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ISBN : 2072465745
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 879 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la b... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 11 juin 2012

    carre
    Griet rentre au service de la famille Vermeer ou elle officie comme servante. le travail avec les enfants est un vrai fardeau, d'autant que la maitresse de maison se montre terriblement blessante et dure.
    Mais, Griet jeune fille réservée n'a pas le choix et se trouve très vite une attirance pour l'univers de l'illustre Johannès Vermeer. Troublé par le charme discret de la jeune servante une étrange relation se noue entre l'artiste renommé et Griet. Et si Griet était la jeune fille du célèbre tableau du peintre ?
    Tracy Chevalier redonne vie à une époque (le XVIIème), à une ville (Delft) avec une très belle description tant sur le plan social que sur la vie au quotidien. L'auteur joue sans cesse sur l'épanouissement des sens, sur la beauté du visuel, s'attachant à faire effleurer les émotions ambivalentes de son héroine et de son énigmatique employeur. Quels sont les véritables sentiments qu'éprouve Johannès pour Griet, n'est elle qu'un jouet, un modèle ? Quel sens donné au secret liant les deux personnages ?
    C'est à mon sens dans ces zones d'ombres que le livre est le plus réussit. Une écriture agréable donc et l'envie donnée de voir les tableaux du maitre hollandais.
    Un très bon moment.
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    • Livres 5.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 14 juillet 2012

    livr0ns-n0us
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un aussi bon roman. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir d'une telle révélation littéraire depuis La Confusion des sentiments de Stefan Zweig, mon livre fétiche (je dis toujours que j'en ai plusieurs mais si je devais n'en choisir qu'un, ce serait celui-ci !). Avec La Jeune Fille à la perle, Tracy Chevalier nous propose de pénétrer l'intimité du peintre Johannes Vermeer, né dans les années 1630 aux Pays-Bas. Cet artiste est une énigme qui continue encore de fasciner les historiens puisqu'on dispose de très peu de traces de son quotidien. On lui attribue à peine une quarantaine de tableaux mettant le plus souvent en scène un ou plusieurs personnages en intérieur (probablement son atelier). A son époque, Vermeer n'était pas un de ces génies méconnus ; on sait qu'il bénéficiait d'un certain prestige puisqu'en 1653, la guilde de Saint-Luc l'accepte comme maître-peintre. C'est également l'année de son mariage avec Catharina Bolnes dont il aura quinze enfants (!). Vermeer peignait principalement sur commande (son père fut son premier mécène) mais son rythme très lent ne lui permettaient pas de subvenir aux besoins de sa trop nombreuse famille. Vermeer décède à l'âge de 43 ans, laissant sa femme et ses enfants criblés de dettes. Oublié pendant près d'un siècle, le peintre fut redécouvert grâce à la critique d'art et connu un succès fulgurant. Ses tableaux les plus célèbres tels que "La Laitière", "La Jeune Fille à la perle" ou la "Vue de Delft" ont inspiré bon nombre d'écrivains et d'artistes. La peinture de Johannes Vermeer est considérée par les critiques comme un miracle de lumière, d'harmonie et de subtilité dans les tons et la composition.
    Bien que le roman de Tracy Chevalier soit entièrement fictif, il s'appuie très soigneusement sur les détails que nous connaissons de la vie du peintre. Je nourrissais déjà une fascination et un attachement particulier pour le tableau "La Jeune Fille à la perle", couramment surnommée "la Joconde du Nord". J'ai eu l'occasion de l'étudier en cours d'histoire de l'art à de multiples reprises mais je suis toujours aussi séduite par le mystère et la délicatesse qui s'en dégagent. le roman est à l'image du tableau : tout en douceur, en subtilité, plein de pudeur et de retenue. Plus troublant encore, il agit sur moi de la même manière que le chef-d'œuvre du peintre, en s'imposant subrepticement, presque en me hantant. le plaisir de la lecture n'est pas spectaculaire mais n'en est pas moins saisissant. Tout l'ouvrage est dominé par les sensations, les émotions. La beauté, la tristesse et le pureté se cristallisent au fil des pages pour former une œuvre pleine de poésie et de raffinement.
    La méconnaissance de la vie du peintre a permis une très grande liberté d'imagination à l'auteure mais j'ai l'impression qu'elle a réussi à être fidèle à l'esprit du tableau. Elle propose en tout cas une plongée minutieuse dans le processus créatif et sa sensibilité exacerbée permet de retranscrire toute la magie de la naissance d'un chef-d'œuvre. Dès les premières lignes, j'ai été saisie par l'urgence d'observer le tableau en même temps que la lecture. Je suis sortie de ce roman émerveillée, un peu étourdie, avec l'envie dévorante de percer à mon tour les secrets de Vermeer... et de lire d'autres romans de Tracy Chevalier.

