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ISBN : 2710370190
Éditeur : Le Table Ronde (2013)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 150 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 21 mars 2014

    Lolokili
    Et sinon, toi, tu serais plutôt la petite maison dans la prairie (réponse A) ou vis ma vie de Paris Hilton sur les hauteurs de Beverly Hills (réponse B) ?
    Un maximum de B : change de bouquin.
    Plutôt A : sache que tu t’en vas contempler ici le quotidien (à peu près) paisible d’une communauté Quaker dans l’Ohio étasunien du XIXème siècle.
    Habituée elle aussi à cette existence modeste et un tantinet austère, la très sage Honor Bright, fraichement débarquée de sa lointaine Angleterre, va découvrir pourtant un pays et des mœurs bien différents des siens. Mais c’est par-dessus tout sa prise de conscience de la douloureuse question de l’esclavage américain qui va bousculer son destin.
    Tracy Chevalier explore dans son roman les coutumes de la Société Religieuse des Amis plus connue sous le nom de Quakers, ainsi que les petits secrets de confection des quilts (avec un Q je vous prie), ces courtepointes en patchwork caractéristiques des communautés anglo-saxonnes dès le XVIIIème siècle. Il est aussi amplement question du fameux « underground railroad » (chemin de fer clandestin), réseau de bonnes âmes qui, quinze ans avant l’abolition de l’esclavage, aida les esclaves en fuite à gagner le Canada ou les états abolitionnistes du nord.
    Et ça, c’est instructif.
    En revanche on s’ennuie poliment sur les trois quarts de l’histoire, car il faut bien l’avouer, Honor à la ferme c’est pas Martine au concert de Led Zeppelin. « La dernière fugitive » se lit quand même agréablement, un peu comme « La couleur des sentiments » qui avait traité, à un siècle d’écart, ce thème de la rébellion d’une femme contre les tyrannies ségrégationnistes.
    Honnête et intéressant... mais sans plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 22 mars 2014

    Kittiwake
    Après La jeune fille à la perle et Prodigieuses créatures, c'est à nouveau une femme qui mobilise l'énergie créatrice de Tracy Chevalier. Une femme en marge cette fois encore, quaker, déracinée puisque la rupture de ses fiançailles l'entraine à quitter l'Angleterre pour accompagner sa soeur qui doit se marier dans l''Ohio avec un Ami, comme se nomment entre eux les membres de cette communauté religieuse, connus pour leur austérité. Un voyage d'un mois, très éprouvant, le décès de la soeur en arrivant à destination, l'accueil plus que mitigé de ce qui devait être la belle famille de sa soeur, l'acclimatation n'est pas facile. D'autant que ce qui pourrait redonner un sens à sa vie en ces contrées, aider les esclaves fugitifs dans leur fuite vers le Canada en participant au « chemin de fer clandestin », l'isole encore plus de ceux auprès desquels elle a tissé des liens.
    L'intégration d'une étrangère que sa religion rend fort peu malléable suscite de nombreuse réflexions que ne manque pas d'explorer Tracy Chevalier :
    - L'esclavage : les abolitionnistes font entendre leur voix mais une loi est votée qui punit les complices des fugueurs. L'enfer étant pavé de bonnes intentions, même les américains en accord avec le principe de l'Abolition, craignent l'effondrement de l'économie si l'on ne peut plus compter sur cette main d'oeuvre quasiment gratuite. Les quakers devraient être du côté des abolitionnistes, mais….
    - La naissance d'une société sur des terres où vivent encore des bêtes sauvages, alors que l'essor industriel s'apprête à transformer les modes de vie (une ligne de chemin de fer récemment ouverte fait circuler un train à la vitesse prodigieuse de vingt-cinq kilomètres à l'heure). Les hommes doivent s'adapter, rapidement. le contraste est encore plus patent pour notre jeune héroïne qui vient d'un pays « vieux de mille ans ».
    Le fil rouge est blanc, ici, ce fil qui permet de coudre de jolis points serrés pour réaliser des quilts, couvre-lits que les femmes apportent dans leur dot, et dont la confection occupe tout leur temps libre. Honor est particulièrement douée, mais ici encore, les habitudes outre-atlantique diffèrent de celle de l'Angleterre.
    Le roman est plus sage, et manque un peu de relief si on le compare à Prodigieuses créatures. Tracy Chevalier rend la une copie de bonne élève, à laquelle il manque un petit quelque chose pour que l'on puisse adhérer totalement à l'histoire. Les personnages sont très caricaturaux et un peu de nuance n'aurait pas nui. Néanmoins la lecture est agréable et l'on ne s'ennuie pas .
    Tous les ingrédients sont là pour une version cinématographiques….

