> Louis Postif (Traducteur)
> Véronique Boiry (Illustrateur)

ISBN : 2013225369
Éditeur : Hachette Jeunesse (2008)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Bien sûr, la retraite a ses charmes... Cependant, Hercule Poirot ne peut s'empêcher, de temps à autre, de reprendre du service. Oh! pas pour n'importe quelle affaire, bien entendu. Un détective aussi célèbre que lui ne se dérangerait pas pour un meurtre ordinaire. Non, ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par FanDePoirot, le 11 avril 2012

    FanDePoirot
    Si on lit les romans d'Agatha sans en faire une analyse détaillée et psychologique comme Poirot l'aurait fait, ses livres nous en mettent plein la vue. Je me suis amusé cependant pendant un certain temps à les relire avec un souci dans l'analyse des détails comme le fesait Poirot dans tous ses romans i.e. en particulier au niveau chronologique et psychologique.
    En faisant cela, on y retrouve beaucoup d'incongruïtés ce qui nous donne, même si on peut en rester un peu déçu d'en trouver autant dans les romans de la grande dame des romans policiers, d'autres bonnes raisons et de nouveaux plaisirs à les relire: faire notre propre enquête sur les romans d'Agatha et de son célèbre détective Hercule Poirot.
    Un petit exemple d'une de ces incongruïtés: dans ABC contre poirot, à quelle date a eu lieu le 3ième meurtre ? vendredi le 30 août. Quand le 4ième meurtre à Doncaster a-t-il été perpétré, selon Agatha ? vendredi le 11 septembre. D'une part, erreur magistrale sur la date ... ou le jour... : le 11 septembre ne pouvait pas être un vendredi !!!
    De plus, si on prend note de tous les détails touchant la chronologie, que ce soit explicitement (par des mots indiquant des temps précis comme le lendemain, le surlendemain, le vendredi de la semaine prochaine...) ou implicitement (par des suggestions de périodes de temps plus ou moins longues comme pendant tout ce temps, ,,,) entre le meurtre du 30 août et sur ce qui se dit à la réception de la lettre annonçant le 4ième meurtre, on arrive à une seule conclusion: la date du 11 septembre est assurément impossible.
    La seule phrase dite au moment de la réception de la 4ième lettre "le 11 septembre est le vendredi de la semaine prochaine" implique que la lettre serait arrivée avant le samedi 5 septembre (pour qu'on puisse parler de "vendredi de la semaine prochaine" sinon on aurait dû dire "vendredi prochain"), ce qui ne laisse que 5 jours au maximum pour faire tout ce qui est décrit dans le roman entre les deux moments en question (incluant la journée du 31 août pour faire enquête, le temps nécessaire à M.Clark pour s'occuper des funérailles de son frère, les échanges de lettres entre certains membres de la fameuse légion spéciale, la rencontre de ladite légion spéciale, la visite par Poirot chez la veuve de la 3ième victime (au surlendemain d'un certain jour), les nombreuses enquêtes de la police et tous les reportages dans les journaux ...
    On aurait pu dire que ce n'était qu'une erreur de mois ... pourquoi pas le 11 octobre qui, lui, aurait pu être un vendredi ?... Mais on arrive à un autre problème, le St-Léger se courait en septembre à Doncaster ... pas en octobre. Et la présence de cette course (le St-Léger) est importante dans le contexte du roman pour rendre le 4ième meurtre plus difficile à empêcher ....
    Au point de vue psychologique, on pourrait aussi s'amuser. Toujours dans le même livre, quel est l'élément LE PLUS important qui a permis à Hercule Poirot de se mettre sur la piste de ABC: l'information que lui a donnée Mme Clark au sujet du visiteur venu à la maison le matin du meurtre de son mari. Or, selon toutes, vraiment toutes, les informations laissées précédemment au sujet de l'état de santé de Mme Clark, et surtout sur son état de conscience des derniers évènements - conséquence des médicaments qu'elle prenait - la question se pose: comment a-t-elle fait pour, de un, avoir pris conscience de cette visite, de deux, s'en être souvenue avec autant de détails et de précision quant au moment où elle a eu lieu ? "Poirot connaissant toutes les effets des drogues qu'elle prenait", comment a-t-il pu porter une aussi grande valeur à ce témoignage ?
    Si cela vous intéresse, je vous mets sur la piste d'un autre de ses romans les plus connus "La mystérieuse affaire de styles". Quelques éléments sur lesquels vous pourrez vous questionner un brin si vous en faites une relecture: Quel est l'élément-clé qui a permis à Poirot de trouver le fameux chainon manquant ? La fameuse lettre retrouvée en morceaux dans la chambre de la victime. Où était cette lettre initialement ? Dans la valise de la veuve ... que Poirot aurait pu trouver facilement dans les premiers pas du roman ... s'il avait ouvert la valise quand il en avait l'occasion la première fois ... pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? parce qu'il ne se sentait pas en droit de le faire ... lui Hercule, Hercule le Grand, celui qui se proclame pourtant pas longtemps après, dans le même roman, d'avoir tous les droits quand il décide d'ouvrir, sans permission, le secrétaire du mari assassin ... Sans cette distorsion majeure au niveau de la psychologie même du grand détective, il n'y a plus de roman. On trouve l'assassin dans les premiers chapitres ....
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 28 avril 2012