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 26 décembre 2012

    Ellen-R
    La rencontre entre Vermeer et la jeune servante introduit bien évidemment le roman et d'une manière peu singulière. le peintre et son épouse, en visite au domicile des parents de Griet pour la prendre à leur service, découvrent une jeune fille en train de préparer le dîner familial : une soupe. Elle épluche les légumes, les coupe en morceaux et les trie en fonction de leur teinte : choux rouge, oignons, poireaux, carottes, navets, le tout en une harmonie de couleur. Ce tri quelque peu surprenant attire l'oeil du peintre qui décide sur le champ de l'embaucher.
    Ce roman nous introduit au coeur de la vie des hollandais au XVIIème siècle. Prostestants et ne rechignant pas au travail pour les familles modestes, la rencontre avec Vermeer est un véritable choc culturel pour Griet. D'abord confrontée à la jalousie des femmes de la maison, elle est introduite peu à peu par le peintre lui-même dans l'univers de son atelier. Pour avoir des amis artistes reconnus et d'autres pas, mettre un pied dans l'atelier d'un peintre est toujours en ce qui me concerne un moment magique, ces tubes de toutes les couleurs, les pinceaux, les odeurs : Tous cela m'émerveille et je ne m'en lasse pas, j'ai l'impression d'être dans un monde unique... alors imaginez ce que peut ressentir une jeune fille quasi-inculte, pauvre et ignorant tout de cet univers.
    Elle devient la seule et unique personne à pouvoir entrer dans l'atelier de l'artiste. Dans un premier temps pour y faire le ménage en ayant l'ordre de remettre chaque objet déplacé à sa place exacte, ensuite en broyant et préparant les pigments en les mélangeant , le tout en cachette, la nuit. "J'aimais broyer les ingrédients qu'il rapportait de chez l'apothicaire, se remémore Griet, des os, de la céruse, du massicot, admirant l'éclat et la pureté des couleurs que j'obtenais ainsi. J'appris que plus les matériaux étaient finement broyés, plus la couleur était intense. A partir de grains rugueux et ternes, la garance devenait une belle poudre rouge vif, puis mélangée à de l'huile de lin, elle se transformait en une peinture étincelante. Préparer ces couleurs tenait de la magie".
    Une relation intime naît peu à peu entre la jeune servante et le peintre qui finira par faire son portrait. Il la couche sur toile. Un portrait magnifique. Tandis que la jeune servante pose pour l'oeuvre, nous ressentons, nous lecteurs, une très forte atmosphère érotique qui ne se manifeste par les mots de l'auteur que par un simple effleurement, mais ô combien suggestif. Magnifique.
    La vie reprend ensuite son cours pour Griet : Elle épouse un garçon boucher et a deux enfants. Elle mène la vie que son milieu social approuve et conforme à ce qu'il doit être pour cette époque.
    Tracy Chevalier réussit d'une main de maître à nous entraîner dans cet univers artistique, dans cette Hollande du XVIIème. Son imaginaire s'est laissé emporter, d'autant plus que les historiens de l'art n'ont quasiment fait aucun thèse sur cette toile superbe. C'est Griet, elle-même, qui raconte son histoire et Tracy Chevalier a réussi de manière admirable à associer écriture et oeuvre de Vermeer avec beaucoup de sensualité et une grande finesse d'écriture.
    J'ai adoré...
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 02 janvier 2013

    Aline1102
    A seize ans, Griet est placée comme servante afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père, artisan faïencier, a perdu la vue suite à l'explosion de son four et, depuis, la survie est difficile.
    Griet entre donc au service d'une famille de ce qu'elle appelle " le coin des papistes ". Il s'agit, en réalité, de la maisonnée du peintre Johannes Vermeer.
    Fascinée par les tableaux de son maître, dont elle est chargée de nettoyer l'atelier, Griet va devenir très proche de Vermeer. Et, par là-même, s'attirer les foudres de son épouse, Catharina et de Tanneke, l'autre servante, toutes deux jalouses des prérogatives de Griet.

