d’en dire davantage, mes yeux s’emplirent de larmes. Je les retins, je savais faire maintenant.
    Oui. Ne bougez pas.
    Il allait peindre mon portrait. »
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  • Par Imenne, le 23 janvier 2011

    "Maintenant, regardez-moi."
    Je tournai la tête et le regardai par-dessus mon épaule droite.
    Ses yeux s'immobilisèrent dans les miens et tout ce qui me vint à l'esprit ce fut que leur gris me rappelait l'intérieur d'une coquille d'huître.
    Il semblait attendre quelque chose. Mon visage commença à refléter ma crainte de ne pouvoir le satisfaire.
    "Griet", reprit-il avec douceur. Il n'eut point besoin d'en dire davantage, mes yeux s'emplirent de larmes. Je les retins, je savais faire maintenant.
    "Oui. Ne bougez pas."
    Il allait peindre mon portrait.
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  • Par missmolko1, le 21 février 2011

    Son regard vint se poser sur moi comme un papillon sur une fleur, je ne pus m'empêcher de rougir.
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  • Par missmolko1, le 20 février 2011

    Le neuf et l'ancien croisaient leurs trames, comme dans la reprise d'une chaussette.
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La chronique de Gérard Collard - Prodigieuses créatures
Gérard Collard vous propose aujourd'hui un très bon livre, et ce, sans se ruiner, puisque c'est un livre de poche!!!! le libraire de Saint-Maur-des-Fossés met en avant un livre de l'américaine Tracy Chevalier. Il s'agit de Prodigieuses créatures aux éditions Folio qui met en scène deux jeunes femmes, réunies par une passion commune : les fossiles... Regardez... La présentation du livre « Prodigieuses créatures » par l'éditeur : « La foudre m'a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai ». Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « Prodigieuses créatures » qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d'un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d'hommes. Elle trouve une alliée inattendue en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l'accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l'hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses créatures, l'histoire d'une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l'une des plus grandes découvertes du XIXe siècle. Vous pouvez commander « Prodigieuses créatures"








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