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ISBN : 2707320897
Éditeur : Editions de Minuit (2010)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'île de Choir est un écueil de terre rude, hostile, inclément, et nous, ses habitants infortunés, de toutes nos forces nous le haïssons, nous le honnissons, nous le maudissons. Tous, nous rêvons de partir. Impitoyablement, nous sommes retenus par ses sables et ses boue... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 2.00/5
    Par Laurence64, le 17 octobre 2012

    Laurence64
    Choir a chu de mes mains. Aux alentours de la quatre-vingtième page, ensevelie sous le guano, trébuchant sur le sable ou m'enlisant dans les marais, j'ai trouvé une fusée pour abandonner à leur sort les habitants de cette joyeuse terre (?) et remettre à plus tard ma découverte de Mr Chevillard.
    Pourtant, j'étais convaincue d'aimer en découvrant l'invective. Mais je me suis lassée. Telle une habitante de Choir, j'en ai eu assez de ne pas avancer. L'oeil s'empêtre dans la redondance et le sempiternel retour des mêmes exaspérations use aussi sûrement qu'une semaine de vacances à Choir.
    Peut-être l'écrivain a-t-il voulu capturer son lecteur dans les rets qui désespèrent les habitants de Choir? Lui faire partager les mêmes affres? Auquel cas il a omis un fait d'importance: le lecteur ,tout englué soit-il, peut toujours refermer son livre pour s'envoler vers des cieux qui lui siéront davantage.
    Ce que j'ai fait en me promettant d'atterrir bientôt dans un autre ouvrage d'Eric Chevillard. Mais pas à Choir.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 16 mars 2010

    brigetoun
    "Choir" cet univers atroce, puisque tel est son nom, Choir ce livre hors genre, héritier de Beckett et Michaux et fils de Chevillard, monde où tout mouvement est inutile ou plutôt où tout effort aboutit à une aggravation, et qui avance sur trois niveaux entrelacés souplement. La description minutieuse, le constat navrant où le scribe trouve fuite en s'occupant, en se trouvant une raison d'être autre que l'entretien presque tendre de Calmar, cet outil d'observation impossible, fuite aussi dans un rire sarcastique, celui là même qui est notre tentation quand nous avons par trop le soupçon que ce monde de Choir, y compris avec les bonnes volontés et les craintes et affrontements, les règles qui unissent ses habitants, pourrait être notre. Les invocations adressées à Ilinuk, leurs scansions, leur lyrisme digne des prophètes. le récit-conte écouté bouche bée (et certains bien entendu font les forte têtes, le refusent comme mensonge ou simplement comme ennuyeuse répétition dont les jeunes doivent se libérer) de la geste d'Ilinuk par Yoakam.
    Que cette issue par l'espoir, que la ferveur des appels, soient sans objet, ne débouchent que sur le pire dépassant la détresse, n'est qu'une façon de clore, de parfaire ce monde, ce livre, car pour nous lecteur, pour faire de cette possible fable chose éventuellement éveillante mais de toute façon assez délectable pour que nous ne nous évadions qu'en faisant des pauses - mais nous reprenons la lecture immanquablement - il y a le plaisir, l'admiration de l'écriture, de la construction.
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    • Livres 2.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 12 juillet 2010

    MarianneDesroziers
    Grosse déception avec ce dernier roman de Chevillard dont je suis pourtant fan. Je me suis ennuyée et, comble du sacrilège, j'ai même sauté des pages (il fait rarement des livres si long il est vrai). Peut-être ses automatismes me lassent-ils ou les auteurs que l'on a trop aimé ne peuvent-ils que finir par nous décevoir un jour. Ca ne m'empêchera pas de continuer à lire son excellent blog tous les jours et d'attendre fébrilement son prochain livre.
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  • Par lilicrapota, le 13 mars 2011

    lilicrapota
    J'ai du rater un épisode, à moins qu'il ne faille être saoul pour lire ce bouquin????!!!!
    Phrases trop longues et trop compliquées
    Histoire incompréhensible : des "gens"? sont prisonniers sur l'île de Choir et attendent le Messie (Ilinuk); en attendant ils détestent l'île, les autres, eux mêmes, essaient de se supprimer tout seul, passe leur temps à regretter d'être venus au monde...
    ouh la la!!! j'ai pas tenu longtemps...
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 16 mars 2010

    Ilinuk prit l'habitude de disparaître ainsi de plus en plus souvent et ses absences duraient à chaque fois plus longtemps. Un jour, il revenait. Je ne le questionnais plus. Il avait grandi, ses muscles se développaient, mais il restait étonnamment fin. Sa silhouette élancée contrastait avec les nôtres, plus trapues, voûtées.... Du fait de sa haute taille, il donnait toujours l'impression de regarder au-dessus de nous, ou au-delà, plus loin.
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  • Par brigetoun, le 16 mars 2010

    Orée, Entame, Bourgeon, Aube, tous les départs, Ilinuk ! Lauréat du plus gros potiron ! Extra-fine Illusion ! Lanceur d'oies ! Imputrescible salaison ! Algue dans le fer ! Ilinuk ! Cheval de nuages, Ours de neige, Papillon de cendre et de toutes les autres farines la brioche insécable ! Petite Lune dans la nuit et déjà morte, ô Iinuk, fils du Chameau dyspepsique et de a Loutre noyée, reviens !

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  • Par brigetoun, le 16 mars 2010

    Nous ne mangeons pas d'âne, mais c'est aussi par scrupule de conscience : comment dévorer en effet notre fidèle et endurant compagnon aux cils soyeux, aux gros yeux humides, sachant quel infect purin nous l'avons toute sa vie forcé à boire ? Et nous sommes si émus de voir le ver se trémousser d'aise dans notre paume que nous le coupons en deux pour être trois à nous réjouir.

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  • Par js, le 07 octobre 2011

    C’est pourquoi nous confions aux vieillards l’éducation de notre progéniture. Les enfants profitent de leur expérience, de leur exemple et, recevant ces leçons d’une vie entière, ils gagnent un temps précieux et se racornissent dès le plus jeune âge. Nous ne stimulons pas en revanche l’apprentissage de la marche chez ces petits êtres qui n’ont certes pas besoin de jambes pour entretenir et cirer nos souliers. Peine perdue, d’ailleurs : nous ne les chausserons pas. Puisque le lendemain ressemble toujours en tout point à la veille, durant le jour qui les sépare, nous ne savons en effet dans quel sens diriger nos pas. Nous contemplons le crépuscule quand l’aube point dans notre dos.
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  • Par brigetoun, le 17 novembre 2011

    Lorsque nous nous mirons dans Choir, nous voyons Choir encore. Et nous luttons contre le sommeil – plutôt rester éveillé dans Choir – tant est grande notre crainte de rêver de Choir, et nous réveiller alors en sursaut dans Choir.
    demain tout ira mieux
    hélas
    car viendra ensuite après demain
    et la cruauté froide du souvenir.
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