ISBN : 229030204X
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Mariée de force lors de l'avènement de la Chine nouvelle, la jeune écolière Chow Ching Lie, choisie pour sa beauté exceptionnelle par la plus riche famille de Shanghai, monte à treize ans sur le palanquin fleuri qui la conduira dans sa belle-famille: pour elle, ce sera ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 30 mars 2010

    soukee
    Magnifique récit d'une vie de souffrances et de courage, ce livre est un plaisir de lecture. Chow Ching Lie y raconte sa vie sans détours ni honte, avec une pudeur touchante. La musique, seule bouée dans cette vie de naufrage, servira de garde-fou à la narratrice face aux malheurs rencontrés.
    La narration à la première personne permet une immersion totale du lecteur dans cette Chine des années 30 aux années 60. La vie y est dure, la condition féminine inexistante et les traditions très ancrées dans la société.
    La focalisation interne permet d'appréhender l'histoire de la Chine avec l'œil de la Chow Ching Lie de cette époque, insouciante et inconsciente des événements qui se déroulaient, complété par le regard plus incisif de la Chow Ching Lie des années 1970 (époque de la rédaction de cet ouvrage).
    La Chine est dépeinte dans toute sa splendeur, de l'accession au pouvoir de Mao aux grandes réformes qu'a connues le pays, en passant par les années de misère et de famine.
    Belle découverte pour ma part. Premier livre que je lisais sur la Chine et son histoire, il m'a permis d'en savoir un peu plus sur ce pays et son récent passé. Il aborde avec pudeur et précision la condition de la femme en Chine dans les années 50, avant la révolution Maoïste et les lois promulguées à ce propos. La transposition de Georges Walter est d'une finesse rare et a le mérite de faire oublier au lecteur la présence d'un intermédiaire.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/01/13/16508471.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Henrietta, le 19 septembre 2010

    Henrietta
    J'ai beaucoup aimé ce livre, on en apprend beaucoup sur la Chine du temps de Mao Tse-Toung et du paysage politique de l'époque; ainsi que les habitudes et traditions des familles chinoises durant cette période.
    La narratrice raconte son quotidien avec beaucoup de simplicité et d'humilité, et décrit la situation des femmes chinoises et de son asservissement séculaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 18 mars 2010

    soukee
    Magnifique récit d'une vie de souffrances et de courage, ce livre est un plaisir de lecture. Chow Ching Lie y raconte sa vie sans détours ni honte, avec une pudeur touchante. La musique, seule bouée dans cette vie de naufrage, servira de garde-fou à la narratrice face aux malheurs rencontrés.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/01/13/16508471.html
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 19 juin 2011

    Sando
    Chow Ching Lie nous fait le récit de sa jeunesse dans une Chine en pleine mutation politique et sociale.Issue d'une famille aimante mais très ancrée dans la tradition, elle sera victime de cette société conservatrice aux valeurs moyenâgeuses. L'autobiographie pudique et bouleversante d'un destin malmené par son temps!
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    • Livres 5.00/5
    Par tessgeffroy, le 24 mars 2012

    tessgeffroy
    j'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a ouvert les yeux sur une chine inconnu. le temps, l'espace, les croyances, qu'importe tous ceci ...j'ai vécue avec l'héroïne si près ! j'ai ressentie toutes ses joies, c'est tristesses, sa vie gâchée, son amour.
    un livre dépaysant.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Margomatou, le 02 octobre 2011

    Cet objet noir et brillant, c'était tout simplement un piano à queue. Je me souviens comme je tordis le cou pour mieux voir et comme j'ouvris les yeux. Une gracieuse jeune fille parut sur la scène, salua le public en s'inclinant, et commença à jouer. Ses mains volaient sur le clavier comme des oiseaux enchantés. C'était la mélodie d'un autre monde, meilleur et plus beau que celui-ci, tantôt un ruissellement de perles, tantôt des chevaux galopants; c'était comme les vagues de la mer ou comme la pluie du ciel. Mon coeur battait à tout rompre, mon front se couvrit de sueur, réactions qui peuvent sembler excessives: ce furent les miennes pourtant. Mon être s'éveilla, je me sentis plongée dans la vérité de la vie, et je compris, ce jour-là que la musique nous mettait en contact avec notre âme.
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  • Par Orphea, le 08 avril 2010

    C'est pourquoi, à cause de la cupidité d'une partie de ma famille, j'ai été vendue, moi aussi, sous des apparences certes plus honorables, celles du mariage, et même avec un déploiement de faste comme on en vit peu dans mon pays. Comédie de grande alliance familiale qui augmenta, par sa dérision, ma tragédie personnelle : j'étais une écolière connaissant la légende de Liang et Tso qui meurent pour leur amour comme Roméo et Juliette et je me voyais condamnée à vivre sans amour. D'autres, par millions, ont connu la faim du corps alors que je n'ai manqué de rien, mais les malheurs de la Chine sont les enfants d'une même famille.
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  • Par Orphea, le 30 janvier 2009

    Je suis née dans la Chine de la misère et des larmes. Petite fille, j'ai souffert et pleuré de bonne heure. J'étais jolie : ce n'est pas un mérite, ce fut une malédiction. Laide et difforme, je n'aurais sans doute pas été mariée de force à l'âge de treize ans. Mais mon malheur ne vint pas de ma seule beauté : il était à l'image d'un vaste pays, où il ne faisait pas bon vivre, où il n'était surtout pas bon de naître si l'on avait l'infortune d'être une fille.
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  • Par Orphea, le 30 janvier 2009

    Qu'est-ce qui est le plus cruel, étouffer un enfant à sa naissance ou plus tard, ne pouvant la nourrir, la vendre pour qu'elle devînt pensionnaire à Shanghaï d'une des maisons closes de la Quatrième Rue? Ce dont je parle ici ne date pas du Moyen-Age, c'était le sort de la Chinoise au milieu du XXe siècle et très exactement jusqu'à Mao Tsé-toung qui, en 1950, édicta la première loi interdisant, entres autres, le meurtre des nouveau-nés, ainsi que les mariages forcés et l'abus de pouvoir de la belle-mère, tous ces fléaux qui furent aussi douloureux que les inondations et les famines.
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  • Par soukee, le 30 mars 2010

    Dans la tradition chinoise, la femme était tenue à trois obéissances principales : envers son père, envers son mari, envers son fils quand celui-ci avait l'âge d'homme - et quatre morales : ne pas faire de dépenses inconsidérées, être travailleuse, ne pas chercher à séduire, être toujours prête à se sacrifier pour les autres.
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