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/03/la-derniere-fugitive.html
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 27 octobre 2013

    litolff
    Quilteuses quakers et esclavage en fuite
    The Last Runaway est le dernier roman de Tracy Chevalier et comme il n'a pas encore été traduit en français, en voici un petit résumé.
    En 1850, Honor Bright, jeune Quaker britannique, débarque à New York avec sa sœur Grace. Grace va se marier à un colon Quaker installé dans l'Ohio et Honor a décidé de quitter Bristol et l'accompagner pour fuir une peine de cœur.
    Mais après une traversée houleuse, le destin frappe les deux sœurs et Honor se retrouve toute seule pour affronter un pays qui lui est totalement étranger et une famille qui ne lui est rien, avec pour tout bagage un art consommé de la confection de quilts, ces couvertures matelassées en patchwork sans lesquels une jeune fille quaker accomplie ne saurait se marier.
    L'Ohio en 1850 n'est pas une terre très hospitalière : torride en été, glaciale en hiver, frappée d'orages violents qui transforment les routes en cloaque, elle est traversée par les colons qui vont plus loin vers l'Ouest en quête de grands espaces et par les esclaves « marrons » fugitifs des grandes plantations du Sud, qui tentent de gagner le Canada au Nord.
    Car bien sûr, l'abolition de l'esclavage ne sera votée que 15 ans plus tard, et en 1850, une loi est établie qui permet aux « chasseurs d'esclaves » d'obliger les citoyens à les aider à rechercher les fugitifs.
    Si la communauté Quaker est opposée sur le principe à l'esclavage, il est parfois difficile d'accorder les faits à ses principes et Honor se trouve confrontée à un dilemme cornélien : aider les esclaves en fuite et braver la loi, ou se soumettre, comme sa belle-famille aux pressions des chasseurs d'esclaves sans scrupules.
    Brillant et coloré, c'est tout un pan de l'histoire américaine que Tracy Chevalier nous raconte ici dans ce nouveau roman qui tranche avec ses écrits précédents, tous situés en Europe et qui aborde la condition féminine au XIXe siècle, l'esclavage, les Quakers et…. l'art du quilting qui ravira certainement les connaisseuses !
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    • Livres 3.00/5
    Par tynn, le 05 juin 2014

    tynn
    1850: Honor traverse l'océan avec sa soeur pour une vie nouvelle en Ohio.
    Quand celle ci décède sur le chemin, l'aventure tourne court, la laissant perdue et isolée, petite anglaise fragile dans un immense pays. Trouver sa place dans sa communauté, vivre en accord avec ses principes, être reconnue pour ses talents de brodeuse et couturière, le chemin sera long, mais Honor est persévérante et sa personnalité va s'épanouir dans les difficultés.
    Il a fallu que ce livre s'impose par hasard entre mes mains. Je craignais un récit trop sucré, une histoire féminine un peu convenue dans un contexte connu de communauté quaker américaine, au 19ème siècle.
    C'est en effet tout cela mais je reconnais y avoir pris un vrai plaisir, sans doute du à la forme littéraire plus proche du documentaire que du roman. Mêlant correspondance et tranches de vies, la psychologie et la spiritualité ouvrent à la réflexion, en nous replaçant dans un contexte social disparu.
    Les travaux de la ferme, la confection des chapeaux et des quilts, les relations frustres et industrieuses d'une population agricole encore très proche des colons, l'adaptation difficile des derniers émigrants, le "chemin de fer clandestin" d'une Amérique encore esclavagiste, inquiète de sa survie économique face aux enjeux humanistes. Tout cela mis en scène pour décor d'une histoire forte, au suspens dramatique, à l'aube de la guerre de Secession.
    Réalité historique, personnages attachants, souci de détail et de l'authenticité, Tracy Chevalier excelle dans ses romans mêlant Grande Histoire et destins individuels.
    Ca donne même envie de se mettre au patchwork!

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    • Livres 4.00/5
    Par letitbe, le 08 décembre 2013

    letitbe
    Tracy Chevalier délaisse l'Europe, théâtre de ses précédents romans, pour l'Amérique du milieu du XIXème siècle.
    Son héroïne, Honor Bright, une jeune quaker anglaise va quitter son pays pour fuir une rupture de fiançailles et accompagner sa soeur Grace qui va épouser un quaker anglais installé aux Etats-Unis. Après une traversée en bateau éprouvante, Honor va perdre sa soeur victime de la fièvre jaune. Désormais seule, elle va devoir s'adapter et trouver sa place dans ce pays si différent de son Angleterre natale.
    Autre pays, autres moeurs, Honor nouera des amitiés avec certains, sera tolérée par sa communauté religieuse, découvrira le sort des esclaves en fuite et celui de ceux qui leur viennent en aide.
    C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu ce roman. J'ai été transportée par cette histoire ancrée dans la réalité d'une époque dont je ne connaissais pas toutes les facettes. J'ai découvert la communauté des quakers, l'univers du quilt,le "chemin de fer clandestin". Mais surtout, j'ai été touchée par la force et la détermination d'Honor, une jeune femme, qui non seulement traverse les épreuves avec courage mais fait preuve d'une ouverture d'esprit peu commune et sait se remettre en question.
    De toutes les héroïnes des romans de Tracy Chevalier (à l'exception de "La Vierge en bleu" que je n'ai pas lu) Honor Bright est, à mon humble avis, la plus marquante. Difficile d'oublier ce personnage doux, fort et déterminé.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 20 novembre 2013
    L'écriture classique et claire de Tracy Chevalier, ses descriptions bruissant de lumière, de verdure, de neige et de silence deviennent alors étrangement un envoûtant défi à l'impossible...
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par ssstella, le 27 mai 2014

