> Charles Méla (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253053694
Éditeur : Le Livre de Poche (1990)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Dans les sombres forêts du monde arthurien, un chevalier égaré est en quête du Graal. C'est le jeune Perceval. Cet adolescent un peu naïf et insouciant a en effet décidé un jour de quitter sa mère pour se lancer dans les aventures... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 28 octobre 2010

    Couperine
    Le Conte du Graal est le titre donné par Chrétien. On pourra toutefois le trouver sous le nom de Perceval ou de Perceval le Gallois.
    Écrit au XII° siècle, ce cinquième roman restera inachevé puisque son auteur mourra avant de pouvoir le finir.
    L'œuvre est dédiée à Philippe, comte de Flandres, qui a vécu entre 1143 et 1191.
    Le Conte du Graal a été conservé dans quinze manuscrits et a été publié cinq fois.
    Le texte a posé problème. Ceci tient essentiellement au nombre de copies conservées, qui illustrent clairement le jeu des croisements, emprunts, contaminations ou échanges, sans parler des réfections ou des retouches plus ou moins arbitraires des moines copistes.
    Chrétien n'avait pu écrire "que" 9234 octosyllabes. La suite des aventures de Perceval et de Gauvain est écrite par trois autres auteurs: Wauchier de Denain, Gerbert de Montreuil et Manessier sous la forme de 4 continuations totalisant plus de soixante-dix mille vers, d'une adaptation en vers, le Roman de l'histoire du Graal, attribuée à Robert de Boron (vers 1200) et d'une prose anonyme, Perlesvaus ( vers 1215). Par ailleurs, l'oeuvre de Chrétien s'intègre au cycle arthurien en prose connu sous le nom de Vulgate arthurienne (vers 1215-1235).
    Le conte du Graal a fortement influencé la littérature médiévale. le Parzival de Wolfram von Eschenbach est une des plus grandes œuvres de l'Allemagne médiévale. Un autre personnage est le Gallois Peredur, fils d'Evrawc, héros d'un des trois Romans gallois, les Y tair rhamant, associés aux Mabinogion (Ces trois Romans sont: Peredur ab Evrawc, Gereint ac Enid, et Owein ).
    Sur le plan musical, Wagner, en 1882, présentera son Parsifal, inspiré par Chrétien de Troyes et Wolfram von Eschenbach.


    Lien : http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,le-conte-du-graal-p..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Soundandfury, le 04 juillet 2011

    Soundandfury
    Avis Chrono'
    A ce jour mon roman préféré de Chrétien de Troyes! L'aventure de Perceval est non-achevée (quel scandale! Plus de 7 siècles et personne n'a eu le temps de le finir?) mais c'est la plus originale, je trouve. Et puis il n'y a pas à dire, le Moyen-âge, ça donne envie! Les valeureux chevaliers qui ne se lavaient qu'une fois par an! Les glorieux coups d'épée qui font sortir tripes et boyaux! Les douces damoiselles en détresse! C'est là que je veux passer mes vacances d'été!
    ______________________

    J'ai lu Lancelot, puis Erec et Enide, puis Yvain. Perceval me manquait encore; grâce à vous et à vos votes, c'est chose faite: je l'ai enfin sorti de la p.a.l où il moisissait depuis... Pfff... 700 ans, peut-être, qui sait?
    Eclair de génie, j'ai pensé à lire la préface. Heureusement, car j'ai découvert que l'oeuvre est incomplète, inachevée. J'aurais détesté découvrir ça à la dernière page!
    Et en effet, nous suivons un temps Perceval, le jeune gallois, le benêt de service, ignare, hilarant. Il ne sait pas ce qu'est un chevalier, agit n'importe comment, manque à toutes les convenances. Mais il a bon fond, ce garçon, il est brave.
    "Le jeune homme se moque comme d'une prune de tout ce que le roi peut lui dire ou conter. Quant au chagrin ou à la honte de la reine, il n'en a cure!
    - Faites moi chevalier, monseigneur le roi! dit-il, car je veux m'en aller."

    Ensuite, c'est au tour de Gauvain. Plus tradionnel dans ses aventures. Puis retour à Perceval, qui a pris un peu d'âge. Et de plomb dans la cervelle, puisqu'il a appris à ne pas toujours dire "j'ai entendu ma mère me dire la même chose".
    La littérature de l'époque, à mes yeux est assez répétitive, codifiée. Faut dire que je n'ai pas une grande expérience! Mais enfin, en général, on retrouve dans les combats le même déroulements, les mêmes motifs...
    Là, j'ai souvent été surprise. Par exemple, lorsque Gauvain se saisit d'un échiquier en guise de bouclier. Je ne m'y attendais pas du tout.
    Je ne crois pas avoir souvenir non plus d'une scène de bataille... comment dit-on? rangée? En groupe quoi. D'habitude ce sont plutôt des duels. Ou bien le chevalier affronte seul deux ou trois méchants.
    Ici, déploiement d'étendards et d'archers, assaut d'une forteresse, stratégies...
    J'aime beaucoup les valeurs chevaleresques. J'ai beau savoir que c'est "bidon", idéalisé, ce sont de belles histoires, pleines de sagesse. Perceval vit avec nous son initiation. Au départ, il prend les premiers chevaliers qu'il croise pour des anges. Il est d'une candeur irrésistible. Il prend tout au pied de la lettre...
    De temps en temps, je suis touchée par la fine psychologie qui régit les actes des personnages. Ainsi, la dame qui d'un côté a besoin d'un défenseur et d'un autre, ne souhaite pas l'envoyer à la mort:
    "Si elle l'en blâme, elle ne l'en veut pas moins! Il arrive souvent que l'on soit porté à dénier de que l'on souhaite, quand on voit quelqu'un bien enclin à accomplir ce qu'on désire, pour l'y pousser plus sûrement."