    belette2911
    Ce titre m'avait intrigué, lorsque j'étais tombé dessus, dans la bouquinerie que je fréquentais, étant jeune (m'étant exilé dans la capitale, les bouquineries que je fréquente sont plus nombreuses et plus fournies).
    N'allez surtout pas croire que ce roman de la reine du Crime raconte une banale histoire de serial killer !! Non, ne le coyez surtout pas (d'ailleurs, laissez croire les curés et les bonnes sœurs, ils sont là pour ça et sont payés pour...). Ce roman est bien plus qu'une simple histoire de serial killer.
    Eh bien, en effet, notre cher Hercule se retrouve ici aux prises avec un tueur en série, mais celui-ci est tout sauf banal ! Non, mais, un tueur en série banal, ce serait une honte, non ?
    D'abord, ce tueur en série annonce par courrier où et quand il va commettre ses meurtres (il prend rendez-vous, ne venez pas vous plaindre de ne pas avoir été prévenu).
    Ensuite, les meurtres semblent obéir à une étrange logique dictée par l'alphabet mais aussi par l'annuaire des chemins de fer, ce fameux "ABC" au moyen duquel l'assasin signe ses crimes... Quand je vous disais qu'il n'était pas comme les autres !
    Bizarre, bizarre... Vous avez dit "bizarre ? Comme c'est bizarre...
    Autant dire que les petites cellules grises de l'ami Poirot n'ont guère le temps de chômer...
    Lui qui aime la crème du crime, ma foi, il a la meilleure des crèmes. Et pas celle qui est aussi liquide que l'eau et que l'on achète en petits pots...
    Non, ici, nous sommes en présence de la véritable crème, celle bien épaisse et qu'on ne trouve plus qu'à la campagne, chez les agriculteurs. La meilleure des crèmes, celles qui vous font un café magnifique.
    Et bien, ce céréale killer... oups, serial killer, c'est de la véritable crème, pur jus, en A.O.C !
    Vous en redemanderez, des histoires pareilles.
    A déguster sans modération, parce qu'un roman policier écrit avec savoir se déguste sans modération (mais avec sagesse).
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    • Livres 5.00/5
    Par ennapapillon, le 30 décembre 2011