    Mme Reed pouffa. "Vous êtes abolitionniste ? Y a beaucoup de quakers qui le sont." Elle balaya du regard la boutique déserte, et sembla prendre une décision. "Les abolitionnistes ont plein de théories, mais moi je vis avec des réalités. Pourquoi je voudrais aller en Afrique ? Je suis née en Virginie. Pareil pour mes parents, mes grands-parents et leurs parents. Je suis américaine. Je ne raffole pas de l'idée qu'on nous expédie tous dans un pays que, pour la plupart, on connaît même pas. Si les Blancs espèrent juste se débarrasser de nous, nous flanquer sur des bateaux pour pouvoir être bien tranquilles, eh ben, moi je suis ici. C'est mon pays, et j'irai nulle part."
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  • Par tynn, le 05 juin 2014

    Les Américains avaient une manière bien plus démonstrative que les Anglais d'imposer leur propre rythme* et il ne semblait pas leur venir à l'esprit qu'une telle attitude pût déplaire aux autres. A vrai dire, les Américains n'agissaient souvent qu'à leur guise, sans tenir compte des sentiments d'autrui: fiers de leur individualité, ils aimaient en faire étalage.

    * ...de l'utilisation du rocking-chair.
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  • Par catherine2704, le 03 février 2014

    Ce roman m'a ravie et je l'ai lu en 5 jours. Honor quitte son Doset natal avec sa soeur qui doit se marier dans l'Ohio. Mais celle ci meurt peu de temps après être arrivée sur le sol américain et Honor se retrouve dans une situation délicate mais pas seule car elle trouvera de l'aide sur place le temps d'arriver chez ce "beau frère" qui n'aura pu épouser sa soeur. Honor a 20 ans et bien que fragilisée par le décès de sa soeur et l'enchainement des évènements, elle va se retrouvée mêlée au "chemin de fer clandestin" que constitue la route empruntée par les esclaves des plantations du sud pour aboutir au Canada où ils sont considérés comme des êtres libres. L'auteur nous fait bien ressentir le milieu rural et l'environnement extérieur de l'Ohio, on a parfois l'impression d'entendre les vêtements des fugitives qui bruissent dans les champs de maïs qui connaissent bien la nature sauvage et savent s'y mouvoir en toute discrétion car les chasseurs d'esclaves rodent. Ce roman bien documenté nous parle également des traditions des kilteuses, des travaux d'aiguilles, de la confection des édredons qui donnent parfois lieu à des travaux de groupe entre femmes. Honor qui vient d'Anglerre et qui par son appartenance aux quakers considere les gens égaux entre eux, ne peut rester indifférente au sort des esclaves en fuite et prendra des décisions courageuses pour rester fidèle à ses idéaux. Très beau roman de lecture facile et qui dit des choses essentielles.
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  • Par Sepo, le 20 avril 2014

    Elle était arrivée dans ce pays avec un principe clair, issu d'une vie entière passée à méditer dans l'attente silencieuse: tous les hommes étant égaux aux yeux de Dieu, il était donc anormal que certains soient asservi par d'autres. Tout système d'esclavage devait être aboli. La chose avait parut simple en Angleterre, et pourtant, dans l'Ohio, ce principe se trouvait écorné. Par des arguments économiques, par des situations personnelles, par des préjugés profondément enracinés qu'Honor décelait même chez les quakers...Elle avait beau de s'indigner en repensant au banc des Noirs à la maison quaker de Philadelphie; elle-même ne sentirait-elle totalement à l'aise assise à côté d'un Noir ? Elle les aidait, mais elle ne les connaissait pas en tant que personnes. A part Mme Reed, un peu: les fleurs qu'elle portait sur son chapeau; le ragoût bourré d'oignons et de piments; le patchwork qu'elle avait composé au jugé. Ces petits détails quotidiens, voilà ce qui donnait consistance aux individus.

    Quand un principe abstrait se trouvait impliqué dans la vie de tous les jours, il perdait de sa clarté et de son intransigeance et il s'affaiblissait. Honor ne comprenait pas comment c'était possible, et pourtant c'était arrivé: les Haymaker avaient démontré qu'on pouvait à bon droit abjurer ses principes et renoncer à agir. Maintenant, qu'elle était membre de cette famille, elle était censée épouser son histoire et accepter elle aussi le compromis
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  • Par letitbe, le 08 décembre 2013

    Je crois qu'au fond d'eux-mêmes la plupart des gens du Sud ont toujours su que l'esclavage était une faute, mais qu'ils ont accumulé des couches et des couches d'arguments pour justifier cette pratique. Ces couches n'ont fait que se solidifier au fil des ans. Pas évident de s'extraire de cette logique, d'avoir le cran de dire : "C'est mal."

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