ISBN : 2866425073
Éditeur : Cahiers du cinéma (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
De Eraserhead à Mulholland Drive, plusieurs films cultes (Blue Velvet, Sailor et Lula, Lost Highway) ainsi que des séries télévisées (dont la plus célèbre reste Twin Peaks) font de David Lynch un des cinéastes les plus inventifs aujourd'hui. Un cinéaste protéiforme, qui... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Vance, le 03 mars 2010

    Vance
    Quand un grand théoricien du cinéma, spécialiste du son (il est compositeur et concepteur sonore en plus d'être réalisateur et d'enseigner la théorie du scénario – il était venu à Metz pour des conférences alors que j'étais à l'Université), décide de publier sur David Lynch, artiste singulier du VIIe Art, difficilement qualifiable tant il soulève l'enthousiasme de certains comme il en exaspère d'autres, on obtient une somme aussi passionnante que passionnée, très aboutie dans son analyse où transparaissent un savoir-faire et des connaissances indéniables.
    On pourrait aborder cette chronique sous plusieurs angles : celui de l'auteur, celui du sujet (le réalisateur) ou celui du lecteur. Je m'aperçois en fait qu'il sera malaisé d'établir une étude cohérente à propos de ce livre qui s'est avéré, finalement, extrêmement captivant.
    Ca n'était pourtant pas gagné d'avance.
    D'abord parce que Lynch est un cinéaste que, finalement, je connaissais assez mal – je ne prétends d'ailleurs pas le connaître mieux à présent, mais j'ai au moins cherché à aller au bout de l'expérience initiatique en visionnant en parallèle ses films, certains déjà vus comme Dune, Mulholland Drive ou Fire walk with me, d'autres étant des découvertes totales (Lost Highway). Après avoir passé un bon mois à explorer les arcanes de la série Twin Peaks, je peux affirmer que j'ai dorénavant un meilleur aperçu sur un univers d'une richesse insoupçonnée mais dont l'appréhension est rendue difficile malgré les nombreuses clefs de lecture que Lynch parsème abondamment dans ses œuvres.
    Ensuite, il faut bien admettre que, lorsqu'on lit la mention de l'éditeur, on ne s'attend pas à parcourir un texte romancé à la narration claire : il s'agit bien d'une analyse. Ce qui la rend passionnante, c'est l'implication totale de l'auteur dans son sujet, on sent manifestement son admiration pour le bonhomme comme pour ses créations et, si l'on a parfois du mal à le suivre dans certaines interprétations des plans souvent nébuleux dont Lynch a le secret, on ne peut qu'être convaincu de sa sincérité. Chion a manifestement décidé de nous donner à lire ce que l'éditeur présente comme « le livre le plus complet sur Lynch » et l'on est bien disposé à le croire. D'autant que, pour qu'on apprécie davantage les analyses et conclusions, on a droit à de très nombreuses anecdotes, souvent saisissantes, qui illuminent des chapitres très denses consacrés à l'œuvre intégrale – en tout cas sur pellicule ou vidéo, les peintures n'étant qu'évoquées parcimonieusement – dont chaque film se voit en outre doté d'une présentation exhaustive, en commençant par le scénario. Ce souci de ne parler de chacune des réalisations de Lynch qu'après nous en avoir longuement raconté le contenu permet ainsi de mieux saisir les entrées par lesquelles Michel Chion détermine son essai, entrées qu'il systématise dans la seconde partie du livre avec le « Lynch-Kit », un glossaire thématique dans lequel de « Alphabet » à « Vide », on passe en revue les obsessions et réflexes artistiques du créateur d'Eraserhead.
    [...]

    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-21983708.html
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Citations et extraits

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  • Par Vance, le 03 mars 2010

    Lorsqu’on a une idée pour la première fois, elle recèle une puissance intrinsèque. Il faut essayer de ne pas oublier le sentiment que l’on éprouvait au moment où l’on a eu cette idée, et y rester fidèle.
    David Lynch
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  • Par Vance, le 03 mars 2010

    Affirmer le contraste, en somme, comme le fait Lynch sur tous les plans, c’est fonctionner en séparateur du monde. C’est mettre de la séparation dans le continuum naturel. C’est créer.
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  • Par Vance, le 03 mars 2010

    Chaque œuvre joue […] sa partie propre, qui ne coïncide pas forcément avec l’intérêt des œuvres suivantes, non plus qu’avec celui de son auteur. Elle peut atteindre au sublime et à l’universel en échappant à son créateur…
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  • Par Vance, le 03 mars 2010

    Le cinéma, pour moi, c’est un désir très fort de marier l’image au son. Lorsque j’y parviens, j’en éprouve un véritable frisson. En vérité, je ne suis pas sûr de rechercher autre chose que ce frisson.
    David Lynch
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  • Par Vance, le 03 mars 2010

    Ce que je pourrais dire sur ce que j’ai voulu raconter dans mes films n’aurait aucune importance. C’est comme si vous déterriez un type mort et que vous lui demandiez de vous parler de son livre.
    David Lynch
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