Éditeur : Ecorce (2011)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Dix ans après, Suzanne se pointe comme une fleur, embrasse sa sœur Zia, la jette dans son fauteuil,
embarque quelques fringues, roule à toute allure dans le parc du Centre jusqu’à sa voiture
où elle harnache Zia sur le siège avant, replie l’engin, démarr... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par janthirion, le 07 janvier 2012

    janthirion
    Du réalisme, d'accord, un peu, on prend. Une manière particulière de tordre la narration, les mots et le temps, on prend aussi. Il est des livres qui sortent de nulle part et qui vous étonnent à chaque page. Alors que d'autres romans se lovent sur vos genoux et ronronnent, celui de Séverine Chevalier vous brûle et vous glace en même temps. Il ne s'agit pourtant pas de violence ni de compassion comme on en voit si souvent dans les belles-lettres actuellement ou dans la littérature de genre. On est au-delà, hors des canons du polar habituels. Plus que le genre noir, la référence serait le blême, la poussière d'or des chemins de traverse en plus. Car de quoi est-il question? Une jeune femme a mené à terme une opération suicide dans un supermarché. Tout explose. Une autre, qui ne la connaît pas, veut chercher à comprendre, mais dans sa quête de la vérité, elle embarque avec elle sa soeur tétraplégique et muette en l'enlevant d'un établissement spécialisé. Ce qui explose cette fois-ci, ce sont les conventions, les habitudes, les esprits. Les rencontres, les points de vue se succèdent ou s'entremêlent. le style parle de lui-même. Il est désenchanté quand il doit l'être. Amusé sinon. Captivant, toujours. Voix originale et récit palpitant, voilà deux bonnes raisons d'accompagner “RECLUSES” quelques heures durant.
    Jan Thirion
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Citations et extraits

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  • Par janthirion, le 07 janvier 2012

    J’aurais pu dire pour son compte qu’on pourrait bien chercher un peu plus loin, sous les coupables faciles. Dire que la violence et l’horreur ne viennent jamais de nulle part. Dire que leurs crimes hantent nos cités troubles et qu’il ne suffit plus de leurs lapidations pour les rétablir, les conforter, nos brillantes sociétés. Elles se fissurent, peu à peu, et nous sommes des sourds et des aveugles assoiffés de leur sang, sans chiens ni cannes, tendus et raides, droits dans nos bottes au bord des précipices, incapables de nous regarder en face,
    de nous sonder, de retourner la fange de nos ignominies, de nos pensées violentes.
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