    ennapapillon
    J'avais lu cet Agatha Christie quand j'étais adolescente et si je ne me souvenais que de quelques détails, j'en gardais malgré tout un très bon souvenir et je dois dire que je n'ai pas été déçue de ma relecture! J'ai beaucoup aimé, je me suis laissée prendre par l'enquête et ses rebondissements. Je ne vais pas trop vous en dire pour ne pas gâcher le plaisir... Je vous encourage juste à le lire!
    C'est le Capitaine Hastings qui raconte l'histoire. Hercule Poirot reçoit une lettre signée d'un mystérieux ABC qui annonce que quelque chose va se passer dans la vile d'Andover. C'est une sorte de défi lancé à Hercule Poirot. Effectivement, une certaine Mrs A. Ascher est assassinée à Andover à la date annoncée. Un guide ferroviaire "ABC" est retrouvé près du corps de la victime.
    Une deuxième courrier annonce à Hercule Poirot un autre crime à Bexhill/Mer et quand une jeune femme nommée Betty Barnard est retrouvée morte avec un guide "ABC" à ses côtés, on commence à parler de tueur en série. Cette hypothèse se confirme quand suite à un autre courrier un certain Carmichael Clarke est retrouvé mort à Churchston.
    Hercule Poirot mène l'enquête en réfléchissant "activement", il s'entoure des proches des victimes pour tenter de mieux comprendre les dernières heures de celles-ci et mieux comprendre pourquoi ces personnes ont été "choisies".
    Cette enquête est très bien menée par le détective très malin, avec ses méthodes très psychologiques et très bien construite par Agatha Christie... On croit savoir et puis on est baladé par les événements. On reste plongé dans l'enquête jusqu'au dernier chapitre!
    De plus, j'ai aussi aimé l'humour qu'Agatha Christie utilise pour "malmener " ses personnages : Hercule Poirot se moque un peu de la naïveté et du cœur tendre de Hastings et ce dernier se moque un peu des méthodes réfléchie et du caractère si particulier du grand détective!

    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2011/12/25/23001045.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Arnaud302, le 03 avril 2012

    Arnaud302
    L'un des meilleurs Poirot, peut-être même le meilleur avec Mort sur le nil. Impossible de rédiger une vraie critique de ce roman sans en dévoiler la fin, il est juste possible de dire qu'Hercule Poirot se lance ici sur la piste d'un tueur en série, qui élimine ses victimes semble-t-il uniquement pour le plaisir de suivre l'alphabet. Aux antipodes des Poirot habituels (un crime, une enquête interminable passée à interroger laborieusement les suspects, le-coupable-est-celui-que-vous-n'attendiez-pas...). Ici, tout s'enchaîne à toute vitesse et le dénouement est imprévisible.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 20 décembre 2010

    Hindy
    Un Poirot Magistral !!!!!!
    La manipulation, la peur haletante qui nous étreins et le final éblouissant !
    A ne pas manquer !
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Citations et extraits

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  • Par Celine_72, le 23 mars 2012

    - Le crime, commença mon ami, a été commis par un individu de taille moyenne, aux cheveux rouges et aux yeux louches, qui boîte légèrement du pied droit et qui a une verrue au-dessus de l'omoplate.
    - Poirot ? m'écriai-je
    J'étais prêt à le croire, mais un clignement d’œil de Poirot me fit comprendre qu'il se moquait de moi.
    - Poirot ! répétai-je, cette fois sur un ton de reproche.
    - Que voulez-vous, mon ami ? Vous me regardez avec des yeux de chien fidèle et vous me demandez de faire une déclaration à la Sherlock Holmes ! Parlons franchement : j'ignore la signature du meurtrier, où il habite et comment lui mettre la main au collet.
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  • Par Nono19, le 26 juin 2011

    Un vieux philosophe français m'a dit un jour que la conversation est une invention humaine destinée à empêcher l'homme de penser.
    C'est aussi un moyen infaillible de découvrir ce qu'il cherche à cacher.
    L'être humain, Hastings, ne sait résister au plaisir de parler de lui, d'exprimer sa personnalité et la conversation lui en offre une occasion unique.
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  • Par MissAlfie, le 28 avril 2011

    - Toute une ville peline de gens seins d'esprit, face à la folie d'un seul homme ? J'ai peur, Hastings, j'ai très peur. Rappelez-vous la longue carrière de Jack l'Eventreur.
    - C'est horrible, dis-je.
    - Hastings, la folie est une chose terrible... J'ai peur... J'ai très peur...
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  • Par MissAlfie, le 28 avril 2011

    Une logique implacable constitue l'une des caractéristiques de la démence aiguë. Un homme peut se croire désigné par Dieu pour supprimer les médecins, les prêtes, les vieilles femmes qui tiennent des bureaux de tabac... et il y a toujours, sous-jacente, une logique parfaitement cohérente.
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