    La présentation de l'éditeur parle, en ce qui concerne la relation entre Griet et Vermeer, de " corruption de L'Innocence ". Pourtant, dès le début du récit, on a l'impression que Griet n'est pas si innocente que cela. Au départ, elle est fascinée par Vermeer, probablement parce qu'il est peintre et que Griet a grandi dans un foyer où la peinture occupait une place essentielle (le père de Griet peignait des carreaux de faïence). Mais Griet semble très vite vouloir supplanter Catharina dans l'affection de Vermeer. Ce n'est jamais énoncé clairement, écrit noir sur blanc par Tracy Chevalier, mais on sent très vite s'installer un certain jeu de séduction entre le peintre et la jeune servante, laquelle semble s'en rendre compte et ne pas s'en formaliser plus que cela. En ce qui concerne L'Innocence, Griet n'est donc pas un modèle.
    Un bon point de ce récit, outre qu'il traite d'un des peintres les plus talentueux, est l'ambiance particulière aux Pays-Bas de cette époque, parfaitement rendue par l'auteure. La vie quotidienne est rythmée par les achats quotidiens au marché et par la navigation sur les canaux, qui occupent une place importante dans la vie des habitants. Ces canaux ne sont pas seulement un moyen de communication, reliant Delft aux autres villes de Hollande (ils permettent, entre autres, aux différents marchands de vendre leur production au marché) ; ils sont aussi une source d'eau pour les travaux ménagers : lessive, lavage des sols,... Griet fait d'incessants allers-retours, en une seule journée, entre le canal qui passe devant la demeure des Vermeer et sa cuisine, où elle se livre à différentes tâches réclamant de l'eau bouillie. Dans un contexte plus léger, la jeune fille mentionne plus d'une fois la douceur d'un moment passé à flâner le long de ces mêmes canaux, lors d'une chaude journée d'été... Et l'on se prend à rêver à cette époque révolue, où la vie était si difficile pour des filles comme Griet, mais qui a vu l'éclosion de grands artistes, comme Vermeer.
    Une interrogation m'a trotté dans la tête tout au long de ma lecture : une jeune fille d'origine modeste, au XVIIe siècle, peut-elle employer un langage aussi châtié que celui de Griet ? Est-ce l'influence du milieu artistique dans lequel elle a grandi ? Toujours est-il que Griet semble parler (si l'on peut employer ce verbe à propos d'un personnage de roman) beaucoup mieux que les autres femmes de sa condition (je pense à Tanneke, par exemple). Malgré ses difficultés à lire, dont elle parle elle-même, Griet semble très cultivée. Peut-être est-ce voulu de la part de l'auteure, comme un moyen de singulariser Griet au milieu de personnes qui lui en veulent.
    En tout cas, le langage particulièrement soigné de la jeune servante, les descriptions détaillées des tableaux de Vermeer et des rues de Delft, tout cela fait de cette Jeune fille à la perle un merveilleux roman, empreint d'une grande nostalgie.
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 15 juillet 2012

    fleurdusoleil
    Je ne suis pas une grande amatrice d'art et de peinture, mais il m'arrive de me poser quelques minutes et de contempler une belle œuvre si le sujet est intrigant.
    la jeune fille à la perle du peintre hollandais Vermeer fait parti de ces toiles que je trouve magnifique.
    Par conséquent, ce fut un réel plaisir de me plonger dans un roman tournant autour de ce tableau.
    Peint vers 1665, il suit le fil conducteur du maitre : peindre des scènes de la vie quotidienne.
    Mais comment est-il nait ?
    Tracy Chevalier nous offre ici, une version romancée de la naissance de ce chef d'œuvre. S'inspirant grandement de la véritable vie du peintre, elle imagine l'histoire d'une jeune servante entrant au service des Vermeer avec pour principale tache le ménage de l'atelier. Griet est une jeune fille de seize ans encore emplie de L'Innocence de son enfance et d'une beauté rayonnante.
    Elle est l'une des rares personnes de la demeure a avoir le privilège d'entrer dans l'antre de l'artiste, ce qui déclenche invariablement la jalousie de l'épouse.
    Chaque fois que Griet croise le maitre dans l'atelier, la jeune fille sent son coeur fondre car cet homme au charme énigmatique la trouble fortement. Lorsque ce dernier lui demande de poser pour lui, les événements conduisent fatalement au scandale.
    Sa rencontre avec Johannes Vermeer va bouleverser sa vie.
    L'histoire se passe à Delft, ville qui a vu naitre et grandir Vermeer. Nous sommes dans la Hollande du dix-septième siècle. de belles descriptions de la ville à cette époque viennent nourrir ce roman envoutant. le marché, les petites rues et le quotidien des habitants.
    La vie de Johannes Vermeer et de sa famille est retranscrite avec beaucoup de justesse. Et on se prend à rêver que nous foulons les mêmes pavés que ce grand peintre.
    C'est avec le cœur emplit de belles couleurs ( surtout l'outremer, cher au peintre ) que nous vivons les affres d'un caprice d'artiste. Cet homme n'a aucune conscience des conséquences de son geste. Griet va pâtir de la force artistique du maitre, surtout dans une Hollande très catholique...
    Bref, ce magnifique roman de Tracy Chevalier fait voyager son lecteur dans l'art mais aussi dans l'histoire. Les sentiments que ce dégagent de ce récit sont forts et que l'on soit amateur d'art ou non, la jeune fille à la perle touche le cœur de tous.
    Encore une fois, grâce au challenge "Un mot, des titres" de Calypso, j'ai fait une très belle découverte. Je profite chaque fois de ce rendez-vous pour m'aventurer dans des romans qui ne sont pas forcément dans mes critères de sélection habituels. Et chaque fois, je suis surprise par l'intérêt que je porte pour ces lectures.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/07/la-jeune-fille-la-perle-t..
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 18 août 2011

    Je grimpai l'escalier pour aller trouver mon père. Il était assis sous les combles, près de la fenêtre, la lumière effleurait son visage. Faute de mieux, c'était sa façon de voir, maintenant.

