Désarçonnant et envoûtant, tels pourraient être quelques uns des adjectifs définissant le roman de Thierry Chevillard,
The Bad Leitmotiv.
Le narrateur est flic à la Crim. “ Service de six heures à vingt trois heures, pas d'horaire, pas de temps mort ”. Depuis quelques temps des gamins sont assassinés, violés. Ce n'est pas une sinécure de chercher la moindre trace qui pourrait éventuellement déboucher sur le bout d'un commencement de piste. le trou noir, la bouteille à encre. Mais il est pugnace, tenace, combatif, un véritable chien de chasse, un taureau dans l'arène. Sur sa route il croise Elle, flic à la Brigade des Stupéfiants, lieutenant trop belle pour être honnête. Il tombe amoureux et sent en même temps qu'Elle n'est pas la franchise incarnée. Une enquête dans l'enquête commence qui débouche sur des cadavres cachés dans les placards.
Construit à l'aide de phrases courtes, hachées, tendues, comme hurlées, aboyées,
The Bad Leitmotiv déconcerte de prime abord mais le lecteur se trouve happé dans la spirale de l'écriture plus que nerveuse d'un auteur qui connaît son sujet puisqu'il est, affirme la quatrième de couverture, spécialiste de droit pénal. A lire entre deux ouvrages humoristiques, sinon c'est le cafard, le bourdon assuré. La réalité dépasse souvent la fiction, ou comme l'écrit l'auteur “ On voit des trucs dingues, on peut pas écrire ça, les gens n'y croiraient pas ”.
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