> Daniel Poirion (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070112764
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

Ce volume contient les oeuvres suivantes : Érec et Énide - Cligès - Yvain ou Le Chevalier au Lion - Lancelot ou Le Chevalier de la Charrette - Perceval ou Le Conte du Graal. Oeuvres diverses : Philomena - Guillaume d'Angleterre - Chansons court... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par ValentineF, le 09 février 2011

    ValentineF
    Pour Erec et Enide:
    Voici 170 pages descendu assez rapidement (une journée). J'ai bien aimé l'introduction de cette lecture qui prône l'humilité et la courtoisie en toute circonstance, car qui sommes nous pour juger de ce qui est important ou non en ce bas monde.
    La démonstration se fait dès les premières pages, puisque le chevalier Yder, en route avec sa compagne et un serviteur nain se montre hautain envers la servante de Guenièvre ainsi qu'envers Erec, lesquels ne cherchaient qu'à découvrir l'identité de ce si beau chevalier. le Nain fouette d'ailleurs la servante et Erec, les prenants pour des gueux. Mais s'exposant à un retour d'ascenseur (moui, au moyen-âge, c'est difficilement envisageable).
    S'en suit naturellement une vengeance toute chevaleresque et la rencontre d'Erec avec son grand amour Enide (dont on ne découvre le nom qu'après le mariage - la féministe qui est en moi n'apprécie que très moyennement). Après une période de félicité conjugale, Erec en vient a douté de l'affection d'Enide et Enide en vient à penser que son époux ne l'aime plus. Erec décide même de partir en "exil", interdisant à Enide de lui adresser la parole. Enide enfreindra cette règle à plusieurs reprises, inquiète pour son époux en voulant lui signifier un danger imminent. Erec, quant à lui, finira par comprendre que son épouse n'est poussé que par son affection.
    C'est une belle histoire d'amour que j'ai lu, mais j'en ai déjà trop dit.
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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 18 avril 2010

    Couperine
    Le Conte du Graal est le titre donné par Chrétien. On pourra toutefois le trouver sous le nom de Perceval ou de Perceval le Gallois.
    Écrit au XII° siècle, ce cinquième roman restera inachevé puisque son auteur mourra avant de pouvoir le finir.
    L'œuvre est dédiée à Philippe, comte de Flandres, qui a vécu entre 1143 et 1191.
    (Vous pouvez trouver toutes les critiques des Œuvres de Chrétien de Troyes sur mon blog).

    Lien : http://medieval-lydia.blogspot.com/2010/01/le-conte-du-graal-perceva..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 29 octobre 2010

    D'Amour qui m'a ravi à moi-même
    sans vouloir me garder pour lui,
    je me plains tout en lui accordant
    de faire de moi son plaisir.
    Pourtant, je ne puis m'empêcher
    de m'en plaindre, et voici pourquoi :
    ceux qui le trahissent, je les vois
    souvent atteindre le bonheur,
    et moi j'y échoue par ma bonne foi.

    Si Amour, pour glorifier sa loi,
    veut convertir ses ennemis,
    il a raison, à ce que je crois,
    car il ne peut faillir aux siens ;
    et moi qui ne peux me séparer
    de celle devant qui je l'incline,
    je lui envoie mon coeur qui lui appartient;
    mais je crois la servir bien peu
    en lui rendant ce que je lui dois.

    Dame, de ce que je suis votre vassal,
    dites-moi si vous m'en savez gré.
    Non, pour autant que je vous aie bien connue,
    mais il vous déplaît de m'avoir à votre service.
    Du moment que vous ne m'acceptez pas,
    je vous appartiens dès lors malgré vous ;
    mais si jamais de quelqu'un vous devez
    avoir pitié, souffrez ma présence,
    car je ne puis servir une autre personne.

    Jamais je n'ai bu du philtre
    dont Tristan fut empoisonné,
    mais je suis rempli d'un grand amour
    par un cœur loyal et une ardente volonté.
    Je dois consentir à cet amour de mon plein gré
    car je n'ai subi aucune contrainte :
    je n'ai fait que suivre mes yeux
    qui m'ont engagé dans une voie
    dont jamais je ne sortirai ni ne suis jamais sorti.

    Coeur, si ma dame ne t'aime pas,
    pour autant ne t'en sépare jamais :
    demeure toujours en son pouvoir
    puisque tu l'as commencé et entrepris.
    Jamais, si tu m'en crois, tu n'aimeras davantage.
    Mais que les difficultés ne te découragent pas !
    Le bien s'apprivoise avec le temps,
    et plus tu l'auras désiré,
    plus tu auras de plaisir à le goûter.

    J'aurais obtenu sa pitié, je pense,
    si elle avait été à la mesure
    du monde quand je l'invoque ;
    mais je crois qu'elle y est étrangère.
    Jamais je ne cesse, jamais je ne laisse
    de prier ma douce Dame,
    que je prie et supplie sans succès
    en homme qui ne sait plaisanter
    quand il faut servir et louer Amour.
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