    Mon père était artiste céramiste. Ses doigts étaient bleus à force de peindre cupidons, damoiselles, soldats, bateaux, enfants, poissons, fleurs ou animaux sur des carreaux blancs avant de les vernir, de les passer au four et de les vendre. Un jour, le four avait explosé, le privant et de ses yeux et de son commerce. Il avait eu de la chance. Deux de ses compagnons étaient morts.

    Je m'assis près de lui et lui pris la main.

    « J'ai entendu, dit-il, sans me donner le temps d'ouvrir la bouche. J'ai tout entendu. » Ses oreilles compensaient des yeux qui n'étaient plus.

    Je ne trouvais rien à dire qui ne parût pas un reproche.

    « Je te demande pardon, Griet, j'aurais voulu mieux faire pour toi. » On pouvait lire certaine tristesse à l'endroit où se trouvaient jadis ces paupières que le docteur avait à jamais cousues.

    « Mais c'est un homme honnête et bon. Il te traitera bien. »

    Il n'ajouta rien au sujet de sa femme.

    « Comment pouvez-vous en être aussi sûr, père ? Vous le connaissez ?

    - Ne sais tu pas qui il est ?

    - Non.

    - Ne te rappelles-tu pas le tableau que nous avons vu il y a quelques années, à l'hôtel de ville, où Van Ruijven l'avait exposé après l'avoir acheté ? C'était une vue de Delft depuis les portes de Rotterdam et de Schiedam. Le ciel y tenait une très grande place et le soleil éclairait certains édifices.

    - Et du sable avait été ajouté à la peinture pour donner un aspect rugueux à la brique et aux toits, ajoutai-je. De grandes ombres s'étiraient sur le canal et de minuscules personnages s'activaient sur le rivage près de chez nous.

    - C'est ça. » Les orbites de mon père s'élargirent comme s'il avait encore ses yeux et contemplait à nouveau le tableau.

    Je m'en souvenais avec précision. Je me revoyais pensant au nombre de fois où je m'étais arrêtée à cet endroit précis sans jamais voir Delft avec les yeux de ce peintre.

    « Vous voulez dire que cet homme, c'était Van Ruijven ?

    - Le mécène ? »

    Le père partit d'un petit rire ? « Non, non, mon enfant, ce n'était pas lui. C'était le peintre. Veermer. C'était Johannes Veermer et son épouse. Tu es censée faire le ménage de son atelier. »
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  • Par tamara29, le 11 juillet 2012

    Je ralentis le pas. Toutes ces années passées à aller chercher de l'eau, à essorer des vêtements, à laver par terre, à vider des pots de chambre, sans espoir drentrevoir la moindre beauté, couleur ou lumière dans ma vie, défilèrent devant moi comme une immense plaine, au bout de laquelle on apercevait la mer sans jamais pouvoir l'atteindre. S'il m'était plus possible de travailler avec les couleurs, s'il ne m'était plus possible d'être auprès de lui. je ne savais comment je pourrais continuer à travailler dans cette maison.
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  • Par Imenne, le 23 janvier 2011

    "Maintenant, regardez-moi."
    Je tournai la tête et le regardai par-dessus mon épaule droite.
    Ses yeux s'immobilisèrent dans les miens et tout ce qui me vint à l'esprit ce fut que leur gris me rappelait l'intérieur d'une coquille d'huître.
    Il semblait attendre quelque chose. Mon visage commença à refléter ma crainte de ne pouvoir le satisfaire.
    "Griet", reprit-il avec douceur. Il n'eut point besoin d'en dire davantage, mes yeux s'emplirent de larmes. Je les retins, je savais faire maintenant.
    "Oui. Ne bougez pas."
    Il allait peindre mon portrait.
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  • Par Myrabelle, le 27 novembre 2012

    Je tournai la tête et le regardai par-dessus mon épaule droite.
    Ses yeux s'immobilisèrent dans les miens et tout ce qui me vint à l'esprit ce fut que leur gris me rappelait l'intérieur d'une coquille d'huître.

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  • Par missmolko1, le 21 février 2011

    Son regard vint se poser sur moi comme un papillon sur une fleur, je ne pus m'empêcher de rougir.

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