    Quant à la demoiselle en pseudo-détresse, qui ne fait que l'accabler d'injures et de moqueries, je la trouve juste infecte! Une peste! Délicieuse! Je l'adore. J'ai relu deux fois certains passages! Gauvain s'est fait piquer son cheval et se retrouve sur une sorte de vieille mule:
    " Ah! oui vraiment, tout est pour le mieux, fait la jeune fille odieuse. [...] Il est tout à fait juste et raisonnable que j'aie plaisir à vous suivre huit ou quinze jours bien comptés, voire trois semaines ou un mois car vous voilà en bel équipage, et monté sur un fameux destrier!"

    Bref, si vous ne connaissez pas ce pan de notre littérature, je vous invite à commencer par là, rien que pour l'humour qui émaille le texte!
    Et le Graal, me direz-vous? Ben puisque personne ne l'a trouvé et que je n'ai pas tout compris, je n'ai rien à en dire!

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/01/31/quand-je-sera-gr..
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    • Livres 3.00/5
    Par thejoz, le 19 février 2008

    thejoz
    Vous trouverez votre bonheur ici en suivant Perceval abandonnant son statut de "fils à sa mere" pour devenir un des plus grands chevaliers du roi Arthur. du cocasse et du burlesque sur fond de chevalerie et de légende.Parfois décousu, ce recit n'en reste pas moins proprement jubilatoire.
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Citations et extraits

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  • Par 11livresalire, le 21 mai 2012

    Tandis qu'ils parlaient de choses et d'autres, un écuyer vint d'une chambre en tenant une lance blanche empoignée par le milieu.Il passa entre le feu et ceux qui se tenaient sur le lit. Tous ceux qui étaient là voyaient la lame blanche et le fer blanc, d'où une goutte de sang sortait de la pointe du fer de la lance et jusqu'à la main de l'écuyer cette goutte de sang vermeille courait. Le jeune homme qui était venu là ce soir-là voir ce spectacle extraordinaire, il s'est retenu de demander comment cela pouvait se produire, car il se souvenait de la recommandation de celui qui l'avait fait chevalier et qui lui avait ordonné et appris de se garder de trop parler. Il craint, s'il posait la question, d'être tenu pour malotru. C'est pourquoi il ne demanda rien...
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  • Par Couperine, le 28 octobre 2010

    Le jeune homme entend, mais sans les voir,
    ceux qui arrivent à vive allure.
    Il s'en émerveille et se dit: "Sur mon âme,
    elle a dit vrai, madame ma mère,
    quand elle m'a dit que les diables
    sont la plus effrayante chose du monde!
    Elle a dit encore, pour m'enseigner,
    qu'il faut, pour eux, se signer.
    Mais non! Jamais je ne ferai le signe de croix,
    je n'ai pas besoin de cet enseignement.
    Au contraire! Je serai si prompt à frapper le plus fort
    d'un des javelots que je porte
    que, certes, n'approchera de moi
    aucun des autres, j'en suis sûr!"
    Voilà ce que se dit à lui-même
    le jeune homme, avant de les voir.
    Mais quand il les vit tout en clair,
    au sortir du bois, à découvert,
    quand il vit les hauberts étincelants,
    les heaumes clairs et brillants
    [et les lances et les écus,
    choses qu'il n'avait jamais vues],
    quand il vit le vert et le vermeil
    reluire en plein soleil,
    et l'or, et l'azur et l'argent,
    il trouva cela vraiment beau et noble
    et s'écria: "Doux Seigneur, mon Dieu, pardon!
    Ce sont des anges que je vois là!
    C'est vraiment grand péché de ma part,
    et bien mauvaise action
    d'avoir dit que c'était des diables.
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  • Par Labyrinthiques, le 08 avril 2012

    L’oie avait été atteinte au cou et elle per­dit trois gouttes de sang qui se répan­dirent sur la neige blanche, telle une cou­leur natu­relle.
    Elle n’avait pas été bles­sée au point de res­ter à terre et de lais­ser à Per­ce­val le temps d’arriver jusqu’à elle.
    Elle avait donc repris son vol et Per­ce­val ne vit que la neige fou­lée, là où l’oie s’était abat­tue, et le sang qui appa­rais­sait encore.
    Il prit appui sur sa lance et contem­pla la res­sem­blance qu’il y décou­vrait : le sang uni à la neige lui rap­pelle le teint frais du visage de son amie, et, tout à cette pen­sée, il s’en oublie lui-même.
    Sur son visage, pense-t-il, le rouge se détache sur le blanc exac­te­ment comme le font les gouttes de sang sur le blanc de la neige.
    Plongé dans sa contem­pla­tion, il croit vrai­ment voir, tant il y prend plai­sir, les fraîches cou­leurs du visage de son amie qui est si belle.
    Per­ce­val passa tout le petit matin à rêver sur ces gouttes de sang, jusqu’au moment où sor­tirent des tentes des écuyers qui, en le voyant ainsi perdu dans sa rêve­rie, crurent qu’il som­meillait.
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  • Par Soundandfury, le 04 juillet 2011

    Ah! oui vraiment, tout est pour le mieux, fait la jeune fille odieuse. [...] Il est tout à fait juste et raisonnable que j'aie plaisir à vous suivre huit ou quinze jours bien comptés, voire trois semaines ou un mois car vous voilà en bel équipage, et monté sur un fameux destrier!
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  • Par Soundandfury, le 04 juillet 2011

    Le jeune homme se moque comme d'une prune de tout ce que le roi peut lui dire ou conter. Quant au chagrin ou à la honte de la reine, il n'en a cure!

    - Faites moi chevalier, monseigneur le roi! dit-il, car je veux m'en